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Exalter - Obituary For The Living

Chronique

Exalter Obituary For The Living (EP)
Moi quand on me dit Bangladesh, j’avoue je pense d’abord « tremblement de terre », « Rana Plaza », « t-shirts pas chers » voire « exploitation » plutôt que « metal ». Au pire j’aurais peut-être pu vous citer Morbidity et son très bon « Revealed From Ashes » sorti en 2014 mais guère plus. La bible Metal Archives elle-même ne répertorie qu’une soixantaine de groupes pour un pays de presque cent soixante-dix millions d’habitants (c’est déjà pas si mal me diront certains) et c’est donc une première pour votre webzine préféré avec cette chronique d’Exalter. Au-delà de cette petite note d’exotisme, l’existence de cette chronique est bien évidemment motivée par des raisons purement musicales car même si « Obituary For The Living » ne vous fera pas tomber à la renverse par son originalité, la qualité développée par Exalter sur ces sept titres mérite amplement que vous y posiez une petite oreille.

Que ce soit donc clair d’entrée de jeu, ne venez pas chercher ici une once d’originalité ce serait totalement vain. Avec des influences revendiquées on ne peut plus classiques telles que Metallica, Slayer, Sepultura, Sodom, Destruction, Exodus, Toxic Holocaust, Dark Angel, Demolition Hammer, Nuclear Assault, les jeunes Bangladais formés en 2013 ne font qu’appliquer avec soin une recette usée jusqu’à la moelle mais qui, lorsqu’elle est réalisée avec talent, me colle toujours autant de frissons. Pas de surprise donc le chemin emprunté ici est totalement codifié voire éculé, bref ceux qui n’envisagent pas un album sans un minimum d’originalité peuvent déjà aller voir ailleurs. Ce qui fait donc l’intérêt de ce deuxième EP d’Exalter (qui reprend l’intégralité des titres du premier plus trois nouvelles compos) c’est tout simplement sa qualité intrinsèque. Qualité de la production tout d’abord car j’avoue avoir été agréablement surpris par cette dernière. Je ne sais pas vraiment pourquoi et vous me direz que c’est un peu bête mais je ne m’attendais pas à un son aussi bon, les guitares possédant beaucoup de puissance et la batterie un son assez organique rendant d’emblée l’écoute fort sympathique par un côté un peu old-school, même la basse n’est pas reléguée aux oubliettes (le début de « Nuclear Punishment »). Qualité de composition enfin car fort de toutes ces influences Exalter nous délivre un thrash totalement convenu donc mais de très bonne facture, très influencé par la scène américaine et bourré de riffs ultra entrainants, bien punchy et qui font mouche tout de suite (difficile d’en citer un en particulier, tous les titres en regorgent et certains sont sacrément efficaces !). Sans tomber dans un thrash trop frontal, le groupe oscille donc entre les tchouka-tchouka (« Tortured Innocents »), quelques d-beats (« Surrounded by Evil ») et du bon gros mid-tempo bien headbanguant (« Sacrificial Immolation »), entrainés par les vocaux de Tanim assez convaincants eux aussi. Classique sur le fond, classique sur la forme, l’un comme l’autre étant assez irréprochables.

Pas besoin d’en dire beaucoup plus finalement, le duo/trio de Dacca nous propose une énième sortie revival thrash qui ne viendra pas rebattre les cartes dans un style on ne peut plus saturé et convenu. Exalter ne brillera pas lui non plus par une approche particulièrement originale mais le tout est effectué avec une maitrise et une conviction évidentes. Si le thrash bien accrocheur, ni trop lent ni trop brutal, vous caresse les tympans donnez donc une chance à « Obituary For The Living ». En espérant un premier album pour bientôt, vous pourrez toujours vous la ramener avec un groupe à l’origine inattendue.

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Exalter
notes
Chroniqueur : 3.5/5
Lecteurs : (1)  3.5/5
Webzines : (2)  4.13/5

plus d'infos sur
Exalter
Exalter
Thrash - 2013 † 2023 - Bangladesh
  

tracklist
01.   Tortured Innocents
02.   Surrounded by Evil
03.   Sacrificial Immolation
04.   Nuclear Punishment
05.   Throat Cutters
06.   Thrash Resurgence
07.   White Phosphorus Shell

Durée : 29'34

line up
parution
11 Mars 2016

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