Après un réveil matinal, un petit peu de marche à pied le dos bien chargé (et déjà les premières suées), un brin de métro en compagnie de quelques travailleurs peu motivés, un train en direction de Nantes et pour finir un trajet en voiture afin de rejoindre enfin Clisson, j’arrive enfin dans ce qui s’avère être une jolie petite ville française à l’esprit très méditerranéen avec ses toits en tuiles, cette rivière, la Sèvre, qui la sépare en deux, son château, ses commerçants à l’heure du Hellfest (merci à la boulangerie ouverte à 2h00 qui le samedi soir m’aura régalé de délicieux cookies chauds avant de me coucher) et son atmosphère pour le moins agréable.
Après une vingtaine de minutes de marche, j’aperçois pour commencer cette fameuse Gibson trônant sur le rond-point situé à l’entrée du festival puis découvre petit à petit ce que je n’ai vu jusqu’alors qu’en photos et en vidéos depuis maintenant plusieurs années. Alors oui, tout cela revêt effectivement des allures de parc d’attraction mais il faut quand même reconnaitre que c’est extrêmement bien fait. Entre cette immense chapelle servant d’entrée officielle à tous les festivaliers, ces nombreux agencements de containers réhabilités en bars, en stands cashless et autres Hell’Snacks, ces statues variées qui ponctuent le site (cette édition aura vu l’arrivée d’une oeuvre en hommage à Ozzy Osbourne placée à l’entrée du festival), ces vitraux en hommage aux musiciens disparus (Lemmy Killmister, Ronnie James Dio, Jeff Hanneman, Brett Hinds...), cette forêt providentielle qui revêt des allures mystiques une fois la nuit tombée, cette Warzone proche d’un camp de la mort avec ses barbelés et ses tours de guet ou bien encore ces nombreuses baraques dédiées à la restauration (de la pizza à l’aligot en passant par l’assiette indienne, les pâtes en sauce, le börek turque, le stand végétarien, le glacier et d’autres que j’oublie), on a rarement fait festival aussi immersif que le Hellfest... Bref, le temps de prendre la mesure de l’évènement et de faire brièvement connaissance avec les lieux il est déjà l’heure d’entamer les hostilités.
GRIDIRON, Warzone (12h15 - 12h45) :
Quoi de mieux pour se mettre en jambe qu’un petit concert de Hardcore avec les Américains de Gridiron dont je vous ai déjà parlé ici et que j’avais déjà eu l’occasion de voir à Paris au Glazart ? Eh bien pas grand chose à vrai dire. Placé un peu à droite de la régie, j’ai une bonne vue sur la scène alors que le groupe se prépare à rentrer sur scène au son d’une instru Rap pour le moins engageante. Lunettes de soleil de sport des années 80, jersey NBA des Sacramento Kings sur le dos (en taule triple XL s’il vous plaît), sneakers aux pieds… Le doute n’est évidemment pas permis. Tout comme il ne fait aucun pli que le public massé devant la scène n’attend que les premiers accords de "Tombstone" pour se laisser aller à toutes ces gesticulations qui exaspèrent quiconque n’est pas versé dans le Hardcore et la pratique du Karate Dance Style. Bref, une fois lancé au son de ce riff groovy qui doit encore une fois pas mal à Bolt Thrower, on va effectivement pouvoir constater à quel point le Hardcore est une musique énergique, fédératrice et surtout particulièrement cool à entendre sur scène. Au son de cette musique chaloupée qui mélange à ses racines Hardcore des influences allant de Limp Bizkit à Bolt Thrower, le groupe originaire de l’Est des États-Unis ne va pas avoir à faire beaucoup d’efforts pour convaincre son auditoire. Les titres sont courts, parfois entrecoupés d’instru Rap qui donnent envie de remuer, l’énergie est palpable autant sur scène que dans le public qui n’hésite pas à se lancer dans un grand nombre d’acrobaties ainsi que dans un wall of death qui, ce ne sera pas le dernier du week-end, tombe selon moi toujours un petit peu à plat... Bref, ça s’agite devant et moi je monte en température au son de titres empruntés autant à ce deuxième album sorti l’année dernière qu’à ce EP plus récent ou qu’à ces titres issus du très bon premier "longue-durée" sur lequel le GRIDIRON clôturera son set avec le bien nommé "No Good At Goodbyes". Pas de surprise donc mais un set efficace idéal afin de mettre la machine en route.
DIE SPITZ, Warzone (13h35 - 14h15) :
Loupées à Paris lors de leur première venue en Europe en février dernier, je comptais bien réparer mon erreur et ne pas manquer une seconde fois les jeunes texanes et leur mélange bigarré de Doom, de Stoner, d’Alternative Rock, de Hardcore et de Punk Rock. C’est en faisant le poirier et en soutien-gorge que Kate Halter, bassiste de la formation, fait son entrée sur scène suivie par ses copines définitivement moins téméraires. Le groupe n’est assurément pas parmi les plus connus de cette édition 2026 mais il y a tout de même de nombreux curieux face à la Warzone en ce vendredi midi ensoleillé. Pourtant, les premiers instants ne sont pas forcément très engageants avec la sensation que le groupe se perd quelque peu dans une sorte d’introduction trop longue et manquant de cohérence. Passées ces premières minutes un peu confuses, le set prend son rythme de croisière avec un enchainement de brûlots Alt Rock évoquant tout autant Hole que L7 (la voix éraillée d’Ava Schrobilgen y est d’ailleurs pour beaucoup), de titres à la simplicité et à l’énergie Punk communicatrice (notamment "RIDING WITH MY GIRLS" (avec ses grosses majuscules) issu du premier album des Américaines sorti l’année dernière), de compositions à la fibre plus aérienne, presque Shoegaze ("Sound To No One", "Punishers") et de tubes imparables (je l’attendais, il m’a été servi en guise de conclusion, l’excellent "Throw Yourself To The Sword"). À travers ce joyeux mélange, on sent des filles énergiques, contentes d’être là, changeant parfois les unes les autres d’instruments (Ellie Livingston (guitare et chant) prendra ainsi le temps de deux morceaux la batterie de Chloe Andrews et vice versa) et définitivement impliquées dans leur mission. Une mission définitivement couronnée de succès à en juger par les réactions enthousiastes du public clissonnais vraisemblablement emballé par ces quarante minutes tout à fait sympathiques.
BLOOD RED THRONE, Altar (14h20 - 15h00) :
Le temps d’arriver sous l’Altar, les Suédois de Blood Red Throne sont déjà à pied d’oeuvre avec leur Death Metal aussi gras que virulent porté par un son conquérant. Découvert à l’époque avec l’excellent
Affiliated With The Suffering, on ne peut pas dire pourtant que j’ai été très assidu par la suite puisque je n’ai effectivement pas suivi du tout ce qui est sorti après. Un tort que j’avais envie de corriger au moins sur les planches puisque lors du dernier Netherland Deathfest (2022) j’avais également fait le choix d’esquiver le groupe sur scène. Bref, me voilà sous la tente de l’Altar à crever de chaud comme le reste du public et je l’écris aujourd’hui, je ne le regrette pas le moins du monde. À sa manière définitivement très suédoise (impossible de ne pas dresser quelques parallèles avec leurs compatriotes de Vomitory et Bloodbath), le groupe délivre un Death Metal moderne sacrément coriace, joué le plus souvent pied au plancher mais avec beaucoup de ce groove si efficace. Je n’ai donc aucune idée de la setlist mais je me laisse très vite embarquer par cette musique taillée pour la scène. D’ailleurs, les gens s’agitent avec passion devant la scène (là encore j’assisterai à un wall of death) et le groupe n’y est évidemment pas insensible. Non sans humour, le guitariste Ivan Gujić passera quelques instants à introduire chaque membre du groupe en précisant pour les plus myopes ou ceux qui ne savent pas qu’il est mort depuis déjà un petit moment qu’aucun d’entre eux n’est Johnny Cash... Une private joke reprise par le « nouveau » chanteur Sindre Wathne Johnsen pour présenter à son tour Ivan Gujić. Et alors que dans ma tête je me dis qu’en effet, celui-ci revêt plutôt des faux-airs de Dimebag Darrel avec sa tignasse un peu bouclée, son bouc de quinze centimètres et sa Dean ML, le voilà qu’il lance à la volée un riff emprunté à Pantera (les grands esprits...). Toujours dans un esprit de célébration, Stian Gundersen (basse) ira quant à lui finir le set dans le public allant même jusqu’à se laisser porter par celui-ci. J’ai donc bien fait de satisfaire ma curiosité même si sur album il y a fort à parier que ce ne soit pas le Death Metal qui me fasse le plus vibrer.
TORCHE, Valley (17h40 - 18h30) :
Parti me réfugier du côté de la Valley en compagnie des copains, j’avais l’intention d’assister de loin (c’est-à-dire sans vue directe sur la scène mais tout en tendant une oreille plus ou moins attentive) au set de Torche, groupe que je n’écoute pas beaucoup et que je n’avais encore jamais vu sur scène. Finalement, avec en tête les avis toujours positifs d’Ikea sur le sujet, le fait que le groupe reprenait du service après quatre ou cinq années d’inactivité et après avoir entendu deux / trois morceaux, il m’a semblé judicieux de lever mon cul, de chercher l’ombre et d’aller voir de mes propres yeux ce qui se passait sur la Valley. Là encore, pas de regret. Avec un Rick Smith qui cogne définitivement très dur sur ses futs (pour rappel, il est également batteur chez Caveman Cult et Abysmal Lord), je me retrouve bien vite embarqué par ce mélange de Stoner Rock aux refrains et aux mélodies Pop entêtantes, parfois vaporeuses (un petit côté Hum sur certains titres) parfois plus sucrées. Alors effectivement, il ne se passe pas énormément de choses sur scène mais le groupe ne manque pas de se montrer malgré tout particulièrement efficace, brassant en effet assez large dans sa discographie pour contenter à peu près tout le monde. Je me félicite donc de ne pas être resté posé sur mon banc et m’être levé pour apprécier une prestation honnête, dénuée de tout apparats inutiles et qui de bout en bout aura su m’attraper sans jamais me donner envie de tourner le dos.
OPETH, Mainstage 2 (20h00 - 20h55) :
Mon dernier live report en 2019 était un concert d’Opeth à l’Olympia. Le hasard fait que je retrouve aujourd’hui les Suédois sur une scène bien plus conséquente puisque c’est en effet sur la Mainstage 2 que va se produire le groupe originaire de Stockholm. Je suis un peu trop loin pour voir précisément les musiciens aussi les écrans disposés de part et d’autre de la scène (d’ailleurs sur toutes les scènes à l’exception de la Altar et la Temple où les écrans sont disposés aux entrées respectives) vont grandement aider à l’immersion. Si de l’avis de mes collègues la setlist offerte en ce vendredi caniculaire n’est pas des meilleures, j’avoue pour ma part de pas bouder mon plaisir. D’autant plus que j’ai complètement fait l’impasse sur
The Last Will And Testament, quatrième album paru en 2024, qui sera mis ici à l’honneur en deux occasions avec les titres "§1" et "§7". Alors c’est vrai, le concert n’a offert aucune surprise avec les titres "The Grand Conjuration","The Drapery Falls" et "Deliverance" qui figurent selon setlist.fm parmi les morceaux les plus joués par Opeth sur scène et se sont vus quelque peu dégradés à cause de quelques coups de vent qui font tourner le son et rendent la perception de l’ensemble aléatoire et moins franche mais entre le niveau technique de chaque musicien qui régale toujours autant, des compositions que j’ai trouvées personnellement parfaitement balancées avec ce qu’il faut de groove, de technique et d’efficacité et bien évidemment l’humour pince-sans-rire d’un Mikael Åkerfeldt toujours très en forme lorsqu’il s’agit de vanner son prochain, et bien cette petite heure s’est écoulée à une vitesse folle et a continué ainsi à faire de ma première journée au Hellfest une franche réussite.
IRON MAIDEN, Mainstage 1 (21h00 - 23h10) :
Depuis 2018, date à laquelle j’ai pu voir Iron Maiden en concert pour la première fois de ma vie, trois nouvelles opportunités se sont offertes à moi et se sont toutes vues concrétiser. Cela peut sembler beaucoup mais une chose est sûre, j’avais malgré tout très très envie de les revoir. Cette nouvelle venue au Hellfest s’est faite dans le cadre de la tournée Run For Your Lives World Tour entamée il y a déjà plus d’un an et qui de fait n’offre qu’une petite différence en matière de setlist puisque en lieu et place de « The Clairvoyant » et entre autres vieux titres, les fans du groupe auront eu le plaisir de pouvoir entendre cette année "Infinite Dreams" sur scène. De fait, si je n’attendais aucune surprise de ce concert et que, festival oblige, le temps de jeu était quelque peu réduit et la scénographie un petit peu moins conséquente (sans que cela ne soit pénalisant pour autant), j’ai passé en compagnie de milliers d’autres fans autour de moi un excellent moment en compagnie de Bruce Dickinson et toute la clique. À l’instar des fois précédentes (et notamment de ce passage parisien à la Défense Arena à l’époque bien plus solide électriquement), le groupe est à fond, enchaîne les hymnes Heavy Metal de plusieurs générations avec une énergie et un panache incroyable, joue juste et sans aucune faiblesse avec qui plus est un feeling toujours aussi saisissant... Bref, face à un tel degré d’excellence, les hordes de fans massés sur les pelouses situées devant les deux Mainstage ne peuvent évidemment qu’abdiquer et mes compagnons et moi ne mettons pas bien longtemps avant de reprendre à la bouche chaque mélodie de "Murders In The Rue Morgue", "The Number Of The Beast", "Powerslave", "2 Minutes To Midnight", "Run To The Hills", ou "Hallowed Be Thy Name", de scander tous les refrains à tue-tête aux oreilles de voisins qui se sont tout de même montrés forts polis et tolérants ou de faire du air guitar dans tous les sens (en vrai, on avait déjà commencé sur "Doctor, Doctor" de UFO qui sert d’introduction depuis belle lurette aux Anglais...). Bref, deux heures de kiff total face à un groupe qui n’a rien perdu de sa superbe et qui se paie même le luxe de se bonifier avec l’âge. Raaaah, quel groupe !
BLOOD INCANTATION, Altar (23h50 - 00h50) :
Le temps de s’extirper de la masse, nous arrivons sous l’Altar suffisamment en avance pour se poser quelques minutes et ainsi reposer les lombaires avant les deux derniers concerts de la journée. Le premier sera celui de Blood Incantation de passage à Clisson là encore dans le cadre d’une tournée mondiale entamée en 2025 et à laquelle j’avais pu assister à Paris (Élysée Montmartre). Ainsi le décor est le même avec ces deux obélisques disposés de part et d’autres de la scène et ce superbe drapeau de fond de scène signé Steve R Dodd. Alors évidemment, lorsque les Américains prennent possession de la scène tout le monde sait pertinemment à quoi s’attendre. Quelque peu raccourci par rapport aux autres dates de la tournée se déroulant en salles, le set de Blood Incantation va s’articuler autour de trois parties distinctes. La première sera constituée des trois titres composants "The Stargate" (Tablet I, II, III), la deuxième des trois titres composants "The Message" (Tablet I, II, III) et la troisième du titre "Vitrification Of Blood (Part 1)" tiré de l’album
Starspawn en guise de conclusion à ces soixante minutes bien chargées. Sans surprise, le groupe déroule son Death Metal cosmique entrecoupé de parties qui puent toujours autant le Pink Floyd des années 70 avec une classe et une prestance incroyable. La communication avec le public se limite à l’essentiel mais on sent le groupe investi et le public immensément réceptif. Il faut dire qu’en dehors de petits soucis de son vite corrigés en début de set, le groupe régale grâce à cette aisance dont il fait preuve pour passer d’un registre à l’autre. Malgré la fête qui se déroule sous mes yeux, je prends le parti de quitter presque à reculons la tente alors que le groupe termine de jouer "Vitrification Of Blood (Part 1)" devant une audience acquise à sa cause afin de ne pas louper une miette de The Dillinger Escape Plan en passe de retourner la Warzone.
THE DILLINGER ESCAPE PLAN, Warzone (00h55 - 02h00) :
Reformé depuis 2024 avec son line-up d’origine (notamment Dimitri Minakakis au chant), j’étais évidemment très impatient à l’idée de renouer sur scène avec ce groupe qui à la fin des année 90 m’avait complètement retourné le cerveau et ouvert de nouvelles portes aux côtés du fleuron de la scène dite chaotique de l’époque (Converge, Botch, Deadguy, Bloodlet, Coalesce...). Et a priori je n’étais pas le seul à en juger la fréquentation de la Warzone à cette heure bien avancée. C’est avec quelques minutes de retard que le groupe originaire du New Jersey arrive sur les planches devant une foule particulièrement enthousiaste. Alors que les lumières semblent s’éteindre, on se prend alors tout un tas d’effets stroboscopiques afin de mieux accompagner le déluge de riffs, de cassures rythmiques et autres changements qui surviennent dès les premiers instants de "Destro’s Secret". Je me dis alors que si la suite est à l’image de cette déflagration impressionnante menée par un Dimitri qui n’a rien perdu de sa voix et par un Benjamin Weinman qui ne tient définitivement pas en place alors on sera probablement pas loin de tenir le concert de la journée. Brièvement plombée par un petit problème technique, la démonstration imposée par les Américains à un public qui même secrètement n’en attendait probablement pas autant, va très vite reprendre au son de la quasi-totalité des titres de
Calculating Infinity et
Under The Running Board auxquels s’ajouteront un titre issu du premier EP éponyme de la formation et cette reprise d’Apex Twin présente sur le EP
Irony Is A Dead Scene sur lequel Mike Patton pousse la chansonnette. Bref, autant vous dire que l’on a été particulièrement gâté et que l’on ne s’est pas privé pour le monter au groupe. Comme dit plus haut, les musiciens sont particulièrement en forme, notamment Dimitri qui arpente la scène jusque’à la descendre afin d’arranger la foule et faire participer les premiers rangs et Benjamin (dont les deux petites filles, invitées par Dimitri, viendront danser brièvement à côté de leur père sans trop savoir quoi faire) qui envoie voler son manche dans tous les sens en même temps qu’il saute tel un pratiquant de Crossfit sur des retours posés à la verticale... Entre les lumières syncopées et la musique tout aussi chaotique, on en prend tous plein les yeux et les oreilles avec la certitude d’avoir passé tous ensemble un moment absolument mémorable qui fera date. Quel concert ! Quel retour aux affaires !
Après que The Dillinger Escape Plan ait fait ses au revoir à la Warzone (non sans manquer de préciser avec humour qu’ils joueraient le même jour à Paris puisqu’il était déjà pas loin de deux heures du matin le samedi), je prends le chemin de la sortie en choisissant de faire un petit détour par la Temple afin d’assister quand même aux derniers instants du set de The Gathering en compagnie d’Anneke Van Giersbergen. Je n’aurai le droit qu’aux deux dernières minutes de "Saturnine", titre présent sur l’album
If_then_else qui avec la voix assurée d’Anneke m’a presque filé des frissons. Évidemment, on ne peut pas être à deux endroits différents au même moment mais il n’empêche que j’aurais vraiment aimé pouvoir assister à ce concert... Tant pis, ça ne m’empêchera pas d’aller me coucher ni de dormir pour reprendre des forces avant un samedi qui s’annonçait tout aussi chargé.
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