chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
254 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Michael Poulin » Avulsed - Ph... »

Anaal Nathrakh - Desideratum

Chronique

Anaal Nathrakh Desideratum
Vanitas, délicieux miasme sonore sorti il y a tout juste deux ans, tu marquais un retour à l’annihilation auditive terminale après un Passion expérimental prometteur mais en demi-teinte. Tu étais une succession de tubes à la fois jouissivement ultra violents et aux mélodies/refrains plus qu’entêtants. Une efficience et un équilibre que l’on n’avait pas entendu depuis le vénéré Eschaton. Tu frôlais l’excellence, ni plus ni moins. Tâche compliquée pour Anaal Nathrakh que de régurgiter une immondice aussi savoureuse. Fort de son succès, le duo britannique délaisse Candlelight Records (après trois opus blasphématoires) pour rejoindre un label plus imposant, Metal Blade. Sous les déjections pestilentielles de Birmingham, la découverte de ce huitième album, Desideratum (« chose désirée »).

La musique d’Anaal Nathrakh, élégie pour l’extinction de l’humanité reprend exactement ce qu’avait laissé Vanitas mais ira jouer sur son contraste. La balance « brutalité / mélodie » penche désormais un peu plus d’un côté. Outre une production étonnamment propre (ne parlons pas des auditeurs restés sur les prémices du groupe) mais à la puissance de feu prodigieuse, les vagues de riffs endommageant le cervelet ainsi que la boîte à rythmes supérieure à 15 mégatonnes par battement, laissent dorénavant d’avantage de place à l’aspect accrocheur. Sous un format de composition des plus élémentaires de Mick Kenney, les mélodies primitives teintées scandinaves (le tremolo de « Monstrum In Animo » en tête de liste) et/ou les refrains enchanteurs qui agrippent l’oreille se trouvent sur chaque morceau sans exception. Contrairement à Vanitas ou aux précédents albums subissant de légères baisses de régimes (de suite déblayées par un riff ou un cri), tout est calibré pour tenir votre attention pendant 41 minutes. L’ouverture destructrice « Unleash » (imparable), le hit monstrueux « The One Thing Needful » (un de plus à ajouter au panthéon d’Anaal Nathrakh), l’épique « The Joystream » (aux relents d’un Catamenia) ou bien « Rage And Red » figurent parmi les meilleurs exemples de cette efficacité.

Le reste de Desideratum n’est pas à jeter mais il paraît plus anecdotique et prévisible pour les connaisseurs. Mick Kenney semble se contenter de recopier sa recette, les riffs standardisés côtoient de bonnes trouvailles mais donnent au final un arrière goût d’inachevé. La seule « surprise » réside dans les touches électro apportées par le Dj anglais Gore Tech sur l’ensemble de Desideratum. Effets en tous genres et beats techno qui rappelleront par moment la belle époque d’Aborym. Bonne pioche à conserver. La brutalité ou l’atmosphère malsaine d’antan auraient certainement effacé les déficiences, on retrouvera quelques bribes sur la conclusion « Ita Mori » mais le choc frontal attendu n’arrive pas. La faute en partie à un mixage mettant d’avantage en valeur l’instrumentation, le courroux de V.I.T.R.I.O.L n’a ainsi pas ainsi le même impact. Pilier indissociable dans l’ultra violence d’Anaal Nathrakh, le chaos perd en intensité. Et c’est bien dommage, car l’oreille attentive, le prêcheur du Mal, accompagné du déjanté Niklas Kvarforth (Shining), offre encore une fois des cris hallucinants et même parfois quelques virées aliénées proches d’un Attila Csihar (« Rage And Red » à 2:55). On ne crachera évidemment pas sur les samples disséminés (l’introduction de « Idol » issue de la série TV « Star Trek : Deep Space Nine » : étonnant !) mais ce n’est pas suffisant pour pervertir notre imagination.

Desideratum ou l’œuvre la plus accessible mais aussi la plus fluide d’Anaal Nathrakh à l’heure où j’écris ces lignes. Une sorte de Vanitas 2.0 au son plus « doux » et au penchant mélodique plus prononcé. Point d’horreur aseptisée je vous rassure, Anaal Nathrakh joue bien son Necro Black Metal (black/grind) mais il reste trop dans la facilité, il lui manque la folie antérieure (composition et ambiance) pour pouvoir complètement atomiser nos tympans et marquer les esprits. Une musique presque « proprette » et semblant en pilotage automatique qui s’écoutera avec un réel plaisir sadique coutumier mais décevra quelque peu ceux encore bluffés par Vanitas.

« What you call genocide, I call a day's work »

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Anaal Nathrakh
Black / Grind
2014 - Metal Blade Records
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (8)  8/10
Webzines : (39)  7.08/10

plus d'infos sur
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
Black/Grind mélodique - 1999 - Royaume-Uni
  

écoutez
tracklist
01.   Acheronta Movebimus
02.   Unleash
03.   Monstrum in Animo
04.   The One Thing Needful
05.   A Firm Foundation of Unyielding Despair
06.   Desideratum
07.   Idol
08.   Sub Specie Aeterni (Of Maggots, and Humanity)
09.   The Joystream
10.   Rage and Red
11.   Ita Mori

Durée : 41:04

line up
parution
27 Octobre 2014

voir aussi
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
Hell Is Empty, And All The Devils Are Here

2007 - Feto Records
  
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
Vanitas

2012 - Candlelight Records
  
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
Domine Non Es Dignus

2004 - Season Of Mist
  
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
A New Kind Of Horror

2018 - Metal Blade Records
  
Anaal Nathrakh
Anaal Nathrakh
Total Fucking Necro (Compil.)

2000 - Leviaphonic Records
  

Essayez aussi
Dephosphorus
Dephosphorus
Ravenous Solemnity

2014 - 7 Degrees Records
  
Mustasuo
Mustasuo
Katharsis

2020 - Inverse Records
  
Pilori
Pilori
À Nos Morts

2020 - Terrain Vague Records / APB Records / Coups de Couteau
  
Dragged Into Sunlight
Dragged Into Sunlight
Hatred For Mankind

2011 - Prosthetic Records
  
Fukpig
Fukpig
3

2012 - Devizes Records
  

Cosmic Jaguar
El era del jaguar
Lire la chronique
Forced Entry
As Above, So Below
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Octobre 2026
Jouer à la Photo mystère
Combat Shock
Nightmare Fuel
Lire la chronique
HateSphere
Guillotine
Lire la chronique
Violent Omen
Locomotive of Chaos
Lire la chronique
Razorvoid
Into The Void
Lire la chronique
30 Years of Humanity is the Devil
Integrity + Ringworm + Worl...
Lire le live report
Dissimulator
Artifice Dissolves
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Octobre 2026
Jouer à la Photo mystère
Critical Defiance
Rivers Of Blood
Lire la chronique
Death Feast Open Air 2026
Annotations Of An Autopsy +...
Lire le live report
The Bleeding
Godless Communion
Lire la chronique
Miscreance
Reminiscence
Lire la chronique
Harlott
Exsequiis
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Septembre 2026
Jouer à la Photo mystère
Phantom Corporation / Catbreath
Commando / Die By The Claw ...
Lire la chronique
Crashdeath
Loverbone
Lire la chronique
Entretien avec CAGE FIGHT
Lire le podcast
Entretien avec DEATH DECLINE
Lire le podcast
Motocultor 2026 - Live Report
Lire le dossier
Exumer
Death Mask Messiah
Lire la chronique
Interview avec HEART ATTACK
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Septembre 2026
Jouer à la Photo mystère
Ninth Realm
Damnation's Veil
Lire la chronique
Mucky Pup
Lemonade
Lire la chronique
D.R.I.
4 Of A Kind
Lire la chronique
Orph
Dead (EP)
Lire la chronique
Maidenhead
Maximum Clonage
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Warthrash
No Light Shall Remain
Lire la chronique