Vénérable lecteur assidu, tu as peut-être connu
PUTREFACTION OF ROTTING CORPSES (ou
P.O.R.C.) grâce aux deux
live report du camarade
Lestat (
ici et
là. Peut-être as-tu eu envie, à la lecture de ces articles gonzo, de pouvoir te régaler du carnage dans le confort subtil de ton salon raffiné. Cela est désormais possible depuis le mois d’avril dernier avec la sortie de
Sociopatia, premier LP faisant suite à la démo
Éléments de stupidité datant déjà de 2017.
En près de dix ans, on ne peut pas dire que le style ait évolué d’un poil de cul. C’est donc sans aucune surprise que le trio vient matraquer durant vingt-quatre minutes son
brutal death grind metal, ne ralentissant que rarement la cadence (l’introduction d’« A.D. » par exemple) afin de privilégier les morceaux courts, intenses, hyper brutaux. Ce qui est notable, c’est plutôt que le groupe parvient à confirmer la férocité de ses prestations scéniques, démontrant le temps de douze titres que même en studio, le projet tient la route, solide comme un
Monster truck, absolument sans pitié dès lors qu’il s’agit de trépaner l’auditoire.
Cependant, loin d’être uniquement une bête machine à équarrir les foules,
P.O.R.C. sait également faire étalage de technique car, mine de rien, ça tricotte dur derrière les meuglements ultimes de la horde putréfiée. Les morceaux s’enchaînent sans aucun répit, à peine aérés de quelques passages aux influences
hardcore prononcées (le temps d’un « Sociopatia », il ne faut pas cligner des yeux au risque de le manquer) qui apportent
groove et épaisseur à une musique sinon uniquement dédiée à la plus radicale des violences sonores. Autre tour de force : la variété des compositions. En sachant intelligemment alterner les
patterns, les différentes techniques de
riffing, les types de chant (guttural,
pig squeal, hurlé…), chaque piste est en mesure de se démarquer (la folie orgiaque d’un « Circus Massacre », le blast quasiment
black death qui ouvre « Sociopatia », l’hystérie des riffs cycliques de « Atrophizm », etc.), tout en contribuant par conséquent à placer cette sortie parmi les moments forts de l’année extrême hexagonale.
Sans abus de samples, uniquement dans le respect de la tradition bestiale, la formation vient éclater des têtes avec la finesse d’une charge d’hippopotames en rut, pour notre grand plaisir.
Par Jean-Clint
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Samfisher
Par Sosthène
Par MoM
Par Raziel
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint
Par Cujo
Par Keyser
Par Jean-Clint
Par AxGxB
Par DEMONIKA