chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
190 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Nakkiga - Am... » Nazghor - In... »

Black Sabbath - Vol 4

Chronique

Black Sabbath Vol 4
Le quatrième album de BLACK SABBATH est une étape clé de leur évolution. C'est un disque qui marque le début du rituel de construction de presque tous les albums suivants de BLACK SABBATH, tous line-up confondus. C'est d'abord le premier disque pour lequel le groupe a fait une retraite pendant plusieurs mois (en l'occurence dans une villa de Los Angeles), retraite au cours de laquelle le disque a été construit et enregistré. C'est aussi à partir de cette époque que Tony Iommi commence à avoir besoin d'un d'un sparing partner pour donner le meilleur de lui-même et tenter des innovation. Le guitariste est toujours la source principale des riffs sur lesquels se bâtissent les morceaux de son gang mais les disques les moins inspirés de la discographie sont ceux sur lesquels Iommi a été livré à lui-même et je pense que malgré son immense talent, il est plus à l'aise quand il dispose d'une âme soeur pour confronter ses idées et mieux avancer. Sur Vol 4, c'est Geezer Butler qui tiendra ce rôle, le bassiste s'improvisant organiste sur mellotron tandis que Tony Iommi s'essaie au piano dont il joue sur "Changes" (la première ballade du Sab dont la version la plus célèbre est la reprise qu'en a faite Ozzy plusieurs années plus tard, en duo avec sa fille). Vol 4 est aussi le premier disque produit par Tony Iommi. Le manager Patrick Meehan a beau être crédité comme co-producteur, tous les témoins s'accordent pour dire que sa seule contribution à la conception de l'opus a consisté à fournir le groupe en cocaïne et l'on peut supposer, connaissant le bonhomme qu'il se soit prétendu co-producteur pour piquer un peu plus de thunes à ses poulains. C'est enfin le premier opus produit sous perfusion de coke. Le groupe qui carburait jusqu'ici aux drogues douces a découvert la coke sur la tournée américaine de Master of Reality. Les quatre brummies sont cokés jusqu'aux yeux et tenteront même de dédicacer leur création à la poudre blanche en choisissant de l'appeler Snowblind (littéralement "tempête de neige", mais signifiant également "de la coke jusqu'aux yeux". C'est Warner qui convainc le groupe d'adopter une démarche moins radicale, craignant qu'un disque faisant aussi clairement l'apologie des drogues dures ne puisse pas marcher aux States. Les anglais feront donc un clin d'oeil plus subtil en précisant dans les remerciements “we wish to thank the great COKE-Cola Company of Los Angeles”

Une ambiance au beau fixe, le vent en poupe, une liberté totale, la coke comme muse. Le quatuor de Birmingham est au top de sa forme et les drogues sont, pour le moment, de puissants booster à leur inventivité et à leur folie. Le résultat est un album ambitieux qui mélange avec justesse le son classique de BLACK SABBATH et des innovations qui vont elles aussi à devenir des classiques du son du groupe : les claviers, les orchestrations, les ballades. Avec cet album, BLACK SABBATH place la barre de la qualité très très haut, et se donne un challenge de taille pour les disques suivants. Faire au moins aussi bien et idéalement repousser encore les limites.

Si Master Of Reality était l’album de la maturité, Vol 4 est celui de la confirmation. L'enchaînement des dix pistes est d’une justesse diabolique. Allez savoir quel rôle la coke a effectivement joué dans le processus de création, mais le résultat est à la hauteur de l’investissement. Reprenant la recette consistant à enchaîner les pistes Heavy et des morceaux plus atmosphériques et expérimentaux, le disque pousse les choses un petit peu plus loin. Les morceaux Heavy sont encore plus Heavy, les inserts progressifs sont encore plus progressif. Ainsi, l’instrumental “Fx” pour lequel Tony Iommi frotte son crucifix sur les cordes de sa guitare et bien sûr les claviers. Comme d’habitude, ces ouvertures vers d’autres univers ne sont que des interludes pour accentuer l’effet extra lourd des morceaux les plus Heavy qui sont eux-même les plus Heavy que le SAB ait composés jusqu’ici. La doomesque ouverture "Wheels Of Confusion", avec son riff épais, son break surpenant et sa deuxième partie plus aérienne et rapide. Les cultissimes “Supernaut” et “Snowblind", richement pourvus en riffs d'anthologie. Les lourdissimes “Cornucopia” et “Tomorrow”s Dream”, le poétique "Laguna Sunrise" interprété où la guitare acoustique est accompagnée par une ligne de violons. La batterie de Bill Ward est toujours aussi libre et virevoltante (écoutez bien les plans de percus sur "Supernaut" et "Under The Sun", c'est magnifique) tandis que côté chant, Ozzy est égal à lui-même. Comme le groupe nous y a déjà habitués sur ses précédents méfaits, la tracklist alterne les ambiances et ménageant ses effets et bien que quelques morceaux sortent du lot, il n'y a pas de mauvaise surprise à déplorer.

Le dernier point remarquable de ce disque, c'est que tout en sonnant cent pour cent SABBATH, il part dans une direction complètement différente de celle de Master Of Reality. On peut mettre cela sur le compte de la coke ou plus sûrement sur l'énorme talent du gang, Tony Iommi en tête, pour proposer quelque chose de neuf à chaque album de BLACK SABBATH, une caractéristique qui se vérifie tout au long de l'histoire du groupe, à une ou deux exceptions près!

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Black Sabbath
Heavy / Doom
1972 - Warner Bros. / Vertigo
notes
Chroniqueur : 9.5/10
Lecteurs : (16)  8.63/10
Webzines : (3)  8.83/10

plus d'infos sur
Black Sabbath
Black Sabbath
Heavy / Doom - 1969 † 2025 - Royaume-Uni
  

tracklist
01.   Wheels Of Confusion  (08:02)
02.   Tomorrow's Dream  (03:09)
03.   Changes  (04:44)
04.   FX  (01:43)
05.   Supernaut  (04:42)
06.   Snowblind  (05:29)
07.   Cornucopia  (03:55)
08.   Laguna Sunrise  (02:53)
09.   St. Vitus Dance  (02:30)
10.   Under The Sun  (05:51)

Durée : 43:17

line up
parution
25 Septembre 1972

voir aussi
Black Sabbath
Black Sabbath
Dehumanizer

1992 - I.R.S. Records
  
Black Sabbath
Black Sabbath
Tyr

1990 - I.R.S. Records
  
Black Sabbath
Black Sabbath
Heaven And Hell

1980 - Warner Bros. / Vertigo
  
Black Sabbath
Black Sabbath
Born Again

1983 - Warner Bros. / Sanctuary Records / Vertigo
  
Black Sabbath
Black Sabbath
Never Say Die

1978 - Warner Bros. / Vertigo
  

Essayez aussi
The Gates Of Slumber
The Gates Of Slumber
Hymns Of Blood And Thunder

2009 - Rise Above Records
  
Cirith Ungol
Cirith Ungol
Forever Black

2020 - Metal Blade Records
  
Exxûl
Exxûl
Sealed Into None

2026 - Productions TSO - The Stygian Oath
  
Trouble
Trouble
Trouble

1990 - Def American Recordings
  
Ghost
Ghost
Opus Eponymous

2010 - Rise Above Records
  

Raise Hell
City Of The Damned
Lire la chronique
Entretien avec CAGE FIGHT
Lire le podcast
Entretien avec DEATH DECLINE
Lire le podcast
Motocultor 2026 - Live Report
Lire le dossier
Exumer
Death Mask Messiah
Lire la chronique
Interview avec HEART ATTACK
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Septembre 2026
Jouer à la Photo mystère
Ninth Realm
Damnation's Veil
Lire la chronique
Mucky Pup
Lemonade
Lire la chronique
D.R.I.
4 Of A Kind
Lire la chronique
Orph
Dead (EP)
Lire la chronique
Maidenhead
Maximum Clonage
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Warthrash
No Light Shall Remain
Lire la chronique
Uncontrolled
…No Hope (EP)
Lire la chronique
Forced Entry
Uncertain Future
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Eradikated
Wiring Of Violence
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Crossover
Lire la chronique
Abuser
Blood Marks
Lire la chronique
Carnivore A.D.
Transmutation (EP)
Lire la chronique
Vice & Rale
Infection fatale (EP)
Lire la chronique
Extinct
In Conspiracies We Trust
Lire la chronique
D.R.I.
Dealing With It!
Lire la chronique
Cro-Mags
Near Death Experience
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
Hellfest 2026 - Tales From The Pit
Lire le dossier
Endless
Incantation of Darkness
Lire la chronique
Pro-Pain
The Truth Hurts
Lire la chronique
Bewitched
Diabolical Death Mass
Lire la chronique