VÉHÉMENCE est le premier groupe qui me vient à l’esprit quand on parle du label Antiq Records. D’autres auraient peut-être cité
GRYLLE ou
HYVER, qui sont sans doute davantage estampillés « œuvres de Monsieur Hyvermor », fondateur de l’écurie. Mais voilà, c’est vraiment
VÉHÉMENCE qui constitue pour moi la référence absolue du label. Son black metal médiéval a convaincu tous les amateurs du style et s’est forgé une solide réputation, au point de devenir la véritable poule aux œufs d’or du Français. On y retrouve de toute façon Hyvermor aux vocaux ainsi qu’à plusieurs instruments traditionnels tels que la flûte irlandaise et le psaltérion. Il ne devrait donc pas trop s’opposer à ce que j’affirme que
VÉHÉMENCE est sa signature la plus marquante.
Sinon, le groupe continue de s'articuler autour de son fondateur Tulzcha, seul membre présent depuis les débuts du projet. D'abord bassiste et responsable de la programmation des batteries sur les premières réalisations, il se consacre aujourd'hui aux guitares, aux claviers et au fifre, restant le principal architecte de l'univers du groupe. Thomas Leitner officie derrière les fûts depuis 2018, tandis que la basse est désormais confiée à Konstantin Korolev, recruté en 2025. Comme souvent chez
VÉHÉMENCE, plusieurs musiciens viennent enrichir les compositions. Léa Bingöllü apporte la délicatesse de son violon, Geoffroy Dell'Aria intervient à la flûte, Pierrick Valence colore certains passages de son nyckelharpa, tandis que Colin Miraglio participe à l'ambiance guerrière de l'album grâce à des bruitages d'épées particulièrement immersifs. Oui, c’est assez amusant de se dire qu’un gars a été embauché pour créer de véritables sons d’épées, comme sur l’introduction de la première piste, « De célestes cavalcades ».
VÉHÉMENCE revient quatre ans après
Ordalies, mais il n’a absolument rien changé à sa formule. Il nous replonge dans des ambiances médiévales fortes, guerrières et destructrices. Tous les éléments sont une nouvelle fois réunis pour nous transporter dans un Moyen Âge chevaleresque où les valeurs tournent autour de la fierté, de la bravoure et de la conquête. Bien entendu, tout cela est fantasmé et retranscrit avec nos yeux et nos sons modernes, mais le résultat demeure toujours aussi bluffant. Certains trouveront que la formule commence à être éculée, mais quelques petites nouveautés viennent malgré tout l’enrichir, comme ce solo de guitare qui surgit à la troisième minute de « En quête du Graal ».
Passages très metal, parties folkloriques, vocaux hurlés, déclamations descriptives, rythmes infernaux, festifs ou plus reposants... Moments où l’envie d’assiéger la forteresse se fait plus forte, moments où la nostalgie trouve sa place, notamment sur « Chant d’honneur ». Ce
VÉHÉMENCE est une nouvelle fois particulièrement complet et satisfera les fans. Travail irréprochable.
Par Cujo
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Samfisher
Par Sosthène
Par MoM
Par Raziel
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint
Par Cujo
Par Keyser
Par Jean-Clint