Avant d’accumuler trop de retard dans la discographie, la curiosité oisive d’un dimanche morne m’a poussé à m’intéresser aux débuts de carrière d’
ENTERRÉ VIVANT, remonter le fil du temps en commençant par la genèse,
Shiki, avant de me plonger prochainement dans le premier LP
Les ténèbres ne sont pas formées d’ombre. Peu de chance en revanche que j’écrive quoi que ce soit sur
Les bonbons, la chanson originale me les casse déjà trop pour avoir un tel courage.
L’influence de
SUMMONING est présente, c’est un fait dès l’introduction de « Haru ». Cependant, ce qui surprend surtout à l’écoute de ces quatre compositions, c’est qu’elles contiennent déjà les germes fragiles de ce qui fera la réussite de
Shigenso puis de
Akuzaï : un mélange de
black metal atmosphérique profondément mélancolique (« Aki ») sans être suicidaire, construit autour d’instruments traditionnels encore sous-exploités à ce stade, porté enfin par la dualité de caractère des deux musiciens :
Erroiak en bâtisseur de structures
black et
Sakrifiss dans le rôle du Hannya, vocalisant l’étrange dans des entremêlements de chants atypiques, possiblement agaçants même, tant ils donnent dans l’incongru, l’inusité, les intonations clivantes… Néanmoins, c’est également cette bizarrerie stylistique qui interpelle puis séduit.
Enfin… À vrai dire,
Shiki frustre plus qu’il ne séduit. L’esthétique, le concept appelleraient à davantage de développement alors que la brièveté des compositions (entre deux et trois minutes) ne laisse pas suffisamment de places aux âmes pour s’exprimer. Aussi ai-je plutôt tendance à voir cet EP comme un tremplin vers la signature avec
Drakkar Productions, alors que le duo s’ingénie parfois à brouiller les pistes : des allures japonisantes mais un rythme de valse durant l’ouverture « Haru ». L’idée est bonne, fonctionne clairement là n’est pas la question, c’est juste que le disque se lit à la vitesse d’une carte postale là où l’auditeur aurait envie d’une nouvelle, si ce n’est d’un roman. Cependant, je pense que tous les amateurs de la formation devrait écouter au moins une fois cette sortie car elle pose les ambitions, de façon peut-être pudique, maladroite parfois en se montrant plus agressif que ne le sera la suite, cela reste toutefois une porte d’entrée intéressante à l’univers franco-japonais du groupe, une graine qui deviendra ce que l’on connaît mais qui a le mérite de ne pas se fourvoyer, de ne pas se cacher derrière des références trop flagrantes pour déjà dévoiler une identité encore balbutiante, tâtonnante, une identité néanmoins. Nombreux sont ceux qui ne peuvent pas en dire autant.
Par Sosthène
Par AxGxB
Par Sosthène
Par Sosthène
Par Cujo
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Samfisher
Par Sosthène
Par MoM
Par Raziel