chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
180 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Tria Prima -... » m:A Fog »

Sanguine Pluit - There Is A Goddess In The Forest

Chronique

Sanguine Pluit There Is A Goddess In The Forest
"Bienvenue à la séance de sophrologie du Docteur rivax. Avant de commencer, je vais vous demander d'aller sur le lecteur mis gracieusement à votre disposition par Thrashocore, sélectionnez "Nature Rising", la première piste de There Is A Goddess In The Forest, le disque de SANGUINE PLUIT qui va accompagner notre voyage aujourd'hui. A présent, vous pouvez fermer les yeux et faire le vide dans votre tête. Imaginez que vous êtes une éponge, la musique vous traverse, elle s'immisce en vous, elle vous nourrit. Ressentez le battement de la batterie, mettez le à l'unisson du battement de votre cœur. Acceptez cette respiration rauque et humide, mettez là à l'unisson de votre propre souffle. Les murs de votre chambre s'effacent peu à peu. Vous êtes dans une forêt dense et brumeuse. Oui, celle-là même qui illustre l'album de SANGUINE PLUIT. Vous frissonnez un peu, alors vous serrez les bras autour de votre torse. Vous réalisez que vous êtes uniquement vêtu(e) d'une jupette en peau de bête. Vous commencez à marcher dans la forêt. Vous ressentez le sol sous vos pieds nus : les épines de pins, la mousse souple, les branches mortes crissantes. Vous ne faites qu'un avec la forêt et la musique est votre sang. Vous oubliez tout le reste..."

Une batterie étouffée alternant mid tempo et tapis de double pédale, une guitare lointaine au riffing plus lancinant qu'une rage de dents, des nappes de claviers entêtantes avec des accords étirés pendant des siècles. Enfin, en guise de chant, un souffle de bête profond et inquiétant. La production est crue, crade à souhait, ajoutant encore un peu de brume à la musique. La recette est sensiblement identique d'un morceau à l'autre et les rares éclairs de saturation qui viennent déchirer le brouillard seront vécus comme une agression qu'on espère fugace. Car oui, on est bien à macérer dans le jus épais et collant de SANGUINE PLUIT. On perd ses repères, on oublie le temps qui passe.

Pour entrer à fonds dans l'univers de SANGUINE PLUIT, il faut laisser aux compos le temps de s'immiscer dans votre cortex et faire le vide autour de vous. C'est important. C'est une création qui demande à l'auditeur un peu d'engagement. Vous pourriez passer à côté de ses charmes en l'écoutant dans des conditions non optimales. Mais inversement, si vous vous donnez la peine d'éteindre le PC, de chausser le casque en fermant les yeux, de faire le vide et de vous laisser porter, le voyage pourrait vous plaire. SANGUINE PLUIT est un one-man-band italien a été fondé en 2008 par un mystérieux avatar baptisé Polus. A ce jour, Polus a écrit, composé et réalisé tout seul trois EP et un split. There Is A Goddess In The Forest est son premier album long. Très long même, avec ses 72 minutes de souffrance. L'artiste revendique un Raw Black Metal Ambient : une musique atmosphérique et inquiétante avec un mixage cru, brut de fonderie.

Voici un projet étrange, spécial, hors des modes, unique en son genre. Sa longueur pourrait être son talon d'Achille, c'est sans doutes ce qu'en diront ses détracteurs. Pour ma part, j'y vois un atout de plus : There Is A Goddess In The Forest est un album dans lequel il faut se noyer.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Sanguine Pluit
Raw Black Metal / Ambient
2017 - This Winter Will Last Forever
notes
Chroniqueur : 8.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (1)  3/10

plus d'infos sur
Sanguine Pluit
Sanguine Pluit
Raw Black Metal / Ambient - 2008 - Italie
  

tracklist
01.   Nature Rising  (05:00)
02.   In Silent Astonishment  (07:04)
03.   Vibrant Mist  (08:59)
04.   Aural Enchantment  (06:20)
05.   Transcendent Forest  (03:12)
06.   Aural Enchantment 2  (04:36)
07.   Megnetic Pathways  (05:10)
08.   Element In Sync  (06:47)
09.   Fields  (04:51)
10.   Never Ending Winter  (04:08)
11.   The Secret Oath  (04:51)
12.   Fall  (03:35)
13.   Winter Passage 2  (02:29)
14.   Astral Sorrow  (02:07)
15.   Raw Darkness  (03:17)

Durée : 72:26

line up
parution
2 Juin 2017

Essayez aussi
Sink
Sink
The Holy Testament (Compil.)

2013 - Svart Records
  
Krallice
Krallice
Demonic Wealth

2021 - Autoproduction
  
Menace Ruine
Menace Ruine
Union of Irreconcilables

2010 - Aurora Borealis Records
  
Lugubrum / Urfaust
Lugubrum / Urfaust
Het Aalschuim Der Natie (Split 7")

2015 - Ván Records
  
Apotheosis
Apotheosis
Farthest From The Sun

2002 - Nocturnal Art Productions
  

S.D.I.
80s Metal Band
Lire la chronique
Entretien avec CAGE FIGHT
Lire le podcast
Entretien avec DEATH DECLINE
Lire le podcast
Motocultor 2026 - Live Report
Lire le dossier
Exumer
Death Mask Messiah
Lire la chronique
Interview avec HEART ATTACK
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Septembre 2026
Jouer à la Photo mystère
Ninth Realm
Damnation's Veil
Lire la chronique
Mucky Pup
Lemonade
Lire la chronique
D.R.I.
4 Of A Kind
Lire la chronique
Orph
Dead (EP)
Lire la chronique
Maidenhead
Maximum Clonage
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Warthrash
No Light Shall Remain
Lire la chronique
Uncontrolled
…No Hope (EP)
Lire la chronique
Forced Entry
Uncertain Future
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Eradikated
Wiring Of Violence
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Crossover
Lire la chronique
Abuser
Blood Marks
Lire la chronique
Carnivore A.D.
Transmutation (EP)
Lire la chronique
Vice & Rale
Infection fatale (EP)
Lire la chronique
Extinct
In Conspiracies We Trust
Lire la chronique
D.R.I.
Dealing With It!
Lire la chronique
Cro-Mags
Near Death Experience
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
Hellfest 2026 - Tales From The Pit
Lire le dossier
Endless
Incantation of Darkness
Lire la chronique
Pro-Pain
The Truth Hurts
Lire la chronique
Bewitched
Diabolical Death Mass
Lire la chronique