Là, vous ne voyez évidemment pas ma tronche dépitée pendant que j’écris ces quelques lignes mais elle serait une bonne illustration de l’expression « faire grise mine ». Certes, je n’attendais absolument rien de mirifique de la part d’un groupe allemand annonçant jouer du
death metal mélodique cependant, si
Tombstone Stories n’est qu’un premier EP, les musiciens de
SERPENT ICON sont loin d’être de jeunes pousses avec notamment la présence de l’actuel chanteur de
NIGHT IN GALES, groupe respecté s’il en est même s’il n’a jamais vraiment fait partie de l’élite. Je nourrissais donc quelques espoirs, que l’on soit au moins au niveau d’un
The Black Stream…
Ce n’est pas tant que ces cinq compositions soient foncièrement mauvaises d’ailleurs, les protagonistes ont tous suffisamment roulé leur bosse pour savoir de quoi ils causent, elles sont seulement d’un convenu effarant ainsi que d’un quelconque abyssal, l’intérêt d’une telle formation parallèle posant question tant rien ne la démarque des principales activités du vocaliste. Les deux compères fournissent certes un travail sérieux, appliqué mais totalement dénué d’inventivité, d’originalité ou d’un soupçon d’âme, à l’image de leurs autres formations respectives suis-je tenté d’ajouter de façon un peu dure sans doute, mais
KINGS WINTER ou
SYMBIONTIC, ça ne fera jamais une tête d’affiche hein, nulle part. Bon, je suis prêt à admettre que le
death mélo, ça me les brise dans 80% des cas, ne comprenant définitivement pas que l’on puisse avoir délibérément l’envie de pratiquer ce style une fois adulte mais une telle accumulation de poncifs me fait rejeter instantanément ce poisson à la mer.
Les vocaux criards, les accélérations
heavy épiques avec solos obligatoires, sans aucun
feeling, je n’entends vraiment là que des musiciens qui déroulent sans forcer la gamme attendue, les
gimmicks de rigueur, avec une légère touche moderne de
metalcore boostée par une production aux petits oignons. Parce qu’évidemment, compte tenu des forces en présence, le rendu est d’une propreté absolue, à l’image de la pochette d’ailleurs, sans doute l’élément le plus réussi de cette sortie. Ah, il y a également un t-shirt sympa en vente sur le Bandcamp, le genre de truc que je pourrais facilement acheter après quelques bières mais uniquement avant d’avoir assisté au concert. Parce qu’on s’ennuie ferme en écoutant
Tombstone Stories, même pour du « mélodique », c’est vraiment trop gentillet, je mets ma main au feu que mes potes qui n’ont rien contre ce registre diront la même chose que moi. Confirmes-tu Ludwiglio ?
Bref, qui trouvera son compte dans cet amoncellement de clichés dont on ne retient rien ? Un comble ! Car s’il y a bien une chose que l’on serait en droit d’attendre d’une formation jouant du mélodique, c’est bien d’écrire des choses reconnaissables, mémorisables, d’avoir dans sa besace des refrains accrocheurs, quelque chose qui marque et que l’on se surprenne à siffloter en se passant un coup de savon entre les fesses avant d’aller travailler. Mais non, morceau après morceau tout se ressemble, se répète, se confond dans un même rythme, un même
riffing, une même façon de vociférer. Pour moi c’est un refus catégorique, non négociable.
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