Je vais être sincère et direct.
NAHTRUNAR est un des groupes récents qui a le plus mes faveurs. Dès
Symbolismus, son premier album de 2015, l’Autrichien m’avait convaincu. Depuis, chaque sortie a répondu à mes attentes :
Existenz en 2016,
Mysterium Tremendum en 2018,
Wolfsstunde en 2022,
Hrima en 2024. Autant de pépites que j’ai fait tourner en boucle. Il n’y avait donc aucune raison que la série s’arrête, et j’étais pleinement confiant en lançant ces six nouvelles compositions. Mais voilà, si la magie opère par moments, une légère déception s’installe au final.
Attention, cela reste relatif, et mesuré. Le genre de nuance qui fait passer de 8.5/10 à 8/10.
Sphären est donc un bon album, mais pas tout à fait au niveau de ses prédécesseurs. On y retrouve des éléments familiers, qui rendent le groupe immédiatement reconnaissable, en digne représentant d’un black metal à la fois atmosphérique et épique. L’esprit du black metal scandinave classique est bien présent, porté par des riffs triomphants, une ambiance sombre et ces fameuses impressions sphériques. Oui, « sphériques » : le terme peut sembler abstrait, mais il prend ici tout son sens. J’y entends une musique ample, enveloppante, presque en suspension, comme si elle se déployait dans un espace sans fin et venait progressivement m’encercler.
NAHTRUNAR reste toutefois fidèle à une approche résolument classique du black metal. Là où certains cherchent à moderniser le son jusqu’à basculer dans le post-black, lui conserve une froideur et une rage intactes, articulées autour de riffs incisifs, de mélodies hurlantes et de cris glacials. L’ensemble fonctionne très bien. Mais à la question “est-ce que cela fonctionne mieux qu’avant ?”, la réponse est moins évidente. J’ai le sentiment que les morceaux, malgré leur puissance, marquent moins durablement. Ils s’enchaînent comme autant de tempêtes impressionnantes, mais laissent moins de prises, moins de points d’ancrage mémorables. Là où certains titres passés s’imposaient immédiatement, ici il faut davantage aller les chercher. Les riffs de « In glisternde Fäden verwoben » ou le final, tour à tour torturé et envolé, de « Das astrale Verlies » montrent pourtant à quel point
NAHTRUNAR en est capable.
Au final, la déception reste légère, presque inévitable au vu du niveau atteint jusque-là. Et l’éternel fan de
LUNAR AURORA que je suis y trouve malgré tout largement son compte, heureux de retrouver une formation qui en partage plusieurs affinités, et surtout cette capacité à faire naître des paysages sonores vastes et habités.
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