chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
125 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Friederichs » Polymorphe R... »

Saor - Forgotten Paths

Chronique

Saor Forgotten Paths
Je suis bien content de faire cette chronique parce qu’elle va me permettre de m’exprimer sur un terme que je vois assez fréquemment ici ou là, et qui a encore été récemment employé au sujet de SAOR. Ce terme, c’est « sur-évalué ». SAOR serait donc un groupe sur-évalué. Or, l’expression me semble non seulement galvaudée, mais aussi inappropriée. Car elle voudrait dire qu’un groupe ou un album est considéré comme meilleur qu’il ne l’est. Cette considération, elle ne peut être exister que si elle a été constatée. Et elle ne peut donc qu’être subjective. Seul celui qui va voir sur les forums ou réseaux sociaux trouvera qu’un groupe reçoit des louanges que lui-même n’attribuerait pas. Celui qui se contente d’écouter un album sans se soucier de ce qu’a dit untel ou untel n’aura jamais connaissance de l’opinion d’une prétendue « masse ». Pire, ceux qui disent d’un groupe qu’il est sur-évalué veulent en fait tout simplifier manifester leur mécontentement ou incompréhension envers le fait qu’un album qu’ils n’on pas aimé soit apprécié par d’autres. Il n’y a pas de valeur intrasèque à de la musique, pas de niveau quantifiable si ce n’est pas une note qui représente l’opinion d’une personne vis-à-vis de la musique. Il en va de même avec l’expression contraire : « sous-évalué », qui devrait en fait être compris comme « méconnu ». Un album qui nous a plu, mais dont on voit peu parler n’est pas sous-estimé mais méconnu. Un album qui nous a plu, mais qui a beaucoup de critiques négatives n’est pas sous-estimé, il est mal-aimé. Je chipotte avec les termes, mais j’avais tellement envie d’être clair à ce sujet, de pouvoir expliquer pourquoi je ne parle jamais d’œuvre sur ou sous-évaluée.

SAOR fait beaucoup parler de lui, et le nombre de fans ne cesse de grandir depuis 2013, depuis le premier album Roots sorti d’abord sous un autre nom de formation, ÀRSAIDH, qui a très vite été abandonné parce qu’Andy Marshall, le seul maître à bord, s’est tout à coup dit que l’accent sur le premier A posait problème, et que SAOR serait plus adapté. C’était donc il y a 6 ans, et force est de constater que le bougre écossais a un bon rythme de création puisque Forgotten Paths est le 4ème album. Il a mis trois ans pour donner une suite à Guardians, et la petite déception qui va tout de suite et sans aucun doute froisser les fans, c’est qu’il n’y a que 35 minutes de musique, pour trois pistes suivies d’une outro instrumentale et surtout dispensable. Ah si, ce final tout doux, tout mignon à la harpe ne sert pas à grand chose. Petite comptine finale sur laquelle le bruit des vagues vient se poser, il permet juste à Gloria Lyr (non, pas Amanda) de faire son apparition sur l’album. C’est la jeune femme qui a composé et interprété ce titre de 5 minutes. En espérant au moins que cela lui permettra d’augmenter son nombre d’abonnés sur sa chaîne YouTube, 25 à ce jour.

Elle n’est pas la seule invitée de l’album. Car même s’il n’y a que trois pistes (et donc bien moins que Guardians et ses 5 pistes de 11 minutes chacune), il y a bien d’autres invités, dont deux aux vocaux. Une autre femme méconnue, une certaine Sophie Rogers qui ne peut elle aussi que gagner des abonnés vu qu’elle plafonne actuellement à 106. Elle aussi écossaise apparaît sur « Bròn », le temps du refrain. Sa voix douce permet d’apporter un petit air apaisant, et un équilibre avec la voix toujours rauque d’Andy Marshall. L’autre invité nous est bien connu par contre puisqu’il s’agit de notre Neige national. Ce qui n’a pas manqué de m’inquiéter parce que Neige, c’est un peu le Elie Semoun du metal. Ah si, il était plus efficace quand il était avec Dieudonné / Famine. Et une fois qu’ils se sont séparés, ils sont allés chacun dans un extrême. Et sans vouloir trop manqué de respect, le travail récent de notre Elie / Neige me glisse totalement sur le haut du crâne... Mais voilà, il n’a ici que la parole, et encore, en fond, en chœur assez discret. Cela donne même une petite ambiance intimiste agréable, donc un grand ouf.

Parce que d’un point de vue musical, il n’y a quasiment rien à redire. On reste sur sa faim parce qu’on n’a que trois morceaux, mais ils sont qualitatifs. Ils sont dans la veine des albums précédents, avec un rythme très épique, des ambiances scottish bien dosées, des mélodies entêtantes. C’est évident que SAOR maîtrise parfaitement sa formule, et arrive à broder des compositions qui emportent l’auditeur loin dans un monde désolé et beau à la fois. On peut regretter des similitudes trop fortes entre chaque album, mais ce serait véritablement se montrer blasé, exigeant ou malhonnête que de trouver ces trois compositions insuffisantes. C’est juste que SAOR emploie constamment sa formule, efficace, et ne parviendra jamais à se renouveler, comme un SUMMONING a toujours su le faire. On reconnaît tout de suite un morceau de SUMMONING, on a besoin d’écouter un passage un peu plus long pour retrouver un titre de SAOR.

Je le répète, SAOR est toujours aussi efficace, et il a toujours le même talent pour faire tournoyer le black metal et les influences traditionnelles de son pays. Il se reconnaît entre mille, il se savoure sans lassitude, il ne déçoit pas. Mais il reste toujours dans le même spectre. Point. Et ceux qui le trouvent sur-estimé n’auront qu’à arrêter de lire les opinions des autres, et il ne le sera plus.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Saor
Black Metal Atmosphérique
2019 - Avantgarde Music
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (3)  8.17/10
Webzines : (9)  7.89/10

plus d'infos sur
Saor
Saor
Black Metal atmosphérique - 2013 - Royaume-Uni
  

vidéos
Bròn
Bròn
Saor

Extrait de "Forgotten Paths"
  

tracklist
01.   Forgotten Paths
02.   Monadh
03.   Bròn
04.   Exile

Durée : 38:35

parution
15 Février 2019

voir aussi
Saor
Saor
Origins

2022 - Season Of Mist
  
Saor
Saor
Guardians

2016 - Northern Silence Productions
  
Saor
Saor
Aura

2014 - Northern Silence Productions
  
Saor
Saor
Amidst the Ruins

2025 - Season Of Mist
  

Essayez aussi
Empyrium
Empyrium
Songs Of Moors And Misty Fields

1997 - Prophecy Productions
  
Lustre
Lustre
A Thirst for Summer Rain

2022 - Nordvis Produktion
  
Severoth
Severoth
By the Way of Light
(Шляхом світла)

2024 - Avantgarde Music
  
Turia
Turia
Degen Van Licht

2020 - Eisenwald
  
Alda
Alda
Passage

2015 - Bindrune Recordings
  

Blood Tsunami
Grand Feast For Vultures
Lire la chronique
None So Live - Cyrptopsy / 200 Stab Wounds / Inferi / Corpse Pile
Lire le podcast
Breizh Death Metal Party 2 Live Report
Lire le podcast
Agressor
Deathreat
Lire la chronique
Deathraw
Reduced To Ashes (EP)
Lire la chronique
Cro-Mags
The Age Of Quarrel
Lire la chronique
Barbarian
Reek Of God
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Dirty Rotten EP (EP)
Lire la chronique
Furi Helium
No Altar Stands Eternal
Lire la chronique
Power Abuse
Madness Inside
Lire la chronique
Kreator
Krushers Of The World
Lire la chronique
Dementia
The Insanity Chronicles
Lire la chronique
Live Report Tanork - Skelethal
Lire le podcast
Crystal Sun
The Trace You Left
Lire la chronique
Live Report Esodic - Anthares
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
Dreaggan
Eternal Fire (EP)
Lire la chronique
Misfire
Product of the Environment
Lire la chronique
Disarray
The Darkening (EP)
Lire la chronique
Breakdown
Divide and Konquer (EP)
Lire la chronique
Bilan 2025
Lire le bilan
La photo mystère du 16 Janvier 2026
Jouer à la Photo mystère
Testament
Para Bellum
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Janvier 2026
Jouer à la Photo mystère
Agressor
Medieval Rites
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Décembre 2025
Jouer à la Photo mystère
Bloodfield
Homunculus sapiens
Lire la chronique
Brutal Decay
Slaughter in Hell
Lire la chronique
Carnage Inc.
Carnage Inc. (EP)
Lire la chronique
Deathhammer
Crimson Dawn
Lire la chronique