chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
520 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Klaus Hyr » Carlos Perez »

No Return - Psychological Torment

Chronique

No Return Psychological Torment
Tous ceux qui, comme moi, ont commencé à écouter du metal vers le début des années 90 doivent se rappeler avec nostalgie l’incroyable vivier de talents qui animait le pays. Je ne dis évidemment pas que ce n’est plus le cas mais on se souviendra de la (gentille) guerre que se livraient LOUDBLAST et MASSACRA par médias interposés ainsi que de l’enchaînement sans pitié aucune d’albums tous plus cultes les uns que les autres : « Final Holocaust », « Enjoy the Violence », « Signs of the Decline », « Disincarnate », « Sublime Dementia », « Abject Offerings », « Coloured Funeral », « Ego Eater » ou encore bien entendu les trois premiers AGRESSOR : « Neverending Destiny », « Towards Beyond » puis « Symposium of Rebirth ». Autrement dit, on se demande encore pourquoi nous passions notre temps à épier ce qu’il se passait dans d’autres pays tant il y avait largement de quoi se faire péter la caboche avec nos belles productions du terroir.

Parmi cette liste que je serai bien en peine de rendre exhaustive tant il y a de trésors à découvrir, il y eut en 1992 la sortie de « Contamination Rises », deuxième album de NO RETURN, enregistré au célèbre Morrisound Studio, album sur lequel nous reviendrons plus tard. Car avant de devenir la bête que l’on connaît, la formation a son « Sensorial Treatment » à elle et il s’intitule « Psychological Torment » : un premier essai pour se faire la main, enregistré pour l’occasion en Allemagne, pays certes rugueux mais bien plus avancé en termes de metal extrême que nous autres. Par rapport à ses petits camarades de l’époque, les Parisiens se démarquaient déjà par une dimension musicale thrash metal flirtant parfois avec le hardcore au niveau des vocaux, notamment du fait de l’utilisation de ces gros chœurs virils scandant les paroles.

Si aujourd’hui, les dix compositions restent décrites comme une solide prestation en termes de thrash death au regard des canons de l’époque, l’introduction instrumentale de « Mutant’s March » laisse planer un doute tant elle sonne bancale dans les finitions. Mais dès que raisonne l’énorme riff de « Reign of the Damned », la machine à claques est lancée. Le quintette déroule sa violence sur tous les tempos, déjà avec des rythmiques hachées qui seront plus largement développées dans « Seasons of Soul » et, il me semble, une importante influence de SLAYER pour l’aspect épileptique de certains riffs (« Nightly Agression » par exemple ou encore « Electro Mania ») voire dans la façon d’utiliser les arpèges clairs en surplomb d’une rythmique massive.

Evidemment, si l’on compare ce premier album au reste de la discographie (pour ma part j’ai décroché après « Self Mutilation »), on ne peut que lui trouver des défauts mais pour un disque de thrash sorti la même année que « Seasons in the Abyss », il n’y a clairement pas à rougir. Déjà parce qu’il semble évident qu’aller enregistrer en Allemagne fut un choix payant tant la production reste, encore aujourd’hui, puissante même si symptomatique de son époque et assez générique. Ensuite il y a la pochette emblématique : une moitié de visage hurlant, le célèbre logo avec ce « E » inversé. Enfin il y a bien sûr une collection d’hymnes thrash jamais redondants dans les idées ou les structures, faisant de l’écoute un régal de chaque instant notamment du fait de la qualité technique des musiciens, les solos étant particulièrement enlevés.

En synthèse, ces premiers pas de NO RETURN sont tout simplement parfaits au regard des moyens de l’époque et absolument rien n’aurait pu être mieux fait. J’étais encore un peu jeune pour découvrir ce fleuron lors de sa sortie et je ne m’y suis penché dessus que très tardivement mais le plaisir en a sans doute été encore plus grand car se faire rouster par un album alors que l’on a plusieurs décennies de metal derrière soi, cela n’a pas de prix. Comme j’ai pu le lire (sauf que c’était dit pour « Contamination Rises », point sur lequel je ne suis pas d’accord), c’est un peu leur « Beneath the Remains ». Merci les gars, pour ça et pour ce qui va suivre et ayons une pensée pour Laurent Janault, bassiste originel, décédé en ce début d’année.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

Sosthène citer
Sosthène
27/08/2023 18:53
note: 7.5/10
La chronique du successeur est quasi prête :-)
Jean-Clint citer
Jean-Clint
27/08/2023 18:51
note: 7.5/10
Content de le voir chroniqué ! Un excellent premier album qui plaçait directement le groupe parmi les grands noms à suivre. Quelques imperfections et une certaine linéarité mais c'est vite et bien envoyé sans surenchère, et son successeur n'en sera que meilleur ! Clin d'oeil

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
No Return
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (1)  7.5/10
Webzines : (1)  6.67/10

plus d'infos sur
No Return
No Return
Death/Thrash Mélodique - 1989 - France
  

formats
tracklist
01.   Mutants' March  (01:07)
02.   Reign Of The Damned  (04:01)
03.   Vision Of Decadence  (04:09)
04.   Tragic Giving  (04:51)
05.   Radical Disease  (04:40)
06.   Degeneration Of The Last Decade  (05:54)
07.   Nightly Aggression  (04:00)
08.   Electro Mania  (04:43)
09.   Religion  (05:43)
10.   Psychological Breakdown  (04:29)

Durée : 43:37

voir aussi
No Return
No Return
Seasons Of Soul

1995 - Semetery Records
  
No Return
No Return
No Return

2006 - Season Of Mist
  
No Return
No Return
Machinery

2002 - Kodiak Records
  
No Return
No Return
The Curse Within

2017 - Mighty Music
  
No Return
No Return
Requiem

2022 - Mighty Music
  

Essayez aussi
Crusadist
Crusadist
The Unholy Grail

2019 - Autoproduction
  
Laceration
Laceration
Remnants (Compil.)

2019 - Unspeakable Axe Records
  
Suppression
Suppression
Repugnant Remains (EP)

2019 - Unspeakable Axe Records
  
Prezir
Prezir
Contempt (EP)

2017 - Autoproduction
  
Exmortus
Exmortus
The Sound Of Steel

2018 - Prosthetic Records
  

Mahatma
Perseverance
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Warthrash
No Light Shall Remain
Lire la chronique
Uncontrolled
…No Hope (EP)
Lire la chronique
Forced Entry
Uncertain Future
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Eradikated
Wiring Of Violence
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Crossover
Lire la chronique
Abuser
Blood Marks
Lire la chronique
Carnivore A.D.
Transmutation (EP)
Lire la chronique
Vice & Rale
Infection fatale (EP)
Lire la chronique
Extinct
In Conspiracies We Trust
Lire la chronique
D.R.I.
Dealing With It!
Lire la chronique
Cro-Mags
Near Death Experience
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
Hellfest 2026 - Tales From The Pit
Lire le dossier
Endless
Incantation of Darkness
Lire la chronique
Pro-Pain
The Truth Hurts
Lire la chronique
Bewitched
Diabolical Death Mass
Lire la chronique
Exorcizphobia
Neurosis Unbound
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
Sledgehammer
Destroy/Rebuild
Lire la chronique
Ural
Anthropic Genetic Involution
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
NecroBeast
Iron Baphomet
Lire la chronique
Savage Mania
Demonic Assault
Lire la chronique
Intoxicated
The Dome
Lire la chronique
Shadowspawn
Cadaver Dogs
Lire la chronique
Cage Fight
Exuvia
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère