chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
140 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Oliver Weinberg » Ravencult - ... »

Grotesque Desecration - Dawn of Abomination

Chronique

Grotesque Desecration Dawn of Abomination
Pourquoi jeter mon dévolu sur GROTESQUE DESECRATION plutôt que sur n’importe quel autre représentant de la scène brutal slam death metal ? Je n’en sais rien, c’est juste qu’alors que j’écoutais par pure curiosité le premier album de ce trio russe, « Dawn of Abomination », j’ai en quelque sorte été subjugué, ou affligé, je ne sais pas, les sentiments s’entre-mêlent sans que je parvienne à trancher.

En effet, cet album est une forme de représentation jusqu’au-boutiste du slam, de la pochette au logo en passant par les compositions ainsi que la production. Tout est amené si loin que l’on tombe dans la plus terrible des caricatures et, pourtant, j’accroche tellement c’est brutal jusqu’à la stupidité. La calligraphie illisible, le gros monstre barbare, l’ambiance de guerre des mondes, ça me plaît. Mon œil est comme qui dirait séduit par cette vilaine bestiole belliqueuse prête à tout ravager. Une oreille sur l’introduction « Interdimensional Incident », pour goûter, mes tympans chavirent d’extase. Oui, c’est grotesque, pesant, le son grésille, le rythme cardiaque commence à descendre, on frôle la chute de tension et là, bim ! « Resonance Rot » te pète dans les esgourdes, les fondations s’écroulent. Pour un premier album de ce qui semble être d’illustres inconnus, ils ont déjà pigé tous les codes : des accélérations frôlant l’illisible, des ralentissements de Knickers, ce bœuf australien mesurant 1,94 mètre et pesant 1,4 tonne (vous le saviez ?), à chaque fois que le tempo breake tu as l’impression que les membranes de tes enceintes vont se fissurer et rendre l’âme.

Pour accompagner une telle bouillie, il fallait un chant qui soit à la démesure. C’est un ronflement permanent, une douloureuse irrumation, un truc à la fois ubuesque et fascinant, évidemment incompréhensible si tant est qu’il y ait de vraies paroles au cours des dix compositions. Ce mec, Erick Valiyakhmetov, parvient à sortir des sons improbables du fond de sa gorge (« Parasitic Neuropsychosis »), donnant ainsi à ce « Dawn of Abomination » une dimension encore plus absurde, la musique étant déjà en elle-même un monument de surabondance.

Certes, la vie actuelle en Russie ne doit pas être trop propice à la rigolade mais il est rassurant de voir que le label Inherited Suffering Records est encore bien actif, capable de nous dénicher des perles pareilles car, avec une telle entrée en matière, GROTESQUE DESECRATION se pose d’emblée en poids lourd du genre. En soi, il n’y a rien que nous n’ayons pas déjà entendu ailleurs, c’est surtout la concentration des éléments que je trouve d’une rare intensité. Aucune respiration, jamais, le moindre espace est occupé, créant un étrange phénomène de surpopulation sonore dont chaque brique prise individuellement n’a qu’un seul but : briser un os. Et alors que je pensais que cette accumulation finirait par rendre pénible l’écoute de ces trente minutes, il n’en est rien car chaque morceau a son truc à lui, une singularité, un break, un jeu d’harmonique, une nouvelle exubérance vocale qui rend finalement le LP étonnement digeste. J’avoue, j’ai été impressionné.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Grotesque Desecration
Brutal Slam Death Metal
2024 - Inherited Suffering Records
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Grotesque Desecration
Grotesque Desecration
Brutal Slam Death Metal - 2022 - Russie
  

formats
tracklist
01.   Interdimensional Incident (Intro)  (01:59)
02.   Resonance of Rot  (02:45)
03.   Irreversible Consequences  (03:26)
04.   Striving for Extermination  (04:38)
05.   Parasitic Neuropsychosis  (03:07)
06.   Dawn of Abomination  (03:46)
07.   Necrogenetic Transformation  (04:25)
08.   Cybersymbiotic Genesis  (03:10)
09.   Enslaved by the Hive Mind  (03:35)
10.   Planetary Self-devouring (Apotheosis) (Outro)  (01:18)

Durée : 32:09

line up
parution
22 Juillet 2024

Essayez aussi
Insect Inside
Insect Inside
Reborn In Blight

2026 - Gore House Productions
  
Analepsy
Analepsy
Atrocities From Beyond

2017 - Rising Nemesis Records
  
Terminally Your Aborted Ghost
Terminally Your Aborted Ghost
Slowly Peeling The Flesh From The Inside Of A Folded Hand

2005 - Macabre Mementos Records
  
Vulvectomy
Vulvectomy
Aberrant Vaginal Gestation

2025 - Comatose Music
  
Afterbirth
Afterbirth
Four Dimensional Flesh

2020 - Unique Leader Records
  

Machine Head
Catharsis
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
NecroBeast
Iron Baphomet
Lire la chronique
Savage Mania
Demonic Assault
Lire la chronique
Intoxicated
The Dome
Lire la chronique
Shadowspawn
Cadaver Dogs
Lire la chronique
Cage Fight
Exuvia
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
Metal Noz 3 - Live Report
Lire le podcast
Entombed
Crawl (EP)
Lire la chronique
Türböwitch
Under Haunted Skies
Lire la chronique
Exodus
Goliath
Lire la chronique
Cro-Mags
Alpha Omega
Lire la chronique
Slyther
Chronicles of Despair
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Violent Pacification (EP)
Lire la chronique
Nukem
The Grave Remains
Lire la chronique
Aborcja
Do krzyża abarotem
Lire la chronique
Vomitory
In Death Throes
Lire la chronique
La photo mystère du 15 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Paradox
Heresy
Lire la chronique
Sunovrat
Kuluk
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Perpetual Warfare
The Age of War
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
10 ans de vidéo SAKRIFISS / Le top 50 des groupes marquants
Lire le podcast
Cryptic Shift
Overspace & Supertime
Lire la chronique
Deathraiser
Forged In Hatred
Lire la chronique
R.I.P. Soldier
The True Soldiers Never Die
Lire la chronique
Cro-Mags
Best Wishes
Lire la chronique
Venthiax
Rites Of Ra (EP)
Lire la chronique