chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
191 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Facebreaker » Lyzanxia - M... »

Aborted - Maniacult

Chronique

Aborted Maniacult
S’il revient à peine plus d’un an après l’Ep « La Grande Mascarade », il a fallu trois années à Sven et ses acolytes pour donner une suite au décevant « Terrorvision » qui marquait un net essoufflement après plusieurs disques de qualité. Si le résultat était loin d’être raté l’ensemble donnait néanmoins une impression de pilotage automatique un peu trop exacerbée, conjuguée à un manque flagrant de morceaux mémorables qui passeront l’épreuve du temps. Cependant on avait quand même hâte d’entendre ce nouveau volet vu que ce court-format sorti récemment montrait de bonnes choses et notamment le retour à une certaine forme de classicisme, loin des excès modernes et Deathcore que l’on a pu entendre sur les précédentes livraisons du groupe. Du coup fort d’un line-up toujours identique et motivé comme jamais du fait de l’absence de concerts le quatuor se présente sur le papier en grande forme, et se sait attendu au tournant et sans droit à l’erreur s’il veut conserver son prestige et son statut.

Et une fois l’introduction (« Verderf ») terminée force est de reconnaître que ce nouvel album démarre franchement sous les meilleurs auspices avec tout d’abord le très agréable « ManiaCult », qui bien qu’étant sans surprises propose un bon équilibre entre lourdeur massive et tabassage intensif tout en étant relativement sans excès sonores. Si ça sonne ultra-classique et presque prévisible ça n’en reste pas moins très efficace et cela va aller crescendo avec l’excellent « Impetus Odi » direct et sans compromis, où l’alternance est encore de rigueur mais avec un certain retour au style de « The Archaic Abattoir », particulièrement plaisant et aguicheur. D’ailleurs sur cette première partie d’opus ce ressenti va encore s’entendre et tout d’abord sur le monstrueux « Dementophobia » qui a tout ce qu’il faut pour cartonner sur scène, et on ne va pas s’en plaindre. Se montrant hyper entraînant et propice au headbanging sur les passages rapides comme sur ceux plus lents et écrasants cette plage confirme la bonne dynamique entendue jusqu’à présent, et montre un groove implacable et bien remuant comme on ne l’avait plus entendu chez la formation depuis un bail, et cela fait plaisir à entendre. D’ailleurs ce ressenti positif va perdurer sur le tout aussi réussi « A Vulgar Ouagmire » qui est probablement la composition la plus violente et extrême proposée ici, tant la vitesse y est ultra-majoritaire (seulement interrompue par de courts moments au ralenti portés par un tapis de double suffocant) et propose ainsi un démontage de cervicales en règle cohérent et frontal, qui renvoie vers « Goremageddon : The Saw And The Carnage Done ».

Après cette première moitié hyper agréable et sans fautes de goût notable (hormis le mitigé et redondant « Portal To Vacuity »), la seconde va quant à elle continuer sur les mêmes bases d’abord avec le très bon et intense « Ceremonial Ineptitude » où la densité est de rigueur, et surtout via l’étouffant et rampant « Drag Me To Hell ». Si les riffs froids et futuristes peuvent au départ faire penser à un retour du son clinique et électronique cela ne dure pas heureusement, et la suite va montrer un visage plus oppressant et écrasant, même si évidemment les explosions de vitesse et les accélérations ne sont pas oubliées. Tout cela offre ainsi un rendu dense où l’alternance est de mise pour une accroche immédiate, à l’instar du tout aussi bon « Grotesque » qui là-encore lève le pied sur un temps plus important, mais toujours sans oublier le headbanging de rigueur. Si l’ensemble se termine de façon un peu décevante avec « I Prediletti : The Folly Of The Gods » qui fait surtout office de remplissage (malgré ses arpèges d’introduction agréables et ses parties tribales sympatoches), car ça reste trop lambda et quelconque pour captiver sur la longueur, mais vu le résultat global proposé durant 40 minutes cela n’est finalement pas si grave.

Car même si ça reste calibré à outrance et que ça n’est finalement qu’une livraison de plus dans une désormais longue discographie ce cru 2021 est le meilleur depuis le très bon « Retrogore », et confirme le retour en forme du chanteur belge et de ses camarades de jeu. Un peu de passe-partout, du léger remplissage et pas mal de bon voire très bon (aidé en cela par une certaine sobriété sonore), voilà comment on peut résumer cette galette de très bonne tenue qui ne changera pas le statut de ses créateurs ni attirera de nouveaux fans, mais conservera ceux déjà présents qui se satisferont sans problème de ce onzième volume qui se place facilement dans le haut du panier de sa deuxième (et actuelle) partie de carrière.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Aborted
Brutal Death Moderne
2021 - Century Media Records
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (2)  7.25/10
Webzines : (6)  7.37/10

plus d'infos sur
Aborted
Aborted
Brutal Death Moderne - 1995 - Belgique
  

tracklist
01.   Verderf  (02:57)
02.   ManiaCult  (03:37)
03.   Impetus Odi  (03:46)
04.   Portal To Vacuity  (04:40)
05.   Dementophobia  (03:00)
06.   A Vulgar Quagmire  (03:17)
07.   Verbolgen  (01:38)
08.   Ceremonial Ineptitude  (03:53)
09.   Drag Me To Hell  (05:03)
10.   Grotesque  (03:53)
11.   I Prediletti: The Folly Of The Gods  (05:03)

Durée : 40:47

line up
parution
10 Septembre 2021

voir aussi
Aborted
Aborted
The Necrotic Manifesto

2014 - Century Media Records
  
Aborted
Aborted
Goremageddon
(The Saw and the Carnage Done)

2003 - Listenable Records
  
Aborted
Aborted
Strychnine.213

2008 - Century Media Records
  
Aborted
Aborted
Vault Of Horrors

2024 - Nuclear Blast Records
  
Aborted
Aborted
Retrogore

2016 - Century Media Records
  

Essayez aussi
DarkRise
DarkRise
Circles Of Failure

2019 - Punishing Records
  
Hideous Divinity
Hideous Divinity
LV-426 (EP)

2021 - Century Media Records
  
Benighted
Benighted
Asylum Cave

2011 - Season Of Mist
  
Beneath The Massacre
Beneath The Massacre
Incongruous

2012 - Prosthetic Records
  
Diluvian
Diluvian
Epidemic

2010 - Deepsend Records
  

Hatriot
Hatriot (Démo)
Lire la chronique
Motocultor 2026 - Live Report
Lire le dossier
Exumer
Death Mask Messiah
Lire la chronique
Interview avec HEART ATTACK
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Septembre 2026
Jouer à la Photo mystère
Ninth Realm
Damnation's Veil
Lire la chronique
Mucky Pup
Lemonade
Lire la chronique
D.R.I.
4 Of A Kind
Lire la chronique
Orph
Dead (EP)
Lire la chronique
Maidenhead
Maximum Clonage
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Warthrash
No Light Shall Remain
Lire la chronique
Uncontrolled
…No Hope (EP)
Lire la chronique
Forced Entry
Uncertain Future
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Eradikated
Wiring Of Violence
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Crossover
Lire la chronique
Abuser
Blood Marks
Lire la chronique
Carnivore A.D.
Transmutation (EP)
Lire la chronique
Vice & Rale
Infection fatale (EP)
Lire la chronique
Extinct
In Conspiracies We Trust
Lire la chronique
D.R.I.
Dealing With It!
Lire la chronique
Cro-Mags
Near Death Experience
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
Hellfest 2026 - Tales From The Pit
Lire le dossier
Endless
Incantation of Darkness
Lire la chronique
Pro-Pain
The Truth Hurts
Lire la chronique
Bewitched
Diabolical Death Mass
Lire la chronique
Exorcizphobia
Neurosis Unbound
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère