chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
109 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Klone - Here Come The Sun

Chronique

Klone Here Come The Sun
La sempiternelle problématique de « l’album suivant » peut devenir piégeuse lorsque l’on entame, non pas le second album ou le troisième, mais bien le cinquième album de sa discographie. Évoluer n’est pas fondamentalement une nécessité mais le public a ses exigences… Pour le groupe Klone, la question ne se pose pas vraiment puisqu’au cours de son parcours, il a prouvé qu’il avait plus d’un tour dans son sac et un beau bagage pour proposer des œuvres musicales aussi riches que variées. Here Come the Sun est pourtant un album que je n’attendais pas. Sincère, sans emphase et fondamentalement brillant, il repousse les limites de mes espérances.

D’abord une image, une pochette insérant l’album dans la continuité ocre de ses prédécesseurs. Le ciel est lourd, encombré, mais laisse passer quelques rayons de soleil sur un lac apaisé. D’étranges et solitaires mats de bois s’élancent de l’étendue liquide tandis qu‘à leur sommet, des individus stoïques viennent troubler cette nature morte hypnotique.

Immersion, le premier titre de l’album et la première chanson dévoilée, annonce dès ses prémices un changement de tonalité : la voix claire prend les devants et tient les rennes de la musique. La prestation de Yann Ligner sera d’ailleurs poignante sur l’ensemble de l’album. Des arpèges de guitares scintillants s’entrelacent avec finesse, mélancolie, puis viennent s’alourdir dans des plaquages d’accords entêtés et entrainant. D’un texte introspectif – « Hand me some space ; Hand me some time » – vient s’échapper un final grandiose couronné par le saxophone de Matthieu Metzger.

Il y a quelque chose d’obsédant dans cet album : une sorte de tristesse sépia, une aura mystérieuse portée par des mélodies lancinantes. Dans Grim Dance par exemple, un passage instrumental voit chacun de ses temps enfoncé et aggravé par la grosse caisse et la basse. Comme s’il fallait les marquer pour ne plus les oublier. C’est également un peu le cas de The Last Experience. Sur ses sept minutes, la chanson développe un crescendo dramatique, débutant de prime abord sur un gimmick de guitares rythmique et qui, s’épaississant, se clôture en un chaos accablant : les mélodies se répètent, se dupliquent et se superposent pour finalement fusionner et devenir une masse bruitiste.

Chapeau bas aux musiciens qui ont su ici développer une musique authentique. Les guitares délicates de Guillaume Bernard et Aldrick Guadagnino servent de corps à la musique. A cela viennent s’ajouter la batterie de Florent Marcadet – impressionnante de justesse sur le passage atmosphérique de The Drifter – et la basse de Jean Etienne Maillard à la rondeur exquise. Symbiose parfaite entre eux, la musique prend vie et Klone signe ici son plus bel album.

Here Come the Sun est un disque à écouter, à réécouter, à ressasser. Faites le votre. Et lorsque vous l’aurez suffisamment possédé, vous sentirez monter du fond de vos entrailles cette mélodie lancinante. Une mélancolie sourde, bruissant aux portes de vos souvenirs.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Klone
Metal Progressif
2015 - Klonosphère
notes
Chroniqueur : 9/10
Lecteurs : (7)  7.64/10
Webzines : (13)  8.19/10

plus d'infos sur
Klone
Klone
Metal Progressif - 1999 - France
  

tracklist
01.   Immersion
02.   Fog
03.   Gone Up In Flames
04.   The Drifter
05.   Nebulous
06.   Gleaming
07.   Grim Dance
08.   Come Undone
09.   The Last Experience
10.   Summertime (cover)

line up
parution
6 Avril 2015

voir aussi
7th Nemesis / Klone / Zubrowska
7th Nemesis / Klone / Zubrowska
Reader's Choice (Split-CD)

2009 - VS Webzine Records
  
Klone
Klone
Duplicate

2003 - Autoproduction
  
Klone
Klone
Black Days

2010 - Season Of Mist
  
Klone
Klone
Démo (Démo)

2002 - Autoproduction
  

Essayez aussi
Meshuggah
Meshuggah
The Violent Sleep of Reason

2016 - Nuclear Blast Records
  
Novembre
Novembre
Arte Novecento

1997 - Polyphemus Records
  
Wolverine
Wolverine
Still

2006 - Candlelight Records
  
Witherscape
Witherscape
The Inheritance

2013 - Century Media Records
  
Tool
Tool
Undertow

1993 - Volcano Entertainment
  

Darkest Hour
Hidden Hands Of A Sadist Na...
Lire la chronique
BLACK METAL qui parle de virus !
Lire le podcast
Le sondage des années 2010
Votre top 10 ! Difficile he...
Voir le sondage
Exumer
Hostile Defiance
Lire la chronique
Annihilator
Sadistic Ballistic
Lire la chronique
Algebra
Pulse?
Lire la chronique
Vader
Solitude In Madness
Lire la chronique
Sepultura
Quadra
Lire la chronique
French Black Metal : Les plus gros conn*rds
Lire le dossier
5 pépites méconnues du BLACK METAL
Lire le dossier
Galaxy
Lost from the Start (EP)
Lire la chronique
Voice Of Ruin
Acheron
Lire la chronique
The Black Dahlia Murder
Verminous
Lire la chronique
Aborted
La Grande Mascarade (EP)
Lire la chronique
Testament
Titans of Creation
Lire la chronique
Laceration
Remnants (Compil.)
Lire la chronique
SUMMONING ! Les reprises les plus WTF !!!
Lire le podcast
Hellgarden
Making Noise, Living Fast
Lire la chronique
Antagonism
World On Disease
Lire la chronique
Sadus
A Vision Of Misery
Lire la chronique
Moribund Scum
Only Death
Lire la chronique
Meshuggah
I (EP)
Lire la chronique
Thanatos
Violent Death Rituals
Lire la chronique
Ripper
Sensory Stagnation (EP)
Lire la chronique
PPCM #32 - Un petit tour auprès d'un groupe pionnier...
Lire le podcast
Take Offense
Keep An Eye Out
Lire la chronique
BLACK METAL : les looks atypiques (voire improbables)
Lire le podcast
Dead Heat
Certain Death
Lire la chronique
Sadus
Swallowed In Black
Lire la chronique
Petits labels français BM : Rupture de stock CHALLENGE
Lire le podcast
Schizophrenia
Voices (EP)
Lire la chronique