L’Autriche et le
black death metal, c’est un peu comme le
thrash avec l’Allemagne ou les élites françaises et la pédophilie : une institution, un rite initiatique, un passage obligé pour ainsi dire. Telle est ainsi tracée la voie de
VERBA SERPENTIS qui avec
Torchbearers nous offre en pâture son deuxième EP après un
Ophidic Gnosis paru en 2024.
C’est de la musique satanique ? Oui monsieur, avec de belles illustrations signées
Serpentchron, un artiste qui a d’ailleurs décoré une canette pour l’excellente brasserie
Adroit Theory. Est-ce que cela suffit pour jouer de la bonne musique ? Toujours pas camarade, mais cela aide au moins à se démarquer visuellement dans les bacs.
Après, n’allez pas croire que je vais ouvrir gratuitement le feu sur ces cinq compositions car elles s’avèrent en définitive assez plaisantes, dans un registre certes ultra convenu mais parfaitement maîtrisé par le quatuor. Davantage
black que
death, les musiciens proposent des titres vifs, puissants, fortement empreints de mélodies épiques, si bien que même dans les meilleurs moments blastés le groupe ne perd jamais de vue la structure globale, privilégiant l’ambiance à la violence. Tel est du moins mon ressenti. Ce constat ne fait pas pour autant des Autrichiens une engeance mièvre ou faiblarde, elle atteint en effet sans trop forcer un seuil de brutalité satisfaisant qui saura séduire les adeptes de la scène de ce pays dont on connaît la patte, le savoir-faire.
Cependant, en dépit des différentes qualités traditionnelles que l’on ânonne pour ce genre de parutions (la qualité de la production, le niveau de jeu des musiciens…), je ne vais pas non plus me lancer dans un panégyrique de
Torchbearers. Toutes les compositions sont à peu près construites selon la même formule et, en dépit de leur efficacité individuelle ainsi que de leur allant, l’attention de l’auditeur finit par retomber bien avant la conclusion « Spheres of Darkness ». Pas parce que c’est ennuyeux, encore une fois l’EP tient solidement la route, c’est juste qu’au bout d’un moment il devient lassant d’entendre sempiternellement la même chose, même si cela est joué avec application, sincérité, dévouement.
Il reste que les amateurs sérieux de
black death mélodique pourraient trouver chaussure à leur pied via
VERBA SERPENTIS dont le statut d’indépendant devrait vite changer au regard de la qualité de ces vingt-six minutes qui peuvent regarder la concurrence la tête haute : ces musiciens ont l’inspiration et les ressources pour ratisser large, de
SOULBURN (« Ad Majorem Sathanas Gloriam ») à
BEHEMOTH avec une petite touche de modernisme qui saura faire la différence.
Par Jean-Clint
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Samfisher
Par Sosthène
Par MoM
Par Raziel
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint
Par Cujo
Par Keyser
Par Jean-Clint
Par AxGxB
Par DEMONIKA