chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
222 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Adam Weber » J.C. Occult ... »

Orchidectomy - A Prelate's Attrition

Chronique

Orchidectomy A Prelate's Attrition
Miracle! Voilà ce que représente la sortie de cet album. Enregistré il y a deux ans et demi, supposé voir la lumière du jour voilà plus d'un an, le tant attendu premier album des Canadiens d'Orchidectomy, A Prelate's Attrition, atterrit enfin dans les bacs virtuels. Un retard dû au label Unmatched Brutality, rebaptisé pour l'occasion Unreleased Brutality, en plein marasme mais qui tente de refaire un peu surface. Ironie du sort, Orchidectomy a splité bien avant de voir son full-length décorer les étagères des brutasses du monde entier. De miracle celà dit, A Prelate's Attrition n'en a que sa sortie parce qu'autrement, il s'avère d'une médiocrité affligeante.

La démo trois titres 2005 m'avait agréablement surpris et j'avais même placé Orchidectomy ("ablation d'un testicule") dans la catégorie très restreinte des groupes de slam death à suivre de près, malgré le jeune âge des musiciens. La pochette sombre, dérangeante et old-school type The Descent dans les bois n'entamait pas mon enthousiasme, bien au contraire. L'écoute de l'opus lui, l'a annihilé en quelques secondes.

Pourtant, Orchidectomy n'a pas changé de voie et continue à perpétrer le death metal ultra brutal, blasté et slammisant de sa démo. Deux titres issus de cette dernière, "Fourth Blessed Gorge" et "Celestial Excruciations", ont d'ailleurs été repêchés pour l'album. Alors je ne sais pas si c'est moi qui commence à me lasser de ce genre de groupes mais quoiqu'il en soit, A Prelate's Attrition me fait beaucoup moins d'effets. Il faut dire que la production approximative et fouillie rend la musique de la formation de Toronto très difficile à appréhender. Il est même presque impossible de comprendre ce qu'il se passe quand le combo blaste à tout va, c'est à dire 70% du temps. Ca renforce le côté chaotique de l'ensemble mais trop de chaos tue le chaos. Comment pourrait-on malgré tout décrire ce que nous proposent les Canadiens? Disons qu'on peut diviser la musique en deux catégories, blasts-beats et slams, et rapprocher Orchidectomy de Foetopsy, Brodequin ou Devourment.

Tout d'abord les parties blastées, extrêmement brutales. Un beau foutoir, pendant lequel discerner les riffs relève de la discipline olympique, notamment à cause d'une batterie au son certes naturel mais qui prend trop de place dans le mix. Le batteur joue très vite, un des points qui impressionnait le plus sur la démo, s'adonnant même à quelques gravity-blasts, mais n'est pas toujours carré, ce qui renforce d'autant plus l'impression de bordel fini. Les guitaristes eux aussi savent appuyer sur l'accélérateur mais on a le sentiment que le groupe se laisse un peu emporter et n'arrive pas à contrôler l'ensemble. En gros c'est brutal mais ça n'a pas beaucoup d'intérêt et c'est même chiant comme la mort.

Ensuite, les slam parts. Simples, lourdes, grasses et un peu groovy avec comme souvent quelques harmoniques sifflées à la clé, elles n'ont malheureusement rien d'original et ne font que répéter un schéma mille fois utilisé. L'effet tombe donc à plat même s'il faut reconnaître la qualité de certains passages, pachydermiques et jouissifs, bêtes et méchants ("Celestial Excruciations", "Deifying Anthropomorphic Ruin"). Et heureusement, si le mix laisse en retrait les guitares, la production leur a donné assez de carrure pour accentuer la lourdeur des slam parts.

Vous mélangez tout ça sur des morceaux de 2'40 en prenant bien soin de changer souvent de rythme, vous ajoutez quelques samples (pour une fois vraiment bien fichus et utiles cf. "Debridement" et "Seraphic Abhorrence") histoire d'alourdir et de putréfier l'atmosphère et vous posez dessus une voix inhalée ultra gutturale, genre gargouillis de bidet à l'agonie et vous obtenez A Prelate's Attrition. Le chant de Justin Boehm, désormais chez Animal Killing People, s'avère d'ailleurs l'un des défauts majeurs du disque. Putrides, inintelligibles et inhumains, avec sans doute pas mal d'effets, les vocaux collent à la musique mais me tapent sur le système. J'avoue faire une indigestion de ce genre de pratiques vocales. Les adeptes prendront eux sûrement leur pied en tout cas!

S'il n'y avait que la production bancale ou les vocaux ridicules...sachez que les riffs, qu'ils soient mid-tempi, lourds ou rapides sont particulièrement inintéressants, plats et génériques au possible. J'ai rarement entendu une telle pauvreté à ce niveau d'ailleurs. La durée minimale de 28 minutes, s'impose dès lors comme un soulagement. Et si la pochette se range parmi les plus réussies de l'année, le livret est lui réduit à sa plus simple expression.

Beaucoup de bruit et d'attente pour rien, voilà résumé en une phrase le sentiment de déception que nous laisse ce premier et dernier opus d'Orchidectomy. Dans le genre, Abominable Putridity et Cephalotripsy, même s'ils varient beaucoup moins le rythme, ne blastent que très rarement et se retrouvent donc eux aussi handicapés par une grande répétitivité, sont bien plus jouissifs, avec un sens du groove plus développé, une puissance autrement plus importante et un niveau de putridité bien supérieur. A réserver aux fans inconditionnels de brutalité débilisante, pour les autres ce sera "circulez, y'a rien à voir"!

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Orchidectomy
Brutal Slam Death
2008 - Unmatched Brutality
notes
Chroniqueur : 3.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (2)  6.75/10

plus d'infos sur
Orchidectomy
Orchidectomy
Brutal Slam Death - 2004 † 2007 - Canada
  

tracklist
01.   Debridement
02.   Writhing In Psychotic Hysteria
03.   Fourth Blessed Gorge
04.   Procreate To Eviscerate
05.   Excision Of Pestilent Lesions From A Ruptured Orifice
06.   Celestial Excruciations
07.   Deifying Anthropomorphic Ruin
08.   Seraphic Abhorrence
09.   A Prelate's Attrition

Durée : 27'42

line up
parution
31 Octobre 2008

Essayez plutôt
Visceral Disgorge
Visceral Disgorge
Ingesting Putridity

2011 - Amputated Vein Records
  
Insect Inside
Insect Inside
The First Shining Of New Genus

2021 - Gore House Productions
  
Afterbirth
Afterbirth
Four Dimensional Flesh

2020 - Unique Leader Records
  
Gortuary
Gortuary
Awakening Pestilent Beings

2010 - Sevared Records
  
Torsofuck
Torsofuck
Postpartum Exstasy

2023 - Morbid Generation Records
  

Nuclear Assault
Out Of Order
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
10 ans de vidéo SAKRIFISS / Le top 50 des groupes marquants
Lire le podcast
Cryptic Shift
Overspace & Supertime
Lire la chronique
Deathraiser
Forged In Hatred
Lire la chronique
R.I.P. Soldier
The True Soldiers Never Die
Lire la chronique
Cro-Mags
Best Wishes
Lire la chronique
Venthiax
Rites Of Ra (EP)
Lire la chronique
Archaic
The Endgame Protocol
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
Slakter
Infernal Exekution Reign
Lire la chronique
Norwalk
Psycho Mirror
Lire la chronique
Megadeth
Megadeth
Lire la chronique
None So Live - Cyrptopsy / 200 Stab Wounds / Inferi / Corpse Pile
Lire le podcast
Breizh Death Metal Party 2 Live Report
Lire le podcast
Agressor
Deathreat
Lire la chronique
Deathraw
Reduced To Ashes (EP)
Lire la chronique
Cro-Mags
The Age Of Quarrel
Lire la chronique
Barbarian
Reek Of God
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Dirty Rotten EP (EP)
Lire la chronique
Furi Helium
No Altar Stands Eternal
Lire la chronique
Power Abuse
Madness Inside
Lire la chronique
Kreator
Krushers Of The World
Lire la chronique
Dementia
The Insanity Chronicles
Lire la chronique
Live Report Tanork - Skelethal
Lire le podcast
Crystal Sun
The Trace You Left
Lire la chronique
Live Report Esodic - Anthares
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
Dreaggan
Eternal Fire (EP)
Lire la chronique
Misfire
Product of the Environment
Lire la chronique