chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
99 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Mauricio Souza » Huronian »

Deicide - Legion

Chronique

Deicide Legion


« Mon nom est Légion, car nous sommes nombreux »
Mais que sa passe-t-il lorsque cette Légion, déjà critiquée dans le Spiritual Healing de Death, sort par les yeux d'un frontman qui en a marre de la corruption et du brassage de dollars de l’Église américaine ?
Ça donne un album qui se vendra à 400 000 exemplaires, un des plus gros scores pour un disque de Metal extrême.

C'est sûr qu'aujourd'hui, à froid, cet album de Deicide est particulier. À cause de ce son sec et des compos en apparence brute, on peut trouver la musique plate à la première écoute. D'autant que ça a été produit un an après le Human de Death, enregistré également au Morrisound studio : on se doute que dans un tel temple du Death Metal, où ont enregistré des tenors du genre (Atheist, Sepultura, Death, Cynic, Cannibal Corpse), les choix n'ont pas été faits au hasard.
Justement, ce côté guitares sans écho, batterie sourde et basse sans coffre confèrent une certaine couleur au son : ignorons la froideur grandiose d'un Seigneur des Ténèbres, l'album joue des morceaux brefs, qui cisaillent net, avec des transitions hachées. Cela permet aux vocals de véritablement sortir du lot, avec deux types de chants : un profond et guttural, l'autre crié et aigu, comme torturé. Glen Benton, dont la performance n'a connu aucun effet, donne vraiment une identité puissante à ce Death Metal qui se veut satanique. Quand les doubles vocals se superposent, comme dans "Dead But Dreaming", l'ensemble est véritablement saisissant. Le chant saura également être d'une précision implacable, la preuve étant surtout apportée dans "Holy Deception", véritable leçon dans le placement vocal, mais également dans la composition, hargneuse et diablement rythmée.

Parce qu'un autre élément qui a fait le succès de cet album sont les structures des compositions. A l'instar du son qui semble une régression lors d'une écoute peu attentive, l'écriture paraît répétitive, et l'album donne le sentiment de traîner en longueur. Sauf que les morceaux sont tout sauf simples, et font montre, après un premier album plutôt straight-forward, d'un soin apporté pour créer des pistes complètes.
Si tu lances "Repent to Die", tu te laisses embarquer dans ce mur de son bien fichu, menant à une lead surprenante à décortiquer. On aura aussi des purs moments de rythmiques Thrash "tchouka-tchouka" comme dans "Satan Spawn..." à partir du début du refrain très bondissant, conduisant à des blasts vengeurs, arrivant telle une punition après être tombé dans l'allégresse.
Ces blasts beats apparaissent clairement comme des éléments qu'on mérite à l'écoute : quand ça explose, on sent que ça défonce. "Dead But Dreaming", mais également "Trifixion", te régalent sur ce point-là. "Trifixion" qui, d'ailleurs, signale bien que l'inspiration Cannibal Corpse n'est pas loin. Mais si tu aimes Death période Scream Bloody Gore et Leprosy, tu seras servi avec "In Hell I Burn", qui t'apprend pourquoi cet album, en 1992, a su trouver son public. La formule est simple : batterie qui tabasse, rythmiques engageantes, basse qui joue à un degré assez technique, complémentarité des guitares, alternances entre gros blasts et headbang parts qui ont hérité de toute la vague Metal extrême de la seconde moitié des années 80, superbement perceptible dans le monstrueux "Revocate the Agitator".
Enfin, l'ensemble est surtout complété par le savoir-faire Morrisound, qui a façonné avec son écurie les bases du Death Metal. Toutes les sorties Morrisound à partir de 88 sont des pierres angulaires du Death US, et chaque album apparaît comme une définition dans le dictionnaire du Metal extrême. Legion, considéré par les membres de Deicide eux-même comme leur album le plus chaotique, apporte des éléments occultes avec un son à la fois richement composé et conduit de manière jusqu'au-boutiste. On appréciera ou non les choix qui ont été faits, mais cet album reste primordial : il s'est énormément vendu pour son style, ce qui a permis d'inspirer bon nombre de musiciens, notamment Vital Remains, où Glen Benton viendra prendre le poste de chanteur également.
L'aspect direct de Legion ainsi que son contenu ouvertement satanique, jouant l'aspect choc jusque dans l'attitude avec la croix inversée sur le front de Glen Benton, ont ainsi permis à cet album de se hisser, à l'instar de Cannibal Corpse à l'époque, comme une référence du Metal extrême.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Deicide
Death Metal
1992 - R/C Records
notes
Chroniqueur : 9/10
Lecteurs : (16)  8.66/10
Webzines : (5)  8.3/10

plus d'infos sur
Deicide
Deicide
Death Metal - 1989 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Satan Spawn, The Caco-Daemon  (04:26)
02.   Dead But Dreaming  (03:13)
03.   Repent To Die  (03:59)
04.   Trifixion  (02:59)
05.   Behead The Prophet (No Lord Shall Live)  (03:44)
06.   Holy Deception  (03:19)
07.   In Hell I Burn  (04:37)
08.   Revocate The Agitator  (02:47)

Durée : 29:04

line up
parution
1 Mars 1992

voir aussi
Deicide
Deicide
Scars of the Crucifix

2004 - Earache Records
  
Deicide
Deicide
Overtures Of Blasphemy

2018 - Century Media Records
  
Deicide
Deicide
Till Death Do Us Part

2008 - Earache Records
  
Deicide
Deicide
When Satan Lives (Live)

1998 - Roadrunner Records
  
Deicide
Deicide
The Stench Of Redemption

2006 - Earache Records
  

Essayez aussi
Lantern
Lantern
Subterranean Effulgence (EP)

2011 - Internecion Productions
  
Funest
Funest
Desecrating Obscurity

2014 - Memento Mori
  
Grave
Grave
As Rapture Comes

2006 - Century Media Records
  
Soul Devourment
Soul Devourment
Eternal Perdition (EP)

2020 - Sewer Rot Records / Black Hole Productions
  
Horoh
Horoh
Aberration

2023 - Crypt Of Dr. Gore
  

Shadowspawn
Blasphemica
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
NecroBeast
Iron Baphomet
Lire la chronique
Savage Mania
Demonic Assault
Lire la chronique
Intoxicated
The Dome
Lire la chronique
Shadowspawn
Cadaver Dogs
Lire la chronique
Cage Fight
Exuvia
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
Metal Noz 3 - Live Report
Lire le podcast
Entombed
Crawl (EP)
Lire la chronique
Türböwitch
Under Haunted Skies
Lire la chronique
Exodus
Goliath
Lire la chronique
Cro-Mags
Alpha Omega
Lire la chronique
Slyther
Chronicles of Despair
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Violent Pacification (EP)
Lire la chronique
Nukem
The Grave Remains
Lire la chronique
Aborcja
Do krzyża abarotem
Lire la chronique
Vomitory
In Death Throes
Lire la chronique
La photo mystère du 15 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Paradox
Heresy
Lire la chronique
Sunovrat
Kuluk
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Perpetual Warfare
The Age of War
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
10 ans de vidéo SAKRIFISS / Le top 50 des groupes marquants
Lire le podcast
Cryptic Shift
Overspace & Supertime
Lire la chronique
Deathraiser
Forged In Hatred
Lire la chronique
R.I.P. Soldier
The True Soldiers Never Die
Lire la chronique
Cro-Mags
Best Wishes
Lire la chronique
Venthiax
Rites Of Ra (EP)
Lire la chronique