chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
227 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Hatesphere » Monolyth + P... »

Mercyless - The Mother Of All Plagues

Chronique

Mercyless The Mother Of All Plagues
Tu connais mon point de vue sur le death metal. Genre que j’ai adoré à ses débuts (j’avais 15 ans en 89…), que j’ai toujours suivi, que je ne comprends plus depuis plus de 20 ans tant les photocopieuses se sont multipliées à l’infini, l’inspiration partie en fumée (n’abordons pas, pour préserver les plus fragiles, la décrépitude d’un monstre comme Morbid Angel) et l’originalité remisée au caveau. Pourtant, en suivant attentivement ça et là les posts et autres chroniques de mes camarades, il m’arrive encore – très rarement, soyons francs – de trouver chaussure à mon pied. Et parmi ces groupes que je n’ai jamais lâchés, Mercyless figure en bonne place. Abject Offerings m’avait sidéré à sa sortie et le controversé Coloured Funeral ne m’avait pas déstabilisé mais, au contraire, avait achevé de m’emballer. Passées les erreurs de parcours COLD et Sure to be Pure, Unholy Black Splendor et surtout Pathetic Divinity s’étaient finalement positionnés de sorte que Mercyless retrouve son trône.

Mother of All Plagues débarque ainsi en 2020, dans ce contexte discographique plutôt très favorable et, pour ma part, il ne me convainc pas totalement pour les raisons que je vais tenter, au mieux, d’exposer.

Infection – qui pourrait renvoyer à la Covid 19 même si tel n’est pas l’idée du groupe – pose des bases que l’on croirait tirées d’Abject Offerings, articulée sur des bruitages menaçants, comme une sorte d’incantation satanique. Cette intro brève permet d’amener l’auditeur au vif du sujet, Rival of the Nazarene introduisant le death metal reconnaissable entre mille du combo français. Un death qui n’appuie pas sur la lourdeur du propos mais qui accentue au contraire un riffing plus typiquement thrash, les vocaux de Max Otero étant eux-mêmes davantage axés sur l’agression que sur la profondeur du timbre. Un death où les soli prennent une place réfléchie, qui créent une cassure ou une relance (vers les 3’ sur Rival of the Nazarene ; le pont à mi-parcours sur Banished from Heaven ; le solo endiablé sur Bring me his Head) et qui n’oublie pas les lignes mélodiques (le final de Rival of the Nazarene).

La diversité des titres et des ambiances a toujours fait la force de Mercyless. On retrouve cette patte ici même puisque dès Banished from Heaven, la vitesse d’exécution reprend le dessus mais, précisément, dès que le pont central intervient, le mid-tempo donne une autre couleur, un autre visage au titre, plus doom, plus souterrain (Laqueum Diaboli). La remarque peut également être faite avec Inherit the Kingdom of Horus dont le pont ultra doom brise littéralement la dynamique du morceau pour mieux la relancer par la suite. De ce point de vue, la basse est très présente dans le mix ; sur Bring me his Head ou All Souls are Mine par exemple, on perçoit parfaitement sa rondeur.

Mais, et c’est là que je veux en venir depuis le début, en dépit de ces quelques morceaux de bravoure, de cette science de la composition inhérente au combo, la dynamique globale de l’album est assez… molle. Pour preuve : aucun morceau quasiment ne dépasse les 4 minutes et pourtant, parfois, le temps paraît long. Confusion est un interlude inutile, qui casse le début de dynamique installée depuis Banished. Inherit the Kingdom of Horus et surtout The Mother of All Plagues traînent en longueur sans apporter une quelconque touche d’intérêt, classiques parmi les classiques. Descending to Conquer manque cruellement de pêche. Litany of Supplication qui clôture l’album, finit en queue de poisson.

Si les très nombreux soli qui parsèment les titres offrent, on l’a dit, des respirations bienvenues, leur abus aboutit également, à mon sens, à briser la brutalité qui s’était installée et qui tirait certains titres vers les abysses (sur Inherit the Kingdom of Horus, le titre le plus doom, la voix caverneuse de Max Otero colle bien… le solo dénature cette descente aux enfers ; Litany of Supplication, très doom/heavy dans l’esprit, même remarque ; All Souls are Mine, brutal à souhait et ralentit indûment par des solis à mon sens inutiles).

Tu l’auras compris, il y a dans ce nouveau Mercyless beaucoup de bonnes choses : de la diversité, des morceaux fouillés, un vrai travail de composition, comme toujours. Un grand groupe ne se perd jamais vraiment ; il peut s’égarer mais revient assez fréquemment à son talent. Pour autant, j’ai trouvé The Mother of All Plagues moins dynamique, moins dense, moins pertinent finalement que les précédentes réalisations du combo alsacien, la faute à un abus de soli qui ne servent pas toujours la musique et à quelques titres plus dispensables.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Mercyless
Death Metal
2020 - Xenokorp
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (4)  7.5/10
Webzines : (6)  8.16/10

plus d'infos sur
Mercyless
Mercyless
Death Metal - 1987 - France
  

tracklist
01.   Infection
02.   Rival Of The Nazarene
03.   Banished From Heaven
04.   Bring Me His Head
05.   Contagion
06.   Laqueum Diaboli
07.   Descending To Conquer
08.   Inherit The Kingdom Of Horus
09.   The Mother Of All Plagues
10.   All Souls Are Mine
11.   Litany Of Supplication

Durée : 35:09

line up
parution
21 Août 2020

voir aussi
Mercyless
Mercyless
Pathetic Divinity

2016 - Kaotoxin Records
  
Mercyless
Mercyless
Abject Offerings

1992 - Restless Records
  
Mercyless
Mercyless
Those Who Reign Below

2024 - Osmose Productions
  
Mercyless
Mercyless
Unholy Black Splendor

2013 - Trendkill Recordings
  

Essayez aussi
Bolt Thrower
Bolt Thrower
In Battle There Is No Law

1988 - Vinyl Solution
  
Cadaveric Incubator / Undergang
Cadaveric Incubator / Undergang
Christmas Split (Split 7")

2021 - Extremely Rotten Productions
  
Beyond
Beyond
Fatal Power Of Death

2013 - Iron Bonehead Productions
  
House Of Atreus
House Of Atreus
From the Madness of Ixion

2018 - Iron Bonehead Productions
  
Blood Red Throne
Blood Red Throne
Nonagon

2024 - Soulseller Records
  

Mystic Prophecy
Fireangel
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
10 ans de vidéo SAKRIFISS / Le top 50 des groupes marquants
Lire le podcast
Cryptic Shift
Overspace & Supertime
Lire la chronique
Deathraiser
Forged In Hatred
Lire la chronique
R.I.P. Soldier
The True Soldiers Never Die
Lire la chronique
Cro-Mags
Best Wishes
Lire la chronique
Venthiax
Rites Of Ra (EP)
Lire la chronique
Archaic
The Endgame Protocol
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
Slakter
Infernal Exekution Reign
Lire la chronique
Norwalk
Psycho Mirror
Lire la chronique
Megadeth
Megadeth
Lire la chronique
None So Live - Cyrptopsy / 200 Stab Wounds / Inferi / Corpse Pile
Lire le podcast
Breizh Death Metal Party 2 Live Report
Lire le podcast
Agressor
Deathreat
Lire la chronique
Deathraw
Reduced To Ashes (EP)
Lire la chronique
Cro-Mags
The Age Of Quarrel
Lire la chronique
Barbarian
Reek Of God
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Dirty Rotten EP (EP)
Lire la chronique
Furi Helium
No Altar Stands Eternal
Lire la chronique
Power Abuse
Madness Inside
Lire la chronique
Kreator
Krushers Of The World
Lire la chronique
Dementia
The Insanity Chronicles
Lire la chronique
Live Report Tanork - Skelethal
Lire le podcast
Crystal Sun
The Trace You Left
Lire la chronique
Live Report Esodic - Anthares
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
Dreaggan
Eternal Fire (EP)
Lire la chronique
Misfire
Product of the Environment
Lire la chronique