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Temtris - Ritual Warfare

Chronique

Temtris Ritual Warfare
Cela fait déjà deux décennies que le combo de Nouvelle-Galles-du-Sud revient très régulièrement aux affaires, sans perdre en motivation mais en ayant toujours autant de mal à convaincre de la qualité de son Heavy Metal qui a la fâcheuse tendance à être au mieux sympathique, voire au pire carrément insipide. Tournant toujours autour de ses deux derniers membres d’origine (Genevieve Rodda au chant et Anthony Fox à la guitare) celui-ci a vu une nouvelle fois de nouveaux musiciens rejoindre le binôme (on ne compte plus les seconds guitaristes, bassistes et batteurs ayant défilé à ses côtés), qui s’ils ont un niveau technique impeccable n’arrivent pas à l’instar de leurs prédécesseurs à captiver sur la longueur. Car malheureusement ce sixième album souffre exactement des mêmes maux que les précédents, à savoir une pochette dégueulasse au possible et surtout des morceaux étirés jusqu’à plus soif sans raisons valables, créant de fait des opus interminables et surchargés de plans répétés en continu. N’apprenant visiblement pas de leurs erreurs passées et malgré leur expérience accumulée à travers les années, les Australiens (désormais signés chez WormHoleDeath) vont pondre là-encore un disque oubliable ou presque, qui les cantonnera une fois encore aux bas-fonds d’un genre qui a décidément du mal à émerger (voire être crédible) aux antipodes.

On a pourtant cru quelques instants que les choses allaient s’arranger avec « Race To The End » qui sert de parfait démarrage à l’ensemble (malgré une introduction tribale inutile), avec son entrain généralisé et sa rythmique sobre et basée sur la vitesse continue où l’on voit que les gars maîtrisent leur sujet en balançant patterns propices au headbanging, riffs efficaces et du solo long et aiguisé comme il faut (les leads épiques et bien menés seront d’ailleurs nombreux et réussis tout du long de cette galette, c’est toujours ça de pris !). Hélas rapidement on s’aperçoit qu’on a affaire à une redite constante et malgré les qualités entrevues au niveau de l’écriture et du feeling proposé on a du mal à rester concentré jusqu’à sa conclusion, tant ça semble vouloir ne jamais se finir (à l’instar du simple « Forever » pratiquement identique dans son déroulé). Car dépassant systématiquement les cinq minutes ou plus (sur sept des huit compositions proposées), le quintet va user et abuser du temps imparti même quand le rendu musical est à la hauteur, comme avec le plus lourd et ralenti « One For All » qui lève le pied mais s’embourbe dès la fin du premier refrain sans jamais parvenir à remonter la pente. Car plus on va avancer et plus certaines lacunes vont (ré)apparaître au grand jour, et si le temps là-encore est une des erreurs majeures le rendu musical frise lui-aussi la correctionnelle, l’écoute du pathétique « Seven Sins Of All » suffit pour en être convaincu. Si la base sans être géniale tenait à peu près la route, le break central acoustique et mélodique est une horreur absolue qui tombe comme un cheveu sur la soupe, tout en étant remplie d’effets et donnant l’impression d’avoir été piquée chez le BON JOVI sirupeux.

Si le démarrage de la seconde partie de ce long-format pouvait laisser présager d’une légère amélioration celle-ci va vite être balayée par l’interminable « Ritual Warfare » agréable à défaut de mieux… mais encore et toujours plombé par une longueur délirante (plus de sept minutes), et une conclusion au piano pompeuse et qui s’invite sans raison valable. Et le reste ne va pas être plus glorieux car entre le balourd et peu inspiré « Tempus Aeternum », « Erased » qui surnage mais s’essouffle plus vite qu’un asthmatique un jour de pollution, et surtout le pompeux « Always United » (qui ne décolle jamais et se fait plus lourd qu’un road train ensablé) il n’y a vraiment pas de quoi être fier, surtout avec autant de vécu au compteur pour chacun de ses vieux briscards du circuit underground. Si on a déjà évoqué le fait que techniquement les mecs tiennent la baraque en revanche il faut avouer qu’un des autres gros problème vient de sa chanteuse qui même si elle possède un certain coffre a tendance à surjouer et en faire des caisses, finissant ainsi de saouler l’auditeur le plus conciliant tant sa voix est mise en avant dans le mixage final (où en revanche chaque instrument est parfaitement équilibré et chaud).

Bref une fois encore il n’y a vraiment pas de quoi s’enflammer pour cette réalisation de troisième division locale (qui sort d’ailleurs sur un label du même niveau… c’est dire), trop répétitive et lambda pour captiver au-delà d’un cercle restreint d’initiés. Si l’entité comblera sans peine les piliers de bars de l’outback et une frange peu exigeante du public qui l’écoutera en dilettante autour de quelques bières, pour le reste ça n’arrivera pas à aller au-delà malgré les efforts déployés et l’acharnement du duo qui maintient en vie un navire qui semble naviguer à vue. Celui-ci semble en tout cas ne pas avoir le recul nécessaire pour prendre les décisions qui s’imposent, et de fait tout porte à croire que le successeur de ce cru 2021 souffrira des mêmes maux récurrents, comme le suivant et ainsi de suite… dommage !

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Temtris
Heavy Metal
2021 - WormHoleDeath
notes
Chroniqueur : 4.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (2)  7.75/10

plus d'infos sur
Temtris
Temtris
Heavy Metal - 2000 - Australie
  

tracklist
01.   Race To The End
02.   One For All
03.   Seven Sins Of All
04.   Forever
05.   Ritual Warfare
06.   Tempus Aeternum
07.   Erased
08.   Always United

Durée : 48 minutes

line up
parution
30 Avril 2021

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