Engorgement - They Rot Beneath Our Floor
Chronique
Engorgement They Rot Beneath Our Floor
Alors eux on ne peut pas dire qu’ils nous aient franchement manqué… d’ailleurs on les avait même totalement oubliés, et ce qui était d’ailleurs une bonne chose vu qu’ils nous avaient gratifié en 2012 du médiocre
« Excruciating Intestinal Lacerations » qui contenait tous les poncifs éculés du Brutal Slam Death de bas niveau. Déjà que généralement ça ne vole pas haut quand c’est signé chez Comatose mais là le combo faisait clairement partie du bas de tableau, et hormis un Split deux ans plus tard avec d’autres formations de même niveau les Anglais avaient totalement disparu des radars même s’ils n’avaient jamais officialisé l’arrêt de leurs activités. Voilà donc qu’aujourd’hui quatorze années après cet unique opus la bande revient de nulle part avec un successeur sous le bras particulièrement long à enregistrer, vu qu’elle a connu une période troublée où de nombreux mouvements de personnel ont eu lieu en interne (ancien guitariste passé au chant, départ puis retour du batteur, recrutement de nombre de musiciens de sessions au passage éphémère). On pouvait donc légitimement se demander l’intérêt de ce retour que personne n’attendait, hormis peut-être son label afin de montrer qu’il continue à exister auprès des novices et pour rameuter dans ses filets des jeunes loups un peu naïfs ou désespérés.
Et si souvent on se bonifie avec l’âge ici ça n’est absolument pas le cas tant le résultat est ici consternant de niaiserie et de débilité, et on se demande clairement pourquoi sortir ce genre de truc que personne n’achètera et qui d’ici peu se retrouvera bradé à 1 Euro chez les soldeurs ou dans le lot impressionnant des promotions régulières du catalogue de la maison de disques basée en Caroline du Nord. Car rien n’est à sauver du début à la fin pendant ces trente-six minutes interminables qui vont en paraître le double, vu qu’on va avoir en continu la sensation d’écouter en boucle la même chose qui propose en permanence les mêmes riffs minimalistes, des patterns de batterie qui se contentent d’alterner bêtement entre tabassage incessant et longs passages massifs joués au ralenti. Et tout cela sans compter la performance vocale infâme de Stu Hine plus proche du cochon asthmatique en fin de vie en train d’agoniser (et dont on souhaite au plus vite abréger les souffrances), que du chanteur charismatique au growl caverneux et aux pig squeals mémorables. Typiquement donc le genre d’enregistrement qui fait honte à ce genre si décrié pour sa grande médiocrité générale… et clairement là on atteint des sommets, car force est de reconnaître que l’ensemble est inécoutable même en ayant pris un doliprane en amont. Car en plus de la linéarité générale il faut se farcir tout cela sur une production dégueulasse, compressée et sans âme où la guitare rêche et la reverb’ de la batterie (sans compter la basse inaudible) sont juste bons à emmerder les voisins casse-couille, et tout cela évidemment sans aucun moment de répit pour reprendre son souffle. Au milieu de ce néant intégral le summum est même atteint avec le syncopé et abrutissant « Rot Beneath Our Floor », l’interminable « Watching Your Body Twitch » (qui paraît déjà très long au bout de trente secondes), ou encore « Unmerciful Redemption » qui propose tellement de cassures rythmiques qu’on n’y comprend plus rien (tellement ça part dans tous les sens)… et sans compter l’infâme « Resurrection » qui va faire déchanter ceux qui auront été assez crédules pour espérer quoi que ce soit.
Difficile donc d’ajouter quoi que ce soit à cet ensemble d’une nullité rarement entendue et à l’intérêt proche de zéro car on a affaire à une bouillie sonore inexcusable, alors qu’il est facile de faire quelque chose de correct avec un peu de savoir-faire et de sérieux… chose qui fait ici cruellement défaut aux Britanniques qui finissent d’enfoncer un peu plus leur scène extrême déjà bien mal en point. Autant de temps pour publier une merde pareille il fallait le faire… si ça avait été volontaire on aurait pu être indulgent tant la blague nous aurait faire rire quelques instants, mais là ça n’est pas le cas et c’est une vraie sortie auquel on a droit et c’est bien ça le pire… surtout qu’on se demande bien l’intérêt d’allonger des compositions foireuses aussi longtemps, hormis peut-être nous taper sur le système. En espérant désormais ne plus jamais vous réécouter messieurs car il est grand temps de ranger vos instruments de façon définitive, personne ne le regrettera et la scène Metal ne s’en portera que mieux, car avec tant de défauts et de clichés difficile de trouver une quelconque qualité à cet opus qui servira de cale meubles, de frisbee ou de jouet pour le chat… c’est au choix.
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