Ildfar - Der ligger et land
Chronique
Ildfar Der ligger et land
Alors ça, c’est ce qu’on appelle une putain de surprise ! Mais avant d’expliquer laquelle, resituons. En 2021 et 2023, ILDFAR avait sorti deux très bons albums, reposant sur une solide base de black metal classique, parfaitement saupoudrée de petits apports constants et variés. Le premier était paru chez Northern Silence Productions, le second chez Wolfspell Records. J’invite d’ailleurs à relire mes chroniques à leur sujet. Puis, en 2024, une suite est passée totalement inaperçue : Sorrowful Echoes of Perdition. Et la faute ne tient pas seulement à une sortie en autoproduction, mais aussi à une orientation décevante, mettant en avant un black sans surprise, débarrassé de ces sonorités atypiques qui faisaient sa différence. J’avais donc décidé de ne plus suivre le Norvégien par la suite. Mais le fait qu’il retrouve un label, et pas des moindres, m’a tout de même poussé à retenter l’expérience. Merci donc à Purity Through Fire, car c’est grâce à lui que j’ai pris une putain de surprise… et une sacrée baffe.
Favn, multi-instrumentiste derrière ILDFAR, fait ici un véritable retour en arrière, tout en bifurquant vers la direction opposée. Les deux premiers albums regorgeaient d’éléments variés qu’il avait délaissés sur le troisième ; cette fois, c’est l’inverse : le black passe au second plan pour laisser pleinement s’exprimer ces influences. Folk, pagan, post-rock, atmosphérique… Et attention, c’est réussi. Très, très réussi même. Grand amateur de GRIFT, de GLÄDJEKÄLLOR, de RITUALMORD ou encore de LIK, je ne peux qu’apprécier des compositions qui s’inscrivent dans cette lignée. D’autant que l’ensemble fait preuve d’une maturité remarquable, installant immédiatement une atmosphère immersive. Nostalgie, introspection, nature, mysticisme… tout y est.
La musique est simple, mais d’une beauté saisissante, touchant rapidement l’âme et le cœur. L’ensemble est encore sublimé par des vocaux clairs, majoritaires. Et oui, moi aussi, je suis généralement méfiant face à des chants trop inoffensifs, mais ici, ils sont parfaitement maîtrisés et servent idéalement les ambiances. C’est notamment grâce à eux que « Under maanen », « Vi minnes » et le plus black metal « Naar alt der svartner » atteignent des sommets. Je suis conquis par l’album dans son ensemble, mais ces trois morceaux en particulier déclenchent quelque chose de profondément enfoui dans mon petit cervelet. 10/10 pour eux. Un album entier à ce niveau, et je devenais complètement dingo.
Quel retour. Quelle surprise. Je ne suis pas certain que tout le monde applaudira, mais ceux qui sont sensibles à ce style devraient largement partager mon enthousiasme.
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