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Darkest Hour - So Sedated, So Secure

Chronique

Darkest Hour So Sedated, So Secure
Déjà six ans que Darkest Hour arpente les routes sinueuses à bord de leur van délabré pour faire connaître leur style qui dorénavant est bien connu dans la scène metal. Un an à peine après la sortie de The Mark Of The Judas, le fameux label Victory Records voit en eux un potentiel immense, les engageant assez rapidement et les envoyant par la même occasion dans un studio pour démontrer tout leur talent. Pas de virage significatif par rapport à leur précèdent album, la patte suédoise est toujours à la base de leur style avec comme toujours les moult influences thrash, death, hardcore et punk qui font tout le charme de Darkest Hour. Cependant la part de ces influences se veut plus grande que sur The Mark Of The Judas, alertant sur l’évolution de leur style et sur le bulldozer Hidden Hands Of A Sadist Nation.

Fini les grands aspects gentillets du précèdent album, place désormais à une hargne multipliée par 10 ! Darkest Hour a une patate d’enfer et ce n’est pas la surexcitée « An Epitaph » qui nous dira le contraire : voix de John Henry remplie de rage encore plus criarde et écorchée (qui n’aurait pas fait tache sur un album de Carcass), gros riffs thrash tranchants virant au death/thrash At The Gatien, tempo accéléré avec un batteur complètement possédé… Evidemment qui dit Darkest Hour dit forcément mélodies, ce premier titre bien que très rentre dedans n’échappe pas aux riffs très accrocheurs made by Darkest Hour du refrain. Bref avec ce titre d’ouverture, un nouvel hymne du groupe est sorti. Pas vraiment de temps mort sur So Sedated, So Secure, les titres s’enchaînent à une vitesse folle et confirment que nous avons affaire au Darkest Hour que nous aimons tant. Le groupe nous envoie dans les esgourdes une véritable baffe sonore composée de passages chaotiques traduis par des vagues de riffs thrash/punk massives, un batteur déjanté et un chanteur qui n’arrête pas d’hurler ses vers assez explicites bourrés de haine contre la société américaine. A côté de çà, les musicos alternent ou incluent carrément dans cette musique ouragan, d’autres passages se voulant tout aussi directs mais avant tout mélodiques.

La Suède reste toujours la terre promise du metal pour les membres de Darkest Hour, le groupe prône encore ses influences de pointures telles qu’At The Gates, In Flames et consorts. Des titres comme « A Cold Kiss », « Treason In Trust » ou la superbe conclusion « The Last Dance Massacre » (et ses riffs des plus entêtants) auraient pu être placé sur le précèdent album : un vrai hommage aux dieux mélodiques mais toujours à la sauce Darkest Hour. Pour le reste bien sûr ces influences sont bien présentes, mais se fondent beaucoup plus dans la masse et créent de vrais tueries aussi bien sur scène que dans sa chambre, je pense tout particulièrement au terrible titre éponyme, au groovy « The Hollow », à l’énervé « Another Reason » et à son final au piano ou encore l’ultra violent « No Closer Than A Stranger ». Ayant découvert Darkest Hour avec Hidden Hands Of A Sadist Nation, la comparaison est inévitable. Bien que la production soit meilleure que sur The Mark Of The Judas on est encore très loin du son à vous coller au siège du studio Fredman… D’autant plus que même si cet album se veut beaucoup plus hargneux que son prédécesseur, l’ambiance apocalyptique de HHOASN n’y est pas encore. Quant aux compos, le fossé n’est pas si grand qu’avec son aîné : du The Mark Of The Judas plus fouillé et plus brutal en somme, rien de plus…

Pour certain cet album se veut le meilleur de Darkest Hour, peut-être que si j’avais découvert le groupe avec So Sedated, So Secure j’aurais beaucoup plus apprécié cet album. Reste que personellement HHOASN a plus de charme et de saveur que son prédécesseur. Malgré la comparaison, ce deuxième album reste avant tout un très bon album : mature, direct, aux riffs et aux mélodies dévastateurs. Un album qui se voudra synonyme de tremplin pour Darkest Hour (l’un des meilleurs accueil dans la presse metal ricaine en 2001). Un prologue du futur déluge que sera HHOASN et qui convertira le reste des non initiés.

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Darkest Hour
Death/Thrash/Hardcore
2001 - Victory Records
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (1)  8.5/10
Webzines : (3)  7.43/10

plus d'infos sur
Darkest Hour
Darkest Hour
Death/Thrash/Hardcore mélodique - 1995 - Etats-Unis
  

écoutez
tracklist
01.   An Epitaph
02.   So Sedated, So Secure
03.   The Hollow
04.   Another Reason
05.   No Closer Than A Stranger
06.   A Cold Kiss
07.   Treason In Trust
08.   The Last Dance Massacre

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