Forlorn Citadel - An Oath Undone
Chronique
Forlorn Citadel An Oath Undone
Tu aimes les anecdotes ? Moi, je n’aime pas les anecdotes, et encore moins lorsqu’elles s’invitent dans des chroniques. Et pourtant, impossible d’y couper cette fois, parce que FORLORN CITADEL m’y oblige. Sa musique m’a ramené à mon adolescence, à une époque où je passais plus de temps devant un écran qu’avec un casque sur les oreilles. Street Fighter, Zelda ou encore Mega Man occupaient mes journées, et je ne trouvais jamais le temps de ranger ni de mettre au sale ces chaussettes jaunies et ces slips odorants.
Le sol de ma chambre était un champ de bataille : mangas, magazines, objets inutiles s’entassaient sans logique. Évidemment, je me faisais réprimander, mais mon rangement restait purement cosmétique. En un coup d’œil, la pièce paraissait propre. En y regardant de plus près, on comprenait vite que le désordre avait simplement changé de place. Bureau, étagères, armoire… rien n’était réellement trié, plié ou jeté. Tout avait juste été déplacé. Et moi, j’étais persuadé d’avoir fait du bon travail.
Eh bien, ce deuxième album de l’Australien fonctionne exactement de la même manière. Tout semble en ordre, à première vue. Les compositions se veulent propres, belles, confortables. Mais derrière cette façade, il n’y a qu’un agencement de surface, sans véritable profondeur. C’était déjà le problème en 2020, et rien n’a changé : FORLORN CITADEL continue de proposer un black metal épique qui sonne comme une version low cost de SUMMONING, une “version Wish” qui coche les cases sans jamais en comprendre la substance.
Sur le moment, les cinq morceaux peuvent séduire. Ils ont ce petit côté immédiat, presque attendrissant. Mais très vite, les défauts sautent aux oreilles : longueurs inutiles, lourdeurs qui plombent les morceaux, mélodies simplistes jusqu’à en devenir caricaturales. On est loin de SUMMONING. On pense plutôt à VALAR, et encore, dans ses bons jours. Dans les pires moments, ce sont carrément des sonorités de Mega Drive qui remontent à la surface, comme un mauvais écho de mon anecdote initiale.
Et pourtant, difficile de tout rejeter en bloc. Il reste un charme naïf, presque involontaire, qui finit par faire sourire. Une forme d’innocence qui, l’espace de quelques instants, apporte un peu de légèreté. Mais comme une chambre mal rangée, l’illusion ne tient jamais très longtemps.
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