chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
129 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
John Maggard » Trey Williams »

Anaal Nathrakh - Desideratum

Chronique

Anaal Nathrakh Desideratum
Vanitas, délicieux miasme sonore sorti il y a tout juste deux ans, tu marquais un retour à l’annihilation auditive terminale après un Passion expérimental prometteur mais en demi-teinte. Tu étais une succession de tubes à la fois jouissivement ultra violents et aux mélodies/refrains plus qu’entêtants. Une efficience et un équilibre que l’on n’avait pas entendu depuis le vénéré Eschaton. Tu frôlais l’excellence, ni plus ni moins. Tâche compliquée pour Anaal Nathrakh que de régurgiter une immondice aussi savoureuse. Fort de son succès, le duo britannique délaisse Candlelight Records (après trois opus blasphématoires) pour rejoindre un label plus imposant, Metal Blade. Sous les déjections pestilentielles de Birmingham, la découverte de ce huitième album, Desideratum (« chose désirée »).

La musique d’Anaal Nathrakh, élégie pour l’extinction de l’humanité reprend exactement ce qu’avait laissé Vanitas mais ira jouer sur son contraste. La balance « brutalité / mélodie » penche désormais un peu plus d’un côté. Outre une production étonnamment propre (ne parlons pas des auditeurs restés sur les prémices du groupe) mais à la puissance de feu prodigieuse, les vagues de riffs endommageant le cervelet ainsi que la boîte à rythmes supérieure à 15 mégatonnes par battement, laissent dorénavant d’avantage de place à l’aspect accrocheur. Sous un format de composition des plus élémentaires de Mick Kenney, les mélodies primitives teintées scandinaves (le tremolo de « Monstrum In Animo » en tête de liste) et/ou les refrains enchanteurs qui agrippent l’oreille se trouvent sur chaque morceau sans exception. Contrairement à Vanitas ou aux précédents albums subissant de légères baisses de régimes (de suite déblayées par un riff ou un cri), tout est calibré pour tenir votre attention pendant 41 minutes. L’ouverture destructrice « Unleash » (imparable), le hit monstrueux « The One Thing Needful » (un de plus à ajouter au panthéon d’Anaal Nathrakh), l’épique « The Joystream » (aux relents d’un Catamenia) ou bien « Rage And Red » figurent parmi les meilleurs exemples de cette efficacité.

Le reste de Desideratum n’est pas à jeter mais il paraît plus anecdotique et prévisible pour les connaisseurs. Mick Kenney semble se contenter de recopier sa recette, les riffs standardisés côtoient de bonnes trouvailles mais donnent au final un arrière goût d’inachevé. La seule « surprise » réside dans les touches électro apportées par le Dj anglais Gore Tech sur l’ensemble de Desideratum. Effets en tous genres et beats techno qui rappelleront par moment la belle époque d’Aborym. Bonne pioche à conserver. La brutalité ou l’atmosphère malsaine d’antan auraient certainement effacé les déficiences, on retrouvera quelques bribes sur la conclusion « Ita Mori » mais le choc frontal attendu n’arrive pas. La faute en partie à un mixage mettant d’avantage en valeur l’instrumentation, le courroux de V.I.T.R.I.O.L n’a ainsi pas ainsi le même impact. Pilier indissociable dans l’ultra violence d’Anaal Nathrakh, le chaos perd en intensité. Et c’est bien dommage, car l’oreille attentive, le prêcheur du Mal, accompagné du déjanté Niklas Kvarforth (Shining), offre encore une fois des cris hallucinants et même parfois quelques virées aliénées proches d’un Attila Csihar (« Rage And Red » à 2:55). On ne crachera évidemment pas sur les samples disséminés (l’introduction de « Idol » issue de la série TV « Star Trek : Deep Space Nine » : étonnant !) mais ce n’est pas suffisant pour pervertir notre imagination.

Desideratum ou l’œuvre la plus accessible mais aussi la plus fluide d’Anaal Nathrakh à l’heure où j’écris ces lignes. Une sorte de Vanitas 2.0 au son plus « doux » et au penchant mélodique plus prononcé. Point d’horreur aseptisée je vous rassure, Anaal Nathrakh joue bien son Necro Black Metal (black/grind) mais il reste trop dans la facilité, il lui manque la folie antérieure (composition et ambiance) pour pouvoir complètement atomiser nos tympans et marquer les esprits. Une musique presque « proprette » et semblant en pilotage automatique qui s’écoutera avec un réel plaisir sadique coutumier mais décevra quelque peu ceux encore bluffés par Vanitas.

« What you call genocide, I call a day's work »

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Anaal Nathrakh
Black / Grind
2014 - Metal Blade Records
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (8)  8/10
Webzines : (39)  7.08/10

plus d'infos sur
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
Black/Grind mélodique - 1999 - Royaume-Uni
  

écoutez
tracklist
01.   Acheronta Movebimus
02.   Unleash
03.   Monstrum in Animo
04.   The One Thing Needful
05.   A Firm Foundation of Unyielding Despair
06.   Desideratum
07.   Idol
08.   Sub Specie Aeterni (Of Maggots, and Humanity)
09.   The Joystream
10.   Rage and Red
11.   Ita Mori

Durée : 41:04

line up
parution
27 Octobre 2014

voir aussi
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
The Codex Necro

2001 - Mordgrimm
  
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
The Whole Of The Law

2016 - Metal Blade Records
  
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
Eschaton

2006 - Season Of Mist
  
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
Domine Non Es Dignus

2004 - Season Of Mist
  
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
When Fire Rains Down From The Sky, Mankind Will Reap As It Has Sown (EP)

2003 - Mordgrimm
  

Essayez aussi
Infernal Coil
Infernal Coil
Within a World Forgotten

2018 - Profound Lore Records
  
The Black Sorcery
The Black Sorcery
Wolven Degrade

2019 - Krucyator Productions
  
Dephosphorus
Dephosphorus
Impossible Orbits

2017 - Selfmadegod Records
  
Fonsadera / Biological Warfare
Fonsadera / Biological Warfare
暴​力​を​表​現​す​る​も​う​一​つ​の​方​法
(Another Way of Expressing the Violence)...

2023 - Inferna Profundus Records
  
Withered
Withered
Dualitas

2010 - Prosthetic Records
  

The Burning
Storm The Walls
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
NecroBeast
Iron Baphomet
Lire la chronique
Savage Mania
Demonic Assault
Lire la chronique
Intoxicated
The Dome
Lire la chronique
Shadowspawn
Cadaver Dogs
Lire la chronique
Cage Fight
Exuvia
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
Metal Noz 3 - Live Report
Lire le podcast
Entombed
Crawl (EP)
Lire la chronique
Türböwitch
Under Haunted Skies
Lire la chronique
Exodus
Goliath
Lire la chronique
Cro-Mags
Alpha Omega
Lire la chronique
Slyther
Chronicles of Despair
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Violent Pacification (EP)
Lire la chronique
Nukem
The Grave Remains
Lire la chronique
Aborcja
Do krzyża abarotem
Lire la chronique
Vomitory
In Death Throes
Lire la chronique
La photo mystère du 15 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Paradox
Heresy
Lire la chronique
Sunovrat
Kuluk
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Perpetual Warfare
The Age of War
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
10 ans de vidéo SAKRIFISS / Le top 50 des groupes marquants
Lire le podcast
Cryptic Shift
Overspace & Supertime
Lire la chronique
Deathraiser
Forged In Hatred
Lire la chronique
R.I.P. Soldier
The True Soldiers Never Die
Lire la chronique
Cro-Mags
Best Wishes
Lire la chronique
Venthiax
Rites Of Ra (EP)
Lire la chronique