chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
207 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Cosmic Putre... » Franck Potvin »

Abigail Williams - In The Absence Of Light

Chronique

Abigail Williams In The Absence Of Light
Risée de la scène pour son passé aux accents « core » puis pour un premier album hermétique mais des plus prometteurs, Abigail Williams souhaite plus que tout redorer son blason « black metal MySpace » et gommer ce « buzz » handicapant. Enfin dirais-je plutôt, Sorceron (devenu guitariste d'Aborted), tête pensante du groupe qui évincera (ou laissera partir selon le point de vue) tous les anciens membres. Ainsi nous ne pourrons malheureusement plus nous rincer les yeux sur la ravissante claviériste Ellyllon, cette dernière devenant membre permanent de Cradle Of Filth… Après moult changements de line-up et un EP Agharta en 2009 (disponible avec la réédition « deluxe » de In the Shadow of a Thousand Suns), Abigail Williams devient finalement un trio. La bande s'était offerte Trym (Emperor) à la batterie, les Américains feront appel cette fois à un autre maître scandinave. Il s'agit de Peter Tägtgren pour le mixage de leur deuxième album In The Absence Of Light à l'artwork classieux de Farron Kerzner (Nachtmystium).

Ceux ayant écouté Agharta ou ses extraits MySpace pouvaient déjà sentir un Abigail Williams entamant un virage significatif (à la manière des jeunes The Funeral Pyre). Et les premières écoutes de In The Absence Of Light dévoileront effectivement un groupe tout autre... Les jolies mélodies suédoises de In The Shadow Of A Thousand Suns et les nappes de claviers grand guignolesques disparaissent peu à peu au profit d'un black metal sans artifice. La Norvège devient donc la terre principale des influences, ce côté froid et cru (Gorgoroth et Immortal en tête) marié à la complexité d'un Enslaved sauront parler aux adeptes du metal noir. Le groupe n'abandonne pas pour autant toutes ses saveurs symphoniques d'un Emperor ou mélodiques da la scène black/death suédoise aux résonnances d'un Watain (« Final Destiny Of The Gods »). Elles sont cette fois-ci placées avec parcimonie (soli heavy compris) pour pouvoir asséner au mieux le coup fatal (« In Death Come The Great Silence »). Sorceron va clairement élever d'un cran son travail de composition qui est, il faut avouer, assez titanesque : des arrangements par paquet de cent ainsi que des titres à la structure complexe qui ne tombent jamais dans le schéma facile du « couplet/refrain/break ». Terminé aussi cette production synthétique atroce, elle est désormais en parfaite adéquation avec le style (puissante mais occulte) et le mixage impeccable de Peter démontre au mieux cette richesse musicale. On regrettera cela-dit cette batterie toujours « triggée » à la moelle, d'autant plus que nous sommes bien de loin de la sulfateuse Trym.

Mais là où Abigail Williams surprendra le plus, c'est qu'il va balayer son principal défaut : l'absence d' « émotion ». Au delà du son, le groupe est enfin parvenu à créer sa propre atmosphère sombre et glaciale intrinsèque au genre pratiqué. Appuyé d'un chant criard puissant beaucoup moins caricatural, les Américains possèdent la recette de la kératose pilaire, que ce soit le final dantesque de « Hope The Great Betrayal » (aux gémissements de loups frissonnants), le break dévastateur à vous prendre les tripes de « The Mysteries That Bind The Flesh » ou encore « Infernal Divide » et « What Hells Await Me » (et leur riff mystique principal à vous invoquer les esprits). Les New-Yorkais semblent avoir réussi un coup de maître… Pourtant, malgré tout ces efforts remarquables, leur musique gagne encore à être domptée. Difficile de ne pas noter un bon nombre de passages inégaux à rallonge (et peu personnels) éparpillés gâchant le travail d'ambiance, tout particulièrement sur la fin de la galette (deux derniers titres). On sent une musique prête à exploser mais il manque ce petit quelque chose ou ce moment de trop pour pouvoir hisser l'album jusqu'au trône du malin.

Abigail Williams a mûri et devient méconnaissable. Certes il n'y a rien de bien révolutionnaire sur ce In The Absence Of Light, patchwork du metal extrême scandinave qui respecte l'aura de ses pères et dévoile une musique composée avec grande minutie. Si le groupe continue en ce sens, inutile de dire que la scène américaine pourra bientôt prétendre à un autre disciple des enfers dans ses rangs. Au final, une très bonne surprise qui saura assurément émoustiller certains auditeurs de black metal d'Europe du Nord.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Abigail Williams
Black Metal
2010 - Candlelight Records
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (5)  7.5/10
Webzines : (28)  6.78/10

plus d'infos sur
Abigail Williams
Abigail Williams
Black Metal etc. - 2004 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Hope The Great Betrayal
02.   Final Destiny Of The Gods
03.   The Mysteries That Bind The Flesh
04.   Infernal Divide
05.   In Death Comes The Great Silence
06.   What Hells Await Me
07.   An Echo In Our Legends
08.   Malediction

line up
parution
27 Septembre 2010

voir aussi
Abigail Williams
Abigail Williams
A Void Within Existence

2025 - Agonia Records
  
Abigail Williams
Abigail Williams
The Accuser

2015 - Candlelight Records
  
Abigail Williams
Abigail Williams
Becoming

2012 - Candlelight Records
  
Abigail Williams
Abigail Williams
Walk Beyond the Dark

2019 - Blood Music
  
Abigail Williams
Abigail Williams
In The Shadow Of A Thousand Suns

2008 - Candlelight Records
  

Essayez aussi
Blood Red Fog
Blood Red Fog
Fields of Sorrow

2020 - Deviant Records
  
Iskandr
Iskandr
Zon (EP)

2016 - Haeresis Noviomagi
  
Cripta Oculta
Cripta Oculta
Lost Memories

2017 - Signal Rex
  
The Legion
The Legion
Revocation

2006 - Listenable Records
  
Whoredom Rife / Taake
Whoredom Rife / Taake
Pakt (Split 10")

2020 - Terratur Possessions
  

The Forsaken
Traces of the Past
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
10 ans de vidéo SAKRIFISS / Le top 50 des groupes marquants
Lire le podcast
Cryptic Shift
Overspace & Supertime
Lire la chronique
Deathraiser
Forged In Hatred
Lire la chronique
R.I.P. Soldier
The True Soldiers Never Die
Lire la chronique
Cro-Mags
Best Wishes
Lire la chronique
Venthiax
Rites Of Ra (EP)
Lire la chronique
Archaic
The Endgame Protocol
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
Slakter
Infernal Exekution Reign
Lire la chronique
Norwalk
Psycho Mirror
Lire la chronique
Megadeth
Megadeth
Lire la chronique
None So Live - Cyrptopsy / 200 Stab Wounds / Inferi / Corpse Pile
Lire le podcast
Breizh Death Metal Party 2 Live Report
Lire le podcast
Agressor
Deathreat
Lire la chronique
Deathraw
Reduced To Ashes (EP)
Lire la chronique
Cro-Mags
The Age Of Quarrel
Lire la chronique
Barbarian
Reek Of God
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Dirty Rotten EP (EP)
Lire la chronique
Furi Helium
No Altar Stands Eternal
Lire la chronique
Power Abuse
Madness Inside
Lire la chronique
Kreator
Krushers Of The World
Lire la chronique
Dementia
The Insanity Chronicles
Lire la chronique
Live Report Tanork - Skelethal
Lire le podcast
Crystal Sun
The Trace You Left
Lire la chronique
Live Report Esodic - Anthares
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
Dreaggan
Eternal Fire (EP)
Lire la chronique
Misfire
Product of the Environment
Lire la chronique