chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
104 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Golden Ashes... » Panopticon -... »

Anaal Nathrakh - The Whole Of The Law

Chronique

Anaal Nathrakh The Whole Of The Law
Horloge britannique à la régularité suisse annonçant le Jugement Dernier depuis sa formation en 1999, le duo misanthrope Anaal Nathrakh continue de dégobiller son Necro Black Metal, délicieux mélange corrosif de brutal black et de grind mais à la fibre mélodique toujours plus imposante. Ainsi place en toute logique (deux ans jour pour jour après Desideratum) à leur neuvième (!) album (tous évidemment chroniqués sur votre webzine préféré) The Whole Of The Law, deuxième opus sous l’étendard Metal Blade. Comme un air de « déjà vu » pour l’artwork ? La peinture de William-Adolphe Bouguereau (« Dante et Virgile », visible au musée d’Orsay) aura été effectivement déjà utilisée dans la sphère metal, Gorgoroth étant le plus connu (Ad Majorem Sathanas Gloriam). Présage d’un ensemble à l’arrière-goût de « réchauffé » ?

Après Domine Non Es Dignus (et plus précisément Eschaton, achèvement de leur style actuel à mon sens), Anaal Nathrakh usera sa recette black/grind imparable jusqu’à la moelle en ne faisant qu’ajuster sa dose d’accroche/brutalité et en y incorporant de timides éléments électro. Seul Passion sortira légèrement du cadre habituel mais peinera à convaincre malgré quelques expérimentations attrayantes. The Whole Of The Law réajuste cette fois l’agressivité après un très (trop ?) mélodique Desideratum (album le plus accessible de leur discographie à ce jour) au mixage bien trop inégal. Désormais les hurlements de V.I.T .R.I.O.L ne sont plus masqués pour les déluges de la B.A.R, des riffs ou encore des samples. Conséquence, la musique gagne exponentiellement en intensité, les vocaux multicouches du gaillard sont toujours aussi inhumains («… So We Can Die Happy ») et réduiront de nouveau bon nombre de tympans en bouillie. Indubitablement l’un des meilleurs vocalistes de la scène extrême (je me répète). Une ultra-violence que l’on n’avait pas entendue autant sur la durée depuis longtemps… Pour dire, presque aussi éprouvant qu’un The Codex Necro surtout lorsque le duo évite quelconque mélodie trop sucrée ou refrain chant clair : «… So We Can Die Happy », « And You Will Beg for Our Secrets » (et ce riff à 2:18 !), le break de « Extravaganza!» à 2:18 ou l’intro de « On Being A Slave ». Balance parfaite donc cette fois-ci ?

La première écoute sera plutôt enthousiasmante, le début d’album qu’avait déjà dévoilé en partie le groupe rallie à leur cause nihiliste : le trio « Depravity Favours the Bold » (intro démentielle pour finalement retomber sur un refrain un peu « light »), « Hold Your Children Close and Pray for Oblivion » et « We Will Fucking Kill You » (refrains méchamment « catchy » cette fois) comme exemple parfait de la machine infernale Anaal Nathrakh. Puis les morceaux défilent et l’on relance la galette, une baffe sonore c’est incontestable mais en penchant l’oreille plus attentivement mon constat se mue. Certes cela défouraille et reste carré au possible, mais rien de mémorable ne s’en dégage réellement. Quid des passages malsains et poisseux ? Quid des breaks impromptus tsunami ? Quid des mélodies noires entêtantes ou des refrains enchanteurs ? Aucun hit à l’horizon. Oui certains passages (cités plus haut) valent le détour, particulièrement le morceau final touchant « Of Horror, And The Black Shawls », mais globalement les titres paraissent composés par un générateur de riffs puisant dans leur disco et dans un schéma trop binaire : « In Flagrante Delicto » (refrain assez horripilant), « On Being A Slave » et « The Great Spectactor » font clairement office de chutes studio. Les délires heavy grand guignolesques de « Extravaganza! » ou le discret moment post-black (tremolo sous effet « delay ») sur «… So We Can Die Happy » (2:05) n’arriveront pas à gommer ce sentiment facile et prévisible.

Anaal Nathrakh reprend ce qu’il avait laissé sur l’affuté Desideratum, il attise sa brutalité et ajuste le mixage ainsi que les effets électro. Problème, l’efficacité en moins. Outre l’inspiration amoindrie aux riffs réchauffés dans une construction majoritairement simpliste (couplet brutal / refrain chant clair / pont mélodique) l’agressivité palpable n’a pas l’impact antérieur, encore trop proprette ici. Rien ne se dégage et pousse à la réécoute. Alors certes pour les néophytes ou ceux suivant Anaal Nathrakh par intermittence, The Whole Of The Law conviendra à leur instant « Armageddon » mais après déjà neuf chroniques du groupe je ne suis pour ma part nullement repu.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Anaal Nathrakh
Black / Grind
2016 - Metal Blade Records
notes
Chroniqueur : 6.5/10
Lecteurs : (10)  7.5/10
Webzines : (30)  7.8/10

plus d'infos sur
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
Black/Grind mélodique - 1999 - Royaume-Uni
  

tracklist
01.   The Nameless Dread  (01:11)
02.   Depravity Favours the Bold  (03:07)
03.   Hold Your Children Close and Pray for Oblivion  (03:35)
04.   We Will Fucking Kill You  (03:54)
05.   ...So We Can Die Happy  (04:05)
06.   In Flagrante Delicto  (03:38)
07.   And You Will Beg for Our Secrets  (03:20)
08.   Extravaganza!  (04:12)
09.   On Being a Slave  (05:39)
10.   The Great Spectator  (03:45)
11.   Of Horror, and the Black Shawls  (05:41)

Durée : 42:07

line up
parution
28 Octobre 2016

voir aussi
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
In The Constellation Of The Black Widow

2009 - Candlelight Records
  
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
Total Fucking Necro (Compil.)

2000 - Leviaphonic Records
  
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
Eschaton

2006 - Season Of Mist
  
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
Vanitas

2012 - Candlelight Records
  
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
Hell Is Empty, And All The Devils Are Here

2007 - Feto Records
  

Essayez plutôt
Withered
Withered
Folie Circulaire

2008 - Prosthetic Records
  
Infernal Coil
Infernal Coil
Within a World Forgotten

2018 - Profound Lore Records
  
Gravesend
Gravesend
Gowanus Death Stomp

2023 - 20 Buck Spin Records
  
Withered
Withered
Dualitas

2010 - Prosthetic Records
  
Dephosphorus
Dephosphorus
Ravenous Solemnity

2014 - 7 Degrees Records
  

Lyzanxia
Mindcrimes
Lire la chronique
None So Live - Cyrptopsy / 200 Stab Wounds / Inferi / Corpse Pile
Lire le podcast
Breizh Death Metal Party 2 Live Report
Lire le podcast
Agressor
Deathreat
Lire la chronique
Deathraw
Reduced To Ashes (EP)
Lire la chronique
Cro-Mags
The Age Of Quarrel
Lire la chronique
Barbarian
Reek Of God
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Dirty Rotten EP (EP)
Lire la chronique
Furi Helium
No Altar Stands Eternal
Lire la chronique
Power Abuse
Madness Inside
Lire la chronique
Kreator
Krushers Of The World
Lire la chronique
Dementia
The Insanity Chronicles
Lire la chronique
Live Report Tanork - Skelethal
Lire le podcast
Crystal Sun
The Trace You Left
Lire la chronique
Live Report Esodic - Anthares
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
Dreaggan
Eternal Fire (EP)
Lire la chronique
Misfire
Product of the Environment
Lire la chronique
Disarray
The Darkening (EP)
Lire la chronique
Breakdown
Divide and Konquer (EP)
Lire la chronique
Bilan 2025
Lire le bilan
La photo mystère du 16 Janvier 2026
Jouer à la Photo mystère
Testament
Para Bellum
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Janvier 2026
Jouer à la Photo mystère
Agressor
Medieval Rites
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Décembre 2025
Jouer à la Photo mystère
Bloodfield
Homunculus sapiens
Lire la chronique
Brutal Decay
Slaughter in Hell
Lire la chronique
Carnage Inc.
Carnage Inc. (EP)
Lire la chronique
Deathhammer
Crimson Dawn
Lire la chronique