Winterfylleth - The Unyielding Season
Chronique
Winterfylleth The Unyielding Season
Les Anglais de
WINTERFYLLETH semblent dotés d’une véritable horloge interne : depuis leurs débuts en 2008, ils livrent un album tous les deux ans avec une régularité remarquable. Une seule entorse à ce rythme bien huilé : l’absence de sortie en 2022, probablement due à la crise sanitaire (oui, celle que beaucoup préféreraient oublier). C’est donc, une fois encore, deux ans après
The Imperious Horizon que le groupe revient avec
The Unyielding Season.
Des changements depuis la dernière fois ? Très peu du côté du line-up. On note le départ de Nick Wallwork après 16 ans de bons et loyaux services, et l’arrivée de Mark Doyle pour assurer la basse et la guitare acoustique. Un musicien jusque-là discret, pour qui il s’agit d’une belle opportunité. D’autant que le groupe a franchi un cap : longtemps soutenu par Candlelight Records, il évolue désormais sous la bannière de Napalm Records. Ce n’est pas encore Nuclear Blast, mais on s’en rapproche, et ce changement d’envergure arrive au bon moment. Après neuf albums, le renouvellement devient un enjeu en soi ; s’appuyer sur une structure plus solide permet aussi d’élargir son audience sans renier son identité.
Car c’est bien là tout le défi : continuer à captiver après bientôt vingt ans passés à évoluer dans un style similaire. Certaines critiques, déjà parues, reprochent à ce nouvel opus de ne pas rivaliser avec les sommets du passé. Beaucoup citent
The Threnody of Triumph (2012) et
The Divination of Antiquity (2014) comme points culminants de la discographie. Difficile de contester ce constat. En revanche, parler d’un groupe à court d’inspiration me semble totalement à côté de la plaque. J’irais même jusqu’à dire qu’il exploite ici pleinement ses forces actuelles en 2026.
Qu’est-ce que cela implique ? Sans doute l’impossibilité de dépasser ces albums devenus des repères majeurs. L’effet de surprise s’est dissipé, l’élan des débuts appartient au passé. Mais l’essentiel est ailleurs : le niveau reste élevé. Ambiances soignées, écriture maîtrisée, sens de l’efficacité… tout ce qui a fait la force du groupe est toujours présent, avec même un regain perceptible par rapport à l’album précédent. Le groupe retrouve de l’allant et ne souffre d’aucun défaut majeur. Les fans devraient donc largement y trouver leur compte, et c’est clairement mon cas.
Je reste en revanche plus réservé sur la reprise de « Enchantment », titre emblématique de
PARADISE LOST. Plutôt que d’en proposer une relecture personnelle, le groupe choisit de rester très fidèle à l’original. L’initiative pourra séduire les néophytes, mais elle laisse un goût d’inachevé pour les autres. Au mieux, elle servira de repère immédiat pour situer l’album. « Ah, l’album avec la reprise de
PARADISE LOST ! »... ce qui reste tout de même un peu léger.
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