chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
223 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Dark Funeral... » F41.0 - Near... »

Tankard - Kings Of Beer

Chronique

Tankard Kings Of Beer
D'ordinaire, lorsqu'on fait ses achats au Virgin ou à la Fnac (figures reconnues du grand banditisme à caractère culturel), c'est comme au fast food du coin : visage impassible de la serveuse, regard vide et parodie de sourire digne du musée Grévin, votre ticket monsieur, en vous remerçiant et avec votre CATTLE DECAPITATION, ce sera ketchup ou mayo ? Soit un grand moment de partage entre deux êtres humains dans le temple de la consommation de mastres, l'une parce qu'elle va devoir subir encore cinquante ruminants venus acheter le dernier COLDPLAY, l'autre parce qu'il aura bataillé deux heures durant avant de dénicher un import de KMFDM à 37 euros et des poussières, boitier brisé en prime. Mais il arrive qu'en de rares occasions, l'humanité reprenne le dessus, comme en ce fameux jour de septembre 2000 ou je tendis « Kings Of Beer », neuvième rondelle des étancheurs de Frankfurt, à une hôtesse de caisse (paraît que c'est comme ça qu'on dit maintenant) qui, à la vue de l'esthète ornant fièrement la pochette, n'a pu s'empêcher de rire aux éclats. Comme quoi, suffit de pas grand chose pour dérider l'humanité : des fûts de bière, un double quintal et du thrash !

Au delà du clin d'oeil évident à MANOWAR, TANKARD ayant toujours eu de forts penchants parodiques, qu'ils soient musicaux ou cinématographiques, « Kings Of Beer » peut être considéré comme un album charnière dans la longue carrière des allemands, dans le sens ou le groupe réaffirme définitivement son appartenance au genre thrash metal. Fini les années d'errance à fricoter avec le heavy ou le punk, TANKARD repart plein gaz avec « Flirtin' With Desaster », éloge frémissante aux dérapages incontrôlés des fonds de culotte et des traces de pneus qui en découlent, avant de singer SODOM sur « Dark Exile », titre particulièrement rapide pour du TANKARD, surtout au regard des pépères « Disco Destroyer » ou « The Tankard ». Dans les deux cas, l'orientation vers un thrash plus direct et bucheronesque est sensible, l'apport du petit nouveau Andy Gutjahr (ex LIGHTMARE) se faisant sentir dès les premières notes. Plus carré que son prédécesseur Andy Bulgaropulos (qui signe un titre et un caméo lead sur « Hot Dog Inferno », mid tempo entraînant bien dans la veine « Disco Destroyer »), le sieur Gutjahr a donc la lourde de tâche de relancer un groupe en sévère perte de vitesse depuis la sortie de « Two-Faced » en 1993. Pari gagné ? On en est loin. Car si le bougre fait illusion au niveau des riffs, tous plus ou moins efficaces, les solis interchangeables manquent cruellement du feeling rock dont Bulgaropulos avait fait sa marque de fabrique. Or, la définition d'un bon album de TANKARD, ça a toujours été pour moi : des riffs de tueurs, des tempos rapides flirtant avec le déraisonnable, des refrains de poivrots gueulards (de ce point de vue, « Kings Of Beer » tient son rang) et surtout une avalanche de leads hystéro-grooviesques, pour donner dans le barbarisme glaumien. A cette déception initiale, ajoutez un album dont l'intérêt chute lourdement à mi parcours, « Talk Show Prostitute », « Land Of The Free », « Mirror, Mirror » et autres « Tattoo Coward » flirtant dangereusement avec le degré zéro de composition. Que reste-t-il alors ? Outre une production de Harris Johns noyant basse et guitares dans une seule et même couche de gras, on se consolera avec « Incredible Loudness », extrait de la démo « Heavy Metal Vanguard », une aimable pochtronade de punk thrash festif remise au goût du jour, ainsi qu'avec les wo-ho-ho-ho rigolards du title track, réjouissant à défaut d'être transcendant. Trop répétitif et limité musicalement parlant, « Kings Of Beer », s'il n'est pas un bide à proprement parler, reste donc l'album de TANKARD le plus faible à ce jour. Compte tenu du regain d'agressivité de l'ensemble, les amateurs de thrash basique filant droit devant, pas trop regardant sur la qualité de la marchandise, y trouveront sans doute leur compte. Pour les autres, il faudra attendre qu'Andy Gutjahr prenne un peu de bouteille (ce sera chose faite dès l'album suivant) et l'arrivée d'Andy Classen pour que TANKARD retrouve son tranchant des années 80.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

Thomas Johansson citer
Thomas Johansson
23/06/2009 07:57
cglaume a écrit : Ah et sinon, j'ai complètement occulté la sortie de ce Tankard-ci ...

Et tu peux continuer, les trois suivants sont nettements plus recommandables.
cglaume citer
cglaume
23/06/2009 06:45
Citation : pour donner dans le barbarisme glaumien

Calomnie! C'est dans le néologisme cyrillien que je donne. Voire dans la barbaritude. Mais jamais dans le gargarisme blaumien !!!!!

Ah et sinon, j'ai complètement occulté la sortie de ce Tankard-ci ...

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Tankard
Thrash metal
2000 - Century Media Records
notes
Chroniqueur : 4.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (5)  7/10

plus d'infos sur
Tankard
Tankard
Thrash - 1983 - Allemagne
  

tracklist
01.  Flirtin' With Desaster
02.  Dark Exile
03.  Hot Dog Inferno
04.  Hell Bent For Jesus
05.  Kings Of Beer
06.  I'm So Sorry
07.  Talk Show Prostitute
08.  Incredible Loudness
09.  Land Of The Free
10.  Mirror, Mirror
11.  Tattoo Coward

Durée : 49:31

line up
voir aussi
Tankard
Tankard
Chemical Invasion

1987 - Noise Records
  
Tankard
Tankard
The Beauty And The Beer

2006 - AFM Records
  
Tankard
Tankard
R.I.B.

2014 - Nuclear Blast Records
  
Tankard
Tankard
Best Case Scenario (Compil.)
(25 Years in Beers)

2007 - AFM Records
  
Tankard
Tankard
Fat, Ugly And Live (Live)

1991 - Noise Records
  

Essayez plutôt
Eradikated
Eradikated
Wiring Of Violence

2026 - Indie Recordings
  
Sacrifice
Sacrifice
The Ones I Condemn

2010 - Cyclone Empire Records
  
Amorphia
Amorphia
Lethal Dose

2022 - Awakening Records
  
Annihilator
Annihilator
All For You

2004 - AFM Records
  
Mortal Vision
Mortal Vision
Mind Manipulation

2021 - Redefining Darkness Records
  

Soulfly
Prophecy
Lire la chronique
Forced Entry
As Above, So Below
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Octobre 2026
Jouer à la Photo mystère
Combat Shock
Nightmare Fuel
Lire la chronique
HateSphere
Guillotine
Lire la chronique
Violent Omen
Locomotive of Chaos
Lire la chronique
Razorvoid
Into The Void
Lire la chronique
30 Years of Humanity is the Devil
Integrity + Ringworm + Worl...
Lire le live report
Dissimulator
Artifice Dissolves
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Octobre 2026
Jouer à la Photo mystère
Critical Defiance
Rivers Of Blood
Lire la chronique
Death Feast Open Air 2026
Annotations Of An Autopsy +...
Lire le live report
The Bleeding
Godless Communion
Lire la chronique
Miscreance
Reminiscence
Lire la chronique
Harlott
Exsequiis
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Septembre 2026
Jouer à la Photo mystère
Phantom Corporation / Catbreath
Commando / Die By The Claw ...
Lire la chronique
Crashdeath
Loverbone
Lire la chronique
Entretien avec CAGE FIGHT
Lire le podcast
Entretien avec DEATH DECLINE
Lire le podcast
Motocultor 2026 - Live Report
Lire le dossier
Exumer
Death Mask Messiah
Lire la chronique
Interview avec HEART ATTACK
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Septembre 2026
Jouer à la Photo mystère
Ninth Realm
Damnation's Veil
Lire la chronique
Mucky Pup
Lemonade
Lire la chronique
D.R.I.
4 Of A Kind
Lire la chronique
Orph
Dead (EP)
Lire la chronique
Maidenhead
Maximum Clonage
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Warthrash
No Light Shall Remain
Lire la chronique