chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
240 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Olivia Airey » Carach Angren »

Sulphurous - Dolorous Death Knell

Chronique

Sulphurous Dolorous Death Knell
Parmi toutes les engeances portées par une scène danoise aujourd’hui en pleine ébullition, une n’a pas encore été évoquée en ces pages. Il s’agit de Sulphurous dont les premiers pas remontent à plus de dix ans. C’est en effet en 2008 que le groupe voit le jour sous l’impulsion d’un certain Mathias Friborg. Si ce nom ne vous est pas inconnu c’est normal puisque le garçon gratte également les cordes de sa guitare chez Taphos et Hyperdontia. Aussi, après avoir végété quelques années, le projet semble enfin pouvoir avancer avec la sortie de sa première démo en 2012. Malheureusement les réjouissances seront de courte durée puisqu’il faudra attendre quatre années supplémentaires pour voir le groupe refaire surface à nouveau. Après un sévère remaniement de line-up ponctué par l’arrivée de Paweł Tunkiewicz (Apparatus, Hyperdontia, Phrenelith...), Sulphurous qui évolue depuis sous la forme d’un simple duo se met à enchainer les sorties. Après un court EP prometteur paru en 2017 (Abomination Temple), le groupe sort en fin d’année dernière son premier album via Dark Descent Records (CD), Extremely Rotten Productions (K7) et Night Shroud Records (LP).

Dans la continuité de ce que proposent déjà des groupes comme Hyperdontia, Taphos, Phrenelith ou Undergang, la musique de Sulphurous s’inscrit dans le registre d’un Death Metal à l’ancienne porté par une production un poil plus moderne signée ici des mains des deux seuls protagonistes de l’album. Les premiers noms qui viennent à l’esprit à l’écoute de Dolorous Death Knell sont Incantation et Dead Congregation (voir Lvcifyre) tant le riffing sombre et menaçant de Mathias et l’atmosphère qui s’en dégage en appelle à ces deux monstres du Death Metal. Clairement, l’originalité n’est pas l’atout premier de Sulphurous qui se contente de reprendre à son compte une formule depuis longtemps éprouvée. Faut-il alors tirer une tronche de six pieds de long, maugréer dans sa barbe qu’il y en a marre de ces pales imitations d’Incantation et que de toute façon les choses étaient mieux avant ? Et bien tout dépend évidemment de votre âge, de votre seuil de tolérance en la matière mais aussi de votre capacité à accepter tout ce qui sonne de près ou de loin comme du Incantation. Etant en ce qui me concerne plutôt ouvert sur la question de l’originalité, je ne suis pas du genre à m’offusquer d’une telle ressemblance, préférant toujours prendre une bonne dérouillée dans les dents plutôt qu’une leçon sur les bienfaits d’une personnalité épanouie.

On trouve donc tout au long de ces trente-trois petites minutes l’essentiel de ce qui fait le charme de ces deux groupes. Outre ce riffing torturé et particulièrement inquiétant ponctués par de nombreux leads et autres solos malfaisants (Sulphurous s’est néanmoins gardé de pousser le vice jusqu’à reprendre ces harmoniques sifflées si chères à McEntee), le Death Metal des Danois s’inscrit dans une dynamique relativement identique avec notamment beaucoup de passages extrêmement soutenus (Paweł Tunkiewicz continue d’impressionner grâce à un jeu puissant et varié alors que Mathias enchaîne les riffs sombres et sinistres avec tout autant d’hystérie) auxquels vont venir s’opposer des séquences moins éprouvantes dotées d’un certain sens du groove ("Mass Death Mass" à 2:16, "The Flickering" à 4:37...) ou tout simplement plus lourdes et écrasantes. Une construction rythmique tout en relief qui permet à Sulphurous de développer un tas d’atmosphères fuligineuses et menaçantes pendant plus d’une demi-heure menée le couteau entre les dents. Des morceaux relativement longs (à l’exception du contestable "Incoherent" qui du haut de ses quarante secondes n’apporte à vrai dire pas grand-chose) que les Danois font vivre et évoluer à l’aide de ces changements de rythmes bien entendu mais aussi de ces mélodies sinistres et diaboliques. Enfin, l’ambiance ne serait pas la même sans le growl profond et implacable de Mathias Friborg qui me fait pas mal penser à celui de T. Kaos de Lvcifyre. Un chant extrêmement puissant, situé légèrement en arrière-plan et occupant pourtant une bonne partie de l’espace sonore par un travail de réverb très bien pensé.

S’il manque effectivement un peu de personnalité, ce premier album de Sulphurous compense cette lacune par une puissance implacable et une nature sauvage absolument redoutable. Certes, Dolorous Death Knell n’est pas non plus l’album le plus brutal ni le plus impressionnant qui soit mais il se dégage néanmoins de ses trente-trois minutes une impression de force brute qui ne prête pas du tout à sourire. Ce disque constitue également une preuve supplémentaire que la scène danoise est sur le point de devenir depuis quelques mois l’une des plus intéressantes dans le genre avec notamment quelques sorties particulièrement gratinées que tout amateur de Death Metal à l’ancienne qui se respecte se doit de ne pas occulter. Vous êtes prévenus.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Sulphurous
Death Metal
2018 - Dark Descent Records
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (1)  7/10
Webzines :   -

plus d'infos sur
Sulphurous
Sulphurous
Death Metal - 2008 - Danemark
  

tracklist
01.   Mass Death Mass  (06:14)
02.   The Flickering  (05:34)
03.   Aura Of Decay  (06:24)
04.   Dolorous Death Knell  (04:23)
05.   Black Death Awaits  (05:19)
06.   Incoherent  (00:40)
07.   Reapers Gale  (05:13)

Durée : 33:47

line up
  • M / Chant, Guitare, Basse
  • T / Batterie

parution
7 Décembre 2018

voir aussi
Sulphurous
Sulphurous
The Black Mouth Of Sepulchre

2021 - Dark Descent Records
  

Essayez aussi
Morbific
Morbific
Squirm Beyond The Mortal Realm

2022 - Memento Mori / Me Saco Un Ojo Records / Headsplit Records
  
Temple Of Dread
Temple Of Dread
Beyond Acheron

2023 - Testimony Records
  
Anata
Anata
Under A Stone With No Inscription

2004 - Wicked World Records
  
Nihilist
Nihilist
Nihilist (1987 - 1989) (Compil.)

2005 - Threeman Recordings
  
Crusher
Crusher
Corporal Punishment

1992 - Semetery Records
  

Exodus
Force Of Habit
Lire la chronique
Live Report Tanork - Skelethal
Lire le podcast
Crystal Sun
The Trace You Left
Lire la chronique
Live Report Esodic - Anthares
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
Dreaggan
Eternal Fire (EP)
Lire la chronique
Misfire
Product of the Environment
Lire la chronique
Disarray
The Darkening (EP)
Lire la chronique
Breakdown
Divide and Konquer (EP)
Lire la chronique
Bilan 2025
Lire le bilan
La photo mystère du 16 Janvier 2026
Jouer à la Photo mystère
Testament
Para Bellum
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Janvier 2026
Jouer à la Photo mystère
Agressor
Medieval Rites
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Décembre 2025
Jouer à la Photo mystère
Bloodfield
Homunculus sapiens
Lire la chronique
Brutal Decay
Slaughter in Hell
Lire la chronique
Carnage Inc.
Carnage Inc. (EP)
Lire la chronique
Deathhammer
Crimson Dawn
Lire la chronique
Flesh Storm
The Path Of The War
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Décembre 2025
Jouer à la Photo mystère
Centinex
With Guts And Glory
Lire la chronique
Entretien avec Anthares
Lire le podcast
The Ultimate Soul Grinding Festival - Last Inhumate Show Ever
Illegal Corpse + Inhumate +...
Lire le live report
Warfield Within
Rise of Independence
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Novembre 2025
Jouer à la Photo mystère
R.B.Band
Chains of silence (EP)
Lire la chronique
Ordered To Kill
Endless War
Lire la chronique
Reabilitator
Fucking Thrasher
Lire la chronique
Hexecutor
…Where Spirit Withers In It...
Lire la chronique
Live Report Muscadeath 2025 2ème jour (samedi)
Lire le podcast