chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
91 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Serpentine Path - Serpentine Path

Chronique

Serpentine Path Serpentine Path
Où on apprend que ce qui vaut pour un EP ne vaut pas forcement pour un album. Le duo Erebus/Depravity avait tout de la prometteuse porte ouverte préparant un premier jet déjà imaginé incontournable et accentuant davantage la popularité d’un groupe attendu par les amateurs d’Unearthly Trance – qui compose les trois quart du quatuor – et Tim Bagshaw, ancien guitariste de Ramesses (et bassiste d’Electric Wizard, présent ici à la guitare). Deux icônes des musiques lourdes dernièrement au top, l’une avec le testament V, l’autre avec Possessed By The Rise Of Magik, il est d’autant plus inexplicable que cet éponyme de quarante-trois minutes donne l’impression d’instituer le ronflement comme ultime riff doom.

Erebus/Depravity charmait par son austérité et sa linéarité lui donnant une aura sinistre où, dans un monde d’aveugle, le cyclope est Roi, même avec une vision unilatérale et majoritairement faite d’ombres. L’expérience longue-durée, en ressassant sa seule formule sur chaque composition, devient trop austère et trop linéaire, transformant l’absence de vie en vide pénible. C’est que le sacro-saint morne demande un semblant de séduction de l’abîme pour captiver et Serpentine Path s’offre d’emblée sans mystère : dès « Arrows », les atouts sont déballés, les guitares entre le Ramesses de Misanthropic Alchemy et un Unearthly Trance dépourvu de ses racines core s’égrainant au rythme d’une voix growlant d’un ton monocorde. La production a beau clapoter ce qu’il faut pour faire accepter une propreté excessive, rien n’y (est) fait, l’absence de variations (que savait éviter Erebus/Depravity par l’ajout de longues leads se retrouvant avec peine ici sur « Compendium Of Suffering » et « Obsoletion ») n’est rattrapée ni par l’ambiance, ni par des riffs au tempo proche du chiffre, ces derniers n’allumant aucune envie d’aller plus loin…

… ce qui peut être considéré comme l’atout principal de l’œuvre. Il serait inexact de dire que ce disque définitivement marqué de la patte d’Unearthly Trance (dont les créations continuent de faire débat autour de leur profondeur/néant) n’entraine pas un certain degré de fascination, l’ennui devenant de temps à autre neurasthénie de titan. En cela, « Only A Monolith Remains » et « Crotalus Horridus Horridus » ont été à raison laissée au public avant la sortie de l’album, celles-ci présentant ce que les Américains peuvent transmettre d’impalpable et assommant. Ci-gît le problème fondamental de la musique de la formation : certains y verront probablement une belle pierre posée en l’honneur du doom/death tellement occulte qu’y sourdent les cris d’un peuple marchant vers le règne de la brume et l’obscurité (la belle pochette sera alors un indice de choix pour transmettre l’atmosphère de l’ensemble), d’autres diront que, comme la polenta que les épaisses « Bats Amongst Heathens » et « Aphelion » appellent, elle est un plat traditionnel, consistant à peu de frais mais ne restant pas moins destiné aux pauvres dont la fringale de géant à encéphalogramme rectiligne n’a pas été satisfaite. On pourra accuser cette chronique type « la balle est dans votre camp » d’être aussi détaillée que les morceaux sans étonnements de Serpentine Path ; je pense cependant que la note laisse suffisamment deviner dans quel groupement d’opinions placer la mienne.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Serpentine Path
Doom / Death
2012 - Relapse Records
notes
Chroniqueur : 5/10
Lecteurs : (3)  6.67/10
Webzines : (24)  7.24/10

plus d'infos sur
Serpentine Path
Serpentine Path
Doom / Death - 2011 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Arrows
02.   Crotalus Horridus Horridus
03.   Bats Amongst Heathens
04.   Beyond The Dawn Of Time
05.   Obsoletion
06.   Aphelion
07.   Compendium Of Suffering
08.   Only A Monolith Remains

Durée : 43 Mns

line up
parution
11 Septembre 2012

voir aussi
Serpentine Path
Serpentine Path
Erebus/Depravity (EP)

2012 - Parasitic Records
  
Serpentine Path
Serpentine Path
Emanations

2014 - Relapse Records
  

Essayez plutôt
Atavisma
Atavisma
The Chthonic Rituals

2018 - Memento Mori
  
Night Hag
Night Hag
Phantasmal Scourge

2022 - Rotted Life Records
  
The Fall of Every Season
The Fall of Every Season
Amends

2013 - Grau Records
  
Cemetary
Cemetary
Godless Beauty

1993 - Black Mark Productions
  
Coffins
Coffins
Sinister Oath

2024 - Relapse Records / Daymare Recordings
  

Skinbleed
Starving And Burning (Démo)
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
NecroBeast
Iron Baphomet
Lire la chronique
Savage Mania
Demonic Assault
Lire la chronique
Intoxicated
The Dome
Lire la chronique
Shadowspawn
Cadaver Dogs
Lire la chronique
Cage Fight
Exuvia
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
Metal Noz 3 - Live Report
Lire le podcast
Entombed
Crawl (EP)
Lire la chronique
Türböwitch
Under Haunted Skies
Lire la chronique
Exodus
Goliath
Lire la chronique
Cro-Mags
Alpha Omega
Lire la chronique
Slyther
Chronicles of Despair
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Violent Pacification (EP)
Lire la chronique
Nukem
The Grave Remains
Lire la chronique
Aborcja
Do krzyża abarotem
Lire la chronique
Vomitory
In Death Throes
Lire la chronique
La photo mystère du 15 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Paradox
Heresy
Lire la chronique
Sunovrat
Kuluk
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Perpetual Warfare
The Age of War
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
10 ans de vidéo SAKRIFISS / Le top 50 des groupes marquants
Lire le podcast
Cryptic Shift
Overspace & Supertime
Lire la chronique
Deathraiser
Forged In Hatred
Lire la chronique
R.I.P. Soldier
The True Soldiers Never Die
Lire la chronique
Cro-Mags
Best Wishes
Lire la chronique
Venthiax
Rites Of Ra (EP)
Lire la chronique