Non, non, je n’ai pas rejeté le groupe, c’est simplement que je n’avais pas pris le temps de parler de ses sorties récentes. La dernière fois que j’avais abordé
MOONGATES GUARDIAN, c’était en 2021 avec
Till the Wind of the Morning. Par la suite, les Russes ont continué sur leur lancée, publiant un album chaque année, à l’exception de 2024. 2026 sera donc une année normale, et
Come Shadow of My End est paru dès le 1er janvier, une nouvelle fois au format digital, en attendant que leur label historique More Hate Records le propose en CD dans un an, si les habitudes ne changent pas.
Et il n’y a aucune raison pour que cela change :
MOONGATES GUARDIAN semble figé dans le temps. Le groupe propose inlassablement le même style, composé et interprété par les deux mêmes géniteurs, avec un visuel toujours aussi similaire. Ah non, je ne m’en plains pas, et je suis même plutôt admiratif des formations qui restent fidèles à leur univers. Skilar parvient toujours à créer une musique inspirée des œuvres de Tolkien, à la fois sombre et féérique, avec des claviers omniprésents et de nombreuses références à
SUMMONING. Ses ambiances immersives ravissent encore ceux qui acceptent un certain aspect cheap dans le black épique à l’ancienne. J’ai d’ailleurs été très positivement surpris par la capacité de certains passages à capter mon attention. Le piano sur « In the Morgul Vale » est particulièrement touchant, tandis que les effets de synthétiseur et les chœurs de « The Riders of the Mark » font mouche. Mais je pense que cette réussite est, une fois encore, en partie due au deuxième acolyte : Alexey. Son timbre est totalement décalé par rapport à la douceur des instruments : acéré, tranchant, douloureux.
Je dis souvent que ce qui fait de
SUMMONING un groupe aussi efficace, c’est l’équilibre qu’il propose entre envolées lumineuses et atmosphères sombres. Il faut conserver une part de souffrance pour gagner en émotion. Briller continuellement ne sert pas à grand-chose. Cet équilibre,
MOONGATES GUARDIAN le trouve grâce à son chanteur. On le constate d’ailleurs encore davantage lorsque le chant change, et c’est justement le cas sur « Come Shadow of My End ». Allez savoir pourquoi, la moitié des paroles y sont interprétées en chant clair, comme dans le power metal. Le seul avantage est d’apporter une touche d’originalité et de quitter quelque peu les sentiers battus, mais il faut absolument que le groupe évite de s’engager dans cette direction à l’avenir. Une fois, cela suffit.
Je le redis : ce nouvel album conserve toutes les spécificités du groupe. Il possède un style propre auquel on adhère ou non. Le côté cheap est assumé et l’odeur du DIY est omniprésente, mais c’est justement ce qui en fait une entité attachante. Sur les sept morceaux proposés, quatre comptent parmi les meilleurs du groupe, tandis que trois se montrent un peu plus faibles. Cela suffit néanmoins à faire de
Come Shadow of My End un album à se procurer.
Par Jean-Clint
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Samfisher
Par Sosthène
Par MoM
Par Raziel
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint
Par Cujo
Par Keyser
Par Jean-Clint
Par AxGxB
Par DEMONIKA