chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
414 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Soulburn - Feeding on Angels

Chronique

Soulburn Feeding on Angels
Compagnons de longue date au sein d’ASPHYX, la question de l’intérêt qu’avaient alors Eric Daniels et Bob Bagchus à lancer le projet SOULBURN se pose inévitablement en écoutant Feeding on Angels. Le disque sort deux mois avant le décès de Theo Loomans, la paire étant ici accompagnée de Wannes Gubbels (chant – basse) en provenance de PENTACLE, musicien qui intégrera ensuite la formation culte néerlandaise où il officiera durant la décennie 2000-2010, jouant notamment sur On the Wings of Inferno puis Death…The Brutal Way, deux excellentes parutions.

À ce titre, l’interrogation initiale de cet article s’avère encore plus légitime lorsqu’on écoute successivement ce premier LP puis On the Wings of Inferno, paru deux ans après, tant tout y semble similaire : de la pochette à la production en passant par la construction même des morceaux, l’impression d’écouter un facsimilé pourrait en devenir gênante. Pourtant, en dépit de cet effet miroir, Feeding on Angels se situe à tout jamais (pour moi) en haut des albums de death metal qui comptent, qui pèsent lourd, très lourd. Ce disque en imposait déjà en 1998, il en impose encore en 2026 (davantage que les sorties ultérieures), aucun argumentaire ne me fera changer d’avis et ceci pour une raison simple : à mon goût, l’œuvre ne contient que des tubes (si je puis dire). De l’introduction « Enter the Flames of Soulburn » à l’outro « …the Flames of Soulburn », chaque composition possède au moins un passage incroyable, des éclairs d’inspiration complètement épiques pour un rendu global totalement démoralisant pour la concurrence qui devra se lever de bonne heure si elle souhaite espérer ne serait-ce qu’effleurer du bout des doigts de tels sommets.

L’intro pose son ambiance pesante d’abysse infernal sur laquelle viendront immédiatement se fracasser les premiers accords de « Hellish Entrapment ». Ça y est, la bête cornue est en marche, le trio impose sa marque : un death metal principalement mid-tempo qui flirte allègrement avec le black mais, qui surtout, écrase tout sur son passage. À 01’20, la rythmique envoyée est simplement dantesque avant de repartir sur le riff central, certes simple voire simpliste, néanmoins d’une efficacité vengeresse puis, à 02’10, l’Enfer ouvre grand ses imposantes portes noires : fureur et flammes de géhenne jusqu’à la fin de ces sept minutes et quelques. Et que dire du riff à 04’42 ? Majestueux, impérial… Une branlée, parmi d’autres.

Cette ouverture donne le ton exact d’un LP qui ne fera ensuite qu’enchaîner les moments mémorables de bravoure : à 01’37 de « Crypts of the Black » (rupture d’anévrisme garantie), l’intégralité de « Hymn of the Forsaken » qui ne peut que s’écouter à fond, les poings fermés, le visage grimaçant, ou encore à 03’56 de « Feeding on Angels » (sors ton épée, c’est la guerre), le riff introductif monstrueux de « Storming Hordes »… Il n’y a guère que « Throne of Hatred » qui soit un brin en-dessous, peut-être également « Behold the Funeral Candle », deux pistes qui ne parviennent pas totalement à se hisser au niveau d’excellence des précédentes, peut-être parce qu’elles ne contiennent pas d’instants aussi marquants (quoi que, le pont central quasiment doom de « Throne of Hatred » puis la raclée à 02’40 suffiront à faire pleurer de jalousie n’importe quel compositeur).

Avec de tels détails temporels, je ne cherche pas à réduire le concept à quelques minutes géniales disséminées au sein de chansons faiblardes. Aujourd’hui encore, ces neuf pièces m’impressionnent par leur cohérence, leur puissance sans faille, leur intemporalité également même si l’on pourra affirmer droit dans ses bottes que ce n’est jamais que du ASPHYX, de la tête aux pieds, j’en conviens de bonne grâce. Il demeure qu’à mes yeux, mis à part un mixage qui occulte totalement la basse (d’ailleurs j’ai longtemps cru qu’il n’y en avait pas) pour offrir la totalité de l’espace sonore à Eric Daniels, ce dernier se montre tellement à son avantage que l’on finit par se faire une raison, pour ma part ce choix ne m’a jamais dérangé d’autant que les vocalises possédées ainsi que la batterie tapent une performance olympique. Ah si, une autre critique : assez rapidement la pochette originale a été modifiée afin d’y apporter davantage de couleurs, mauvaise idée : c’est ce rouge dégueulasse que je veux, celui que je possède et merci bien.

Quant à ceux qui souhaiteraient pousser l’expérience plus avant, le Bandcamp de la formation propose une version « de luxe » avec des versions démos qui, pour une fois, ne font pas office de remplissage : l’occasion idéale de se rendre compte à quel point ce death poutre un maximum. La suite n’atteindra jamais l’intensité de ce début incritiquable, ni The Suffocating Darkness (2014) trop orienté black metal, encore moins Earthless Pagan Spirit puis Noa’s Dark. Quant au Quantifying Cosmic Doom qui approche… Bref, SOULBURN restera pour moi le groupe d’un album, parfait de bout en bout.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Soulburn
notes
Chroniqueur : 9/10
Lecteurs : (1)  8.5/10
Webzines : (1)  5/10

plus d'infos sur
Soulburn
Soulburn
Death/Doom Metal - 1996 - Pays-Bas
  

formats
tracklist
01.   Enter the Flames of Soulburn (Intro)  (01:16)
02.   Hellish Entrapment  (07:36)
03.   Crypts of the Black  (04:02)
04.   Hymn of the Forsaken  (05:02)
05.   Feeding on Angels  (07:43)
06.   Storming Hordes  (05:26)
07.   Throne of Hatred  (03:32)
08.   Behold the Funeral Candle  (05:49)
09.   ...the Flames of Soulburn  (00:50)

Durée : 41:16

line up
parution
15 Juin 1998

voir aussi
Soulburn
Soulburn
Quantifying Cosmic Doom

2026 - Testimony Records
  
Soulburn
Soulburn
Earthless Pagan Spirit

2016 - Century Media Records
  
Soulburn
Soulburn
Noa’s D’ark

2020 - Century Media Records
  

Essayez aussi
Wormface
Wormface
Gore Furnace

2025 - Headsplit Records / Iron Fortress Records
  
Dark Millennium
Dark Millennium
Ashore The Celestial Burden

1992 - Massacre Records
  
Nekrodawn
Nekrodawn
Sculpted By Torture

2024 - Autoproduction / Legions Of Bane Recordings
  
Vorum
Vorum
Grim Death Awaits (EP)

2009 - Woodcut Records
  
Nocturnus AD
Nocturnus AD
Unicursal

2024 - Profound Lore Records
  

Dark Order
Cold War Of The Condor
Lire la chronique
Eradikated
Wiring Of Violence
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Crossover
Lire la chronique
Abuser
Blood Marks
Lire la chronique
Carnivore A.D.
Transmutation (EP)
Lire la chronique
Vice & Rale
Infection fatale (EP)
Lire la chronique
Extinct
In Conspiracies We Trust
Lire la chronique
D.R.I.
Dealing With It!
Lire la chronique
Cro-Mags
Near Death Experience
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
Hellfest 2026 - Tales From The Pit
Lire le dossier
Endless
Incantation of Darkness
Lire la chronique
Pro-Pain
The Truth Hurts
Lire la chronique
Bewitched
Diabolical Death Mass
Lire la chronique
Exorcizphobia
Neurosis Unbound
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
Sledgehammer
Destroy/Rebuild
Lire la chronique
Ural
Anthropic Genetic Involution
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
NecroBeast
Iron Baphomet
Lire la chronique
Savage Mania
Demonic Assault
Lire la chronique
Intoxicated
The Dome
Lire la chronique
Shadowspawn
Cadaver Dogs
Lire la chronique
Cage Fight
Exuvia
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
Metal Noz 3 - Live Report
Lire le podcast
Entombed
Crawl (EP)
Lire la chronique
Türböwitch
Under Haunted Skies
Lire la chronique
Exodus
Goliath
Lire la chronique
Cro-Mags
Alpha Omega
Lire la chronique