chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
217 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Necrowretch ... » Scott Ian »

Anaal Nathrakh - Eschaton

Chronique

Anaal Nathrakh Eschaton
Je sais pas si vous avez remarqué, mais 2006 semble être l'année des pochettes moches, surtout pour les bons groupes : Agalloch, Secrets of the Moon, et maintenant Anaal Nathrakh. Enfin jusqu'à présent, ça n'a pas empêché les deux autres groupes nommés de nous pondre de grands disques. Deux ans après un Domine Non Es Dignus dévastateur mais un brin décevant par rapport à The Codex Necro, nos deux illuminés d'Anglais préférés nous reviennent avec un nouvel opus sous le bras, Eschaton. Et vu la laideur de la pochette, je peux vous dire tel Nostradamus (ou Jean-Paul Gauthier, ça dépend qui vous préférez) que cet album est une tuerie.

Si l'on regarde les chiffres, Eschaton est un 3e album comportant 9 morceaux pour une durée totale de 35 minutes et 25 secondes précisément. On s'en fout ? Totalement. Je ne sais même pas pourquoi je vous dis ça, et Dieu l'ignore également. Dans tous les cas, ça vous donne une idée de la durée de l'orgie sonore qui va vous éclater à la tronche ; car il faut le clamer haut et fort : cet album est un condensé de brutalité, de violence, de destruction, de haine, de méchanceté, de bananes et autres joyeusetés, le tout réunis en un seul mot d'ordre : puissance. Il est vrai que jusqu'ici, ça doit vous paraître logique, et vous devez certainement être entrain de marmonner « Oui bon, c'est du Anaal Nathrakh quoi. » avec le sentiment de l'avoir dans l'os. Et il est vrai que d'un certain point de vue, vous n'avez pas tout à fait tort. Eschaton se veut très rapide, très agressif, et semble totalement incontrôlé, comme ce à quoi nos rosbifs nous ont habitué jusqu'à présent : un disque très dense et très fouillé.

Seulement, tout en continuant dans la même lignée, Anaal Nathrakh évolue dans la manière de nous présenter leur musique. Bien que très dense et fouillé comme je viens de vous le dire (je répète au cas où vous ne suivez pas : ce disque est très dense et fouillé), il semblerait que Eschaton soit beaucoup moins indigeste que Domine Non Es Dignus : on a toujours l'impression qu'on se prend une sodomie faciale par Peter North, rassurez-vous. Sauf que cette fois, le tout est moins monolithique : là où sur le précédent, aucun morceau ne semblait posséder sa propre âme au détriment de celle de l'album, ce qui finissait par lasser l'auditeur, cette fois-ci, chaque piste possède sa propre identité. J'entends par là (mais pas par ici par contre) qu'elles possèdent toutes une caractéristique (ou plusieurs) qui les font se distinguer les unes des autres, et qui permet de rafraîchir et de redonner un intérêt à l'écoute. Ainsi, Eschaton rappelle plus dans la forme The Codex Necro que Domine Non Es Dignus. Il n'empêche quand même que Eschaton possède une tonalité plus « joyeuse » que les deux albums précédents. Alors que ces derniers ne semblaient n'avoir pour but autre chose que la destruction de l'humanité, ici, on s'en est éloigné. Ce n'est plus le sujet qui nous préoccupe, et la musique se retrouve logiquement être moins sombre.

Vous vous souvenez certainement du morceau Do Not Speak sur le précédent album, que beaucoup ont taxé de sodomite car proposant une voix claire sur le refrain dans un passage qui semblait être une éclaircie au milieu de la tempête. Si vous vous êtes reconnu, il vous reste une solution : legalisa… euh pardon. Je voulais dire : partez loin, très loin, et ne revenez jamais ! Pourquoi ? Parce que cet album comporte justement plusieurs passages en chant clair du même accabit (et accessoirement parce qu'il défouraille le cul de mamie). Je pense notamment à When the Lion Devours Both Dragon and Child, ou encore à Between Shit and Piss We are Born par exemple. D'un (porc) épique à toute épreuve, ces passages font partie de ceux qui tirent la musique du combo vers le haut : alors qu'on s'attendrait à ce que le rythme s'affaiblisse un peu, c'est tout le contraire qui se passe ; vous n'en reviendrez pas tellement ça donne un aspect dément et puissant à la musique, plus que n'importe quel autre partie. On peut appeler ça, je crois, de la sournoiserie. Mentionnons également des morceaux comme The Yellow King, au final totalement fou et dantesque, ou bien Regression to the Mean, piste qui conclut l'album de manière totalement annihilatrice et apocalyptique, et ce bien que n'étant pas le morceau le plus rapide.

Tout en gagnant en mélodie, Eschaton n'en reste pas moins un album violent, très violent même, pour un groupe qui est certainement ce qui se fait de plus extrême par les temps qui courent. Vous savez donc ce qu'il vous reste à faire. Du moins j'ose l'espérer, car si vous n'avez pas compris, vous avez un sérieux problème. Et pire encore, il se peut que vous n'aimiez pas, auquel cas je vous propose ceci : prenez un disque de Dorothée, sortez le de sa boîte, insérez le dans votre lecteur de disque, et écoutez ; il se peut que vous aimiez.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Anaal Nathrakh
Brutal Black Metal
2006 - Season Of Mist
notes
Chroniqueur : 9/10
Lecteurs : (28)  8.36/10
Webzines : (22)  7.71/10

plus d'infos sur
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
Black/Grind mélodique - 1999 - Royaume-Uni
  

tracklist
01.   Bellum Omnium Contra Omnes
02.   Between Shit and Piss we are Born
03.   Timewave Zero
04.   The Destroying Angel
05.   Waiting for the Barbarians
06.   The Yellow King
07.   When the Lion Devours Both Dragon and Child
08.   The Necrogeddon
09.   Regression to the Mean

line up
parution
17 Octobre 2006

voir aussi
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
In The Constellation Of The Black Widow

2009 - Candlelight Records
  
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
The Whole Of The Law

2016 - Metal Blade Records
  
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
Total Fucking Necro (Compil.)

2000 - Leviaphonic Records
  
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
The Codex Necro

2001 - Mordgrimm
  
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
Endarkenment

2020 - Metal Blade Records
  

Essayez aussi
Crimson Moonlight
Crimson Moonlight
Divine Darkness

2016 - Endtime Productions
  
Cadaver
Cadaver
Discipline

2001 - Earache Records
  
Werewolves
Werewolves
The Ugliest Of All

2025 - Blackout! Records
  
Myrkskog
Myrkskog
Deathmachine

2000 - Candlelight Records
  
The Furor
The Furor
Impending Revelation

2014 - Autoproduction
  

Album de l'année
Destruction
Sentence Of Death (EP)
Lire la chronique
Forced Entry
As Above, So Below
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Octobre 2026
Jouer à la Photo mystère
Combat Shock
Nightmare Fuel
Lire la chronique
HateSphere
Guillotine
Lire la chronique
Violent Omen
Locomotive of Chaos
Lire la chronique
Razorvoid
Into The Void
Lire la chronique
30 Years of Humanity is the Devil
Integrity + Ringworm + Worl...
Lire le live report
Dissimulator
Artifice Dissolves
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Octobre 2026
Jouer à la Photo mystère
Critical Defiance
Rivers Of Blood
Lire la chronique
Death Feast Open Air 2026
Annotations Of An Autopsy +...
Lire le live report
The Bleeding
Godless Communion
Lire la chronique
Miscreance
Reminiscence
Lire la chronique
Harlott
Exsequiis
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Septembre 2026
Jouer à la Photo mystère
Phantom Corporation / Catbreath
Commando / Die By The Claw ...
Lire la chronique
Crashdeath
Loverbone
Lire la chronique
Entretien avec CAGE FIGHT
Lire le podcast
Entretien avec DEATH DECLINE
Lire le podcast
Motocultor 2026 - Live Report
Lire le dossier
Exumer
Death Mask Messiah
Lire la chronique
Interview avec HEART ATTACK
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Septembre 2026
Jouer à la Photo mystère
Ninth Realm
Damnation's Veil
Lire la chronique
Mucky Pup
Lemonade
Lire la chronique
D.R.I.
4 Of A Kind
Lire la chronique
Orph
Dead (EP)
Lire la chronique
Maidenhead
Maximum Clonage
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Warthrash
No Light Shall Remain
Lire la chronique