chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
363 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Randy Noyes » La Thrashoth... »

Electric Wizard - Black Masses

Chronique

Electric Wizard Black Masses
Pardonnez-moi Jus Oborn car j'ai pêché.

J'ai douté. Avec l'arrivée de Ramesses et The Wounded Kings, j'ai cru qu'Electric Wizard allait se faire détrôner chez lui, autant sur le plan musical que géographique (tous provenant du Sud de l'Angleterre), impression renforcée par les premières écoutes de Black Masses. Mes oreilles trahies par la production signée une nouvelle fois ToeRag et le côté fortement rétro de ce nouvel album, le sentiment d'écouter un Witchcult Today 2.0 me laissait croire que le sorcier n'avait plus rien à prouver, mais aussi à dévoiler. Pourtant…

Pourtant, les anglais se renouvellent tout en étant au plus près de ce qui les anime. Après lui avoir longtemps tourné autour avec la finesse d'un cachalot, ils se décident enfin à prendre Satan par les cornes. Et quelle cavalcade ! Comme si Black Sabbath, après une indigestion de drogues, était pris d'une crise de panique et appelait Lucifer à l'aide ! « Black Masses » étonne d'entrée de jeu avec ses lignes poppy, à l'image du morceau « Dunwich » sur Witchcult Today, et des vocaux acculant l'auditeur. Jus a fait d'énormes progrès, son chant n'ayant jamais semblé si habité, varié, gorgé d'effets qu'ici. Ecoutez-moi ce « Hear Me Lucifer » lancé en bout de course, la voix maléfique de « Venus In Furs », l'appel à l'oubli de « Turn Off Your Mind », il cherche à être le Arioch du stoner/doom ou quoi ? Les autres instruments appuient ses incantations avec un tempo élevé, même enlevé tant les morceaux sont accrocheurs, deux ou trois riffs s'agglutinant les uns aux autres avec une guitare fuzzant des soli psychédéliques (on peut d'ailleurs se demander si le terme « doom » est encore approprié…). Liz et Jus sont les stars, Tas et Shaun leur écrin, la production analogique, encore plus dégueulasse que sur Witchcult Today, les reléguant en arrière position. Les toms sont enveloppés de brouillard, les cymbales sonnent comme des chaînes et la basse est étouffée au point de faire corps avec les grésillements parcourant un morceau comme « Satyr IX ».

La paume empoigne avec vigueur donc, mais rassurez-vous, les doigts sont toujours gras ! La lourdeur occulte qui a fait le succès du groupe est présente mais se retrouve au second plan. Tant mieux quelque part, ces quelques moments rappelant un peu trop d'anciens (« Satyr IX » et son plan tout droit sorti de Dopethrone) bien que le début Cthulhu-esque en diable de « Night Child » montre que le sorcier possède encore la capacité de nous bloquer la mâchoire en position basse. Le principal est à chercher dans cette ambiance prenant à la gorge dès le départ, une transe enfumée non seulement par la weed mais aussi les naseaux de qui-vous-savez, synonyme d'abandon. Black Masses se veut catchy, il en devient étrangement atmosphérique, non pas comme un The Wounded Kings mais par des enchevêtrements de leads et de riffs tourbillonnants, des paroles à deux neurones répétées ras-la-gueule et un feeling foisonnant. Si les anglais calment un peu le jeu sur la bluesy « Scorpio Curse » l'hypnose est telle que l'instrumental « Crypt Of Drugula », reposant pourtant sur un schéma lancinant con comme la lune, passe sans que l'on ne s'en rende compte. Black Masses est vénéneux, se la jouant vicieux et orgiaque mais aussi faussement facile d'accès. Il a besoin de temps pour grandir et infuser (autre raison pour laquelle j'ai d'abord été déçu par celui-ci).

Bizarrement, plus il tourne et plus il me fait penser à Let Us Prey. Il y a ce psychédélisme décomplexé mais aussi le même côté essentiel, l'impression d'écouter le bois où sont taillés les riffs du genre (la démonstration « Patterns Of Evil »), le reste semblant tenir de la pâle copie. Une chose qui manquait à Witchcult Today, se « contentant » d'offrir des hymnes aux films d'horreurs seventies avec un son cheap, prouvant que le Electric Wizard nouvelle mouture a amélioré sa capacité à personnifier une idée/une époque/un style mais aussi son jeu, un poil plus (insérer de grosses guillemets) technique (fin des grosses guillemets). Ce septième album possède cependant sa propre identité remplie de références rétro, musicales ou autres (le titre « Venus In Furs », rien à voir avec le Velvet Underground, pensez plutôt à un livre de Sacher-Masoch et un film de Jess Franco, ou la très NWOBHM « Turn Off Your Mind » par exemple), identité irrésistiblement diabolique.

Difficile de dire si Black Masses aura droit de cité sur le piédestal des grandes œuvres du quatuor de Dorset. Cela fait bientôt un mois que je l'écoute et il trouve déjà sa place parmi mon Top 3 personnel, ex-æquo avec Come My Fanatics bien que derrière Let Us Prey et Dopethrone. Le temps parlera mais une chose est sûre : je ne douterais plus.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Electric Wizard
Stoner / Doom
2010 - Rise Above Records
notes
Chroniqueur : 9/10
Lecteurs : (17)  8.12/10
Webzines : (36)  7.78/10

plus d'infos sur
Electric Wizard
Electric Wizard
Psychedelic Doom / Rock - 1993 - Royaume-Uni
  

écoutez
tracklist
01.   Black Masses  (06:06)
02.   Venus In Furs  (06:22)
03.   Night Child  (08:02)
04.   Patterns Of Evil  (06:30)
05.   Satyr IX  (09:58)
06.   Turn Off Your Mind  (05:51)
07.   Scorpio Curse  (07:31)
08.   Crypt Of Drugula  (08:49)

Durée : 59:09

line up
parution
1 Novembre 2010

voir aussi
Electric Wizard
Electric Wizard
Legalise Drugs & Murder (Single)

2012 - Rise Above Records
  
Electric Wizard
Electric Wizard
Witchcult Today

2007 - Rise Above Records
  
Electric Wizard
Electric Wizard
Come My Fanatics....

1997 - Rise Above Records
  
Electric Wizard
Electric Wizard
L.S.D. (EP)

2021 - Witchfinder Records / Creep Purple Promotion
  
Electric Wizard
Electric Wizard
Dopethrone

2000 - Rise Above Records
  

Essayez aussi
Goatsnake
Goatsnake
Black Age Blues

2015 - Southern Lord Recordings
  
Om
Om
Pilgrimage

2007 - Southern Lord Recordings
  
The Flight Of Sleipnir
The Flight Of Sleipnir
Nature's Cadence

2024 - Eisenwald
  
Goatsnake
Goatsnake
Flower Of Disease

2000 - Man's Ruin Records
  
Stonehelm
Stonehelm
Stonehelm

2012 - Totem Cat Records
  

Pig Destroyer
The Octagonal Stairway (EP)
Lire la chronique
Ural
Anthropic Genetic Involution
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
NecroBeast
Iron Baphomet
Lire la chronique
Savage Mania
Demonic Assault
Lire la chronique
Intoxicated
The Dome
Lire la chronique
Shadowspawn
Cadaver Dogs
Lire la chronique
Cage Fight
Exuvia
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
Metal Noz 3 - Live Report
Lire le podcast
Entombed
Crawl (EP)
Lire la chronique
Türböwitch
Under Haunted Skies
Lire la chronique
Exodus
Goliath
Lire la chronique
Cro-Mags
Alpha Omega
Lire la chronique
Slyther
Chronicles of Despair
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Violent Pacification (EP)
Lire la chronique
Nukem
The Grave Remains
Lire la chronique
Aborcja
Do krzyża abarotem
Lire la chronique
Vomitory
In Death Throes
Lire la chronique
La photo mystère du 15 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Paradox
Heresy
Lire la chronique
Sunovrat
Kuluk
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Perpetual Warfare
The Age of War
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
10 ans de vidéo SAKRIFISS / Le top 50 des groupes marquants
Lire le podcast
Cryptic Shift
Overspace & Supertime
Lire la chronique
Deathraiser
Forged In Hatred
Lire la chronique
R.I.P. Soldier
The True Soldiers Never Die
Lire la chronique
Cro-Mags
Best Wishes
Lire la chronique