Nouvel album des Italiens d’
OPERA IX en 2026, presque 40 ans après la création du groupe. Purée, oui, bientôt 40 ans d’existence puisque c’est en 1988 qu’Ossian a fait ses débuts. Je ne cite que le guitariste car c’est le seul à être encore présent depuis tout ce temps. Les autres ont disparu petit à petit, remplacés par d’autres qui ont eux aussi fini par disparaître. La plus grande perte reste évidemment celle de Cadaveria, en 2001. Et oui, cela fait déjà 25 ans que la légende a quitté
OPERA IX, et elle en demeure pourtant la figure et la voix les plus symboliques. Elle n’y sera restée « que » neuf ans, mais elle a été le diamant des albums auxquels elle a participé :
The Call of the Wood en 1994,
Sacro Culto en 1998,
The Black Opera: Symphoniae Mysteriorum in Laudem Tenebrarum en 2000. Ensuite, impossible de ne pas avoir une pensée pour Vlad, bassiste de 1991 à 2014, ainsi que pour Marco De Rosa, le chanteur ayant succédé à Cadaveria et décédé d’un cancer en 2017. Il était particulièrement investi dans le black metal, ayant joué dans
SKOLL,
A FOREST,
THE TRUE ENDLESS et d’autres encore.
Alors, voilà pour le passé, mais qu’en est-il du présent ? Qui compose désormais
OPERA IX aux côtés d’Ossian ? Il y a d’abord la chanteuse Dipsas Dianaria, arrivée en 2018, membre de
CONSUMMATUM EST,
MEK NA VER et
VIDHARR. Puis L.P. Vault à la batterie depuis 2021, également au sein d’HIGHLORD. Velum, lui aussi issu de
CONSUMMATUM EST et
MEK NA VER, occupe les claviers depuis 2022. Enfin, G.G. tient la basse depuis 2023, lui qui a joué pour plusieurs formations méconnues comme
TORMENT ou
SEPULCRAL. Dernière petite mention : notre compatriote Patrice Roques, de
STILLE VOLK, a été invité pour jouer de la vièle à clavier sur « Saltatio Corvi ».
La musique dans tout ça ? Eh bien,
OPERA IX possède au moins une énorme qualité avec ces dix nouvelles compositions : proposer une musique sincère et fidèle à ses racines. Tous les morceaux jouent à fond la carte du black metal occulte. Les années 90 ressurgissent avec, en bonus, des synthés employés exactement comme à l’époque : symphoniques, grandiloquents, envolés. De quoi satisfaire tous les nostalgiques en quête de sensations similaires à celles d’il y a trente ans. Je suis censé en faire partie. Et pourtant, je n’ai pas été transcendé par ces 50 minutes. Le plus ennuyeux, c’est que je n’arrive pas vraiment à déterminer pourquoi. Certains passages me titillent efficacement et je suis sensible à plusieurs claviers comme à certaines voix féminines, mais j’ai souvent l’impression d’entendre du réchauffé. Comme si les ingrédients étaient bons, mais que la recette ne fonctionnait jamais totalement. Est-ce que je suis trop exigeant ? Est-ce que j’en attendais trop ? Non, j’ai simplement fait la mauvaise comparaison en pensant aux premiers albums, car si je me base sur les plus récents, la note ne peut qu’être supérieure. Je rappelle que j’avais trouvé
Strix - Maledictae In Aeternum très insuffisant. Là, c’est mieux. Bien mieux.
La reprise en fin d’album ? Oui, c’est un peu gadget, mais citons-la quand même : « Black Sabbath » de
BLACK SABBATH. Un choix assez logique et plutôt bien négocié pour des Italiens férus d’ambiances rituelles et occultes…
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Samfisher
Par Sosthène
Par MoM
Par Raziel
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint
Par Cujo
Par Keyser
Par Jean-Clint
Par AxGxB
Par DEMONIKA