chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
202 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Necrophobic ... » Kreator - En... »

Deicide - In The Minds Of Evil

Chronique

Deicide In The Minds Of Evil
Après l’époque des frères Hoffman la deuxième partie de carrière de la bande à Glen Benton avait vu l’intégration de la paire Jack Owen/Ralph Santolla, qui lui avait permis de clairement reprendre des couleurs. Car après une baisse d’attractivité durant la fin de son aventure avec les deux frangins le binôme historique s’était remis dans le bon sens avec l’incorporation de ces guitaristes expérimentés qui lui ont permis de sortir l’énorme « The Stench Of Redemption », qui marquait le début d’une phase où les compositions allaient se montrer plus longues et travaillées. Ayant continué dans cette même voie avec les réussis « Till Death Do Us Part » et « To Hell With God » (qui n’ont néanmoins jamais pu égaler le premier volet de cette trilogie), le groupe a vu peu de temps après la sortie de ce dernier opus l’éviction soudaine et inattendue de l’ancien OBITUARY. Si les raisons de ce départ demeurent obscures (même si l’on sait que Glen Benton avait publiquement reproché à ce dernier d’accélérer régulièrement le tempo sur scène, ainsi que sa désinvolture générale) il marque également le début d’une troisième phase, avec l’arrivée de Kevin Quirion (ORDER OF ENNEAD) et aussi le retour à des morceaux plus courts et directs vu qu’ici aucun d’entre eux ne dépasse les quatre minutes.

Ce choix de revenir aux fondamentaux va s’avérer être une excellente idée tant ce onzième chapitre des floridiens va se montrer à la fois brutal et inspiré, tout en étant magnifié par une production qui lui correspond totalement signée Jason Suecof (ALL THAT REMAINS, THE BLACK DAHLIA MURDER, JOB FOR A COWBOY, TRIVIUM). Si celui-ci n'est pas un habitué du bon gros Death Metal, il a l'avantage d'être un très grand fan du combo et cela s'entend car il a réussi à lui donner un son moderne avec néanmoins un côté old-school apparent, qui nous renvoie presque 15 ans en arrière. L’autre coup de maître réussi là est sur le fait de déléguer de plus en plus la composition musicale car tous les membres s'y sont mis et cela s'entend de suite. Car dès les premiers accords de « In The Minds Of Evil » on est bluffés vu qu’il est imparable et n'est pas sans rappeler les parties rapides de « Dead By Dawn » et « Dead but Dreaming », où la double est à fond et où les solos et riffs sont particulièrement mis en valeur afin d’obtenir d’entrée une des meilleures plages, à l’instar de « Thou Begone ». Là-encore le rendu est à la hauteur des espérances et sent bon « They Are The Children Of The Underworld » pour le riffing et la vitesse, tout en étant aussi imparable et haineux à l’instar du légèrement Thrashy « Godkill » très classique sur la forme comme le fond, qui clôt un triptyque d’ouverture absolument redoutable.

Si on pouvait avoir des doutes sur la suite de cette galette et sa capacité à se maintenir au même niveau les doutes vont être très rapidement dissipés bien que l’ensemble soit cependant moins marquant. Néanmoins ça reste d’un excellent niveau que ce soit via les classiques « Beyond Salvation », « Misery Of One », « Banished By Evil », « Kill The Light Of Christ » et « End The Wrath Of God », où l’on s’aperçoit que Steve Asheim blaste moins que d’habitude (sans pour autant y perdre en vitesse), préférant les distiller de façon plus ténue pour mieux aérer son jeu et ainsi donner plus de densité aux nouvelles chansons. Au milieu de ce classicisme parfaitement exécuté (même si ça peut donner la sensation de pilotage automatique) on peut mettre le redoutable « Even The Gods Can Bleed » aux relents affirmés de « Once Upon The Cross », confirmant que le tueur de dieux a mélangé parfaitement son penchant actuel avec celui de son glorieux passé (et même âge d’or pour les mauvaises langues).

Du coup bien qu’étant sans surprises et calibré à outrance cette nouvelle sortie montre un vrai retour en forme et prouve que le changement de line-up a été particulièrement bénéfique tant les deux compères sont complémentaires à outrance (et n’en oublient pas d’être légèrement mélodique), aidés en cela par une fluidité de tous les instants particulièrement plaisante. Certes on pourra reprocher un léger essoufflement sur la fin mais la courte durée de l’ensemble (trente-sept minutes) comblera sans peine ce défaut finalement relativement récurrent, et qui a pu dans un passé proche être plus dommageable à l’entité. Comme quoi à chaque grande manœuvre interne elle revient au premier plan avec un disque haut de gamme, montrant qu’elle n’est pas encore morte et qu’elle a encore et toujours des choses à dire, ce dont on ne va pas se plaindre.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Deicide
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (2)  7.5/10
Webzines : (13)  7.24/10

plus d'infos sur
Deicide
Deicide
Death Metal - 1989 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   In The Minds Of Evil  (03:53)
02.   Thou Begone  (03:44)
03.   Godkill  (03:11)
04.   Beyond Salvation  (02:58)
05.   Misery Of One  (03:21)
06.   Between The Flesh And The Void  (03:55)
07.   Even The Gods Can Bleed  (02:58)
08.   Trample The Cross  (03:00)
09.   Banished By Evil  (03:10)
10.   Kill The Light Of Christ  (03:30)
11.   End The Wrath Of God  (03:13)

Durée : 36:53

line up
parution
25 Novembre 2013

voir aussi
Deicide
Deicide
The Stench Of Redemption

2006 - Earache Records
  
Deicide
Deicide
Once Upon The Cross

1995 - Roadrunner Records
  
Deicide
Deicide
To Hell With God

2011 - Century Media Records
  
Deicide
Deicide
When Satan Lives (Live)

1998 - Roadrunner Records
  
Deicide
Deicide
Overtures Of Blasphemy

2018 - Century Media Records
  

Essayez aussi
Crimson Butchery
Crimson Butchery
Stalker

2025 - Iron Fortress Records
  
Grave Infestation
Grave Infestation
Carnage Gathers

2025 - Invictus Productions / Dark Descent Records
  
Heresic Synopsis
Heresic Synopsis
Je Suis D'ailleurs

2014 - Autoproduction
  
Auroch
Auroch
Taman Shud

2014 - Profound Lore Records
  
Carbon Seed
Carbon Seed
Silent Collapse

2025 - Indépendant / Cabale Prod
  

Havok
Unnatural Selection
Lire la chronique
Live Report Tanork - Skelethal
Lire le podcast
Crystal Sun
The Trace You Left
Lire la chronique
Live Report Esodic - Anthares
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
Dreaggan
Eternal Fire (EP)
Lire la chronique
Misfire
Product of the Environment
Lire la chronique
Disarray
The Darkening (EP)
Lire la chronique
Breakdown
Divide and Konquer (EP)
Lire la chronique
Bilan 2025
Lire le bilan
La photo mystère du 16 Janvier 2026
Jouer à la Photo mystère
Testament
Para Bellum
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Janvier 2026
Jouer à la Photo mystère
Agressor
Medieval Rites
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Décembre 2025
Jouer à la Photo mystère
Bloodfield
Homunculus sapiens
Lire la chronique
Brutal Decay
Slaughter in Hell
Lire la chronique
Carnage Inc.
Carnage Inc. (EP)
Lire la chronique
Deathhammer
Crimson Dawn
Lire la chronique
Flesh Storm
The Path Of The War
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Décembre 2025
Jouer à la Photo mystère
Centinex
With Guts And Glory
Lire la chronique
Entretien avec Anthares
Lire le podcast
The Ultimate Soul Grinding Festival - Last Inhumate Show Ever
Illegal Corpse + Inhumate +...
Lire le live report
Warfield Within
Rise of Independence
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Novembre 2025
Jouer à la Photo mystère
R.B.Band
Chains of silence (EP)
Lire la chronique
Ordered To Kill
Endless War
Lire la chronique
Reabilitator
Fucking Thrasher
Lire la chronique
Hexecutor
…Where Spirit Withers In It...
Lire la chronique
Live Report Muscadeath 2025 2ème jour (samedi)
Lire le podcast