Nouveau venu sur une scène extrême suisse dont on connaît la qualité globale,
AILUROPHOBIA (peur excessive des félins) attirera surtout l’attention pour la présence à la batterie d’un ancien membre d’
ALGEBRA, dont le
thrash est fortement apprécié en ces pages, et le fait que le compositeur de ce
death metal soit le seul membre féminin de la formation, chose somme toute suffisamment rare pour être ici soulignée. Pour le reste,
Contemplation of a Declining World ne sera rien de plus qu’un honnête premier album faisant suite à l’EP
Die Humans, Die! de 2024 : un
death sérieux, appliqué, solide sur ses appuis, principalement rythmique, moderne sans sonner
deathcore pour autant, efficace mais encore trop quelconque.
Ce descriptif, je pourrais évidemment l’appliquer à des centaines d’autres formations évoluant dans un registre similaire. Cependant, en dépit de leur conformisme, les Suisses parviennent à se mettre l’auditeur dans la poche grâce à une énergie parfois proche d’un
hardcore /
grindcore délivrée au sein de titres courts, percutants, parfaitement dégraissés. La prestation du batteur n’est d’ailleurs pas étrangère à ce constat, quelques-uns de ses blasts s’avérant particulièrement savoureux. Ainsi, nul élément superflu ne vient alourdir inutilement la musique du quintette : pas de solos, d’ambiances tarabiscotées, d’arpèges bizarres, seule importe l’épaisseur des rythmes, le tranchant des riffs, avec en prime un
growl impressionnant, naturel, monolithique certes, pourtant parfaitement à propos dans ce contexte dénué de fioritures.
Malheureusement, cette efficacité doublée d’un tel manque de variations sera justement ce qui finira un peu par lasser, les dix morceaux ayant la fâcheuse tendance à se ressembler. Vous me direz que c’est une tare répandue et que cela n’entache en rien le plaisir de la découverte, c’est exact. Voilà un LP qui s’avale facilement, précis sans technicité outrancière, doté d’un
groove entraînant, c’est déjà bien suffisant pour emporter une adhésion à court terme, à défaut de pouvoir prétendre à devenir un classique.
Une chronique maigre, je l’admets, peut-être redevable à mon manque d’inspiration, également imputable à un
death sans peurs et sans reproches mais qui peine néanmoins à exprimer des qualités différenciantes, du moins sur cet enregistrement car les pistes me semblent « taillées pour la scène », formule dénuée d’imagination mais qui décrit pourtant parfaitement ce sentiment de compression qui accompagne les trente-sept minutes.
Par Jean-Clint
Par Lestat
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