L'album de Machinae Supremacy que l'on n'attendait plus. Un hommage aux jeux vidéo de notre enfance et au metal suédois des années 90, "Phantom Shadow" est une leçon de groove et de recherche mélodique, un album puissant et poignant, original et personnel qui fout une putain de banane du début à la fin. Mon album de l'année, très très loin devant tout le reste.
En ce qui me concerne, "Citadel" aurait pu se retrouver dans les déceptions de l'année tant il s'est montré en dessous de "Portal of I" à bien des égards. Mais ça n'aurait pas rendu justice au travail titanesque des Australiens sur cette suite tant attendue. D'une infinie violence et pourtant si accessible, Ne Obliviscaris pousse son concept encore plus loin en accentuant les contrastes et en fluidifiant son style, un album complexe et sans pitié qui envoie des bûches de Noël comme il faut.
Si Manes n'aura pas tenu ses promesses cette année, le side project de Skei (Manes) et Anna (Eluveitie) sauve la mise avec ce premier album au style hybride et torturé, mélange de metal, d'ambient et de trip-hop, chargé d'émotions et de désespoir. Je ne m'en lasse pas.
Un folk instrumental sobre et printanier, d'une beauté et d'une grâce qui laisse sans voix, une ode à l'équilibre de la nature et à sa grandeur. Superbe.
Un retour inattendu à la tournure encore plus inattendue. Il aurait pu se retrouver dans les déceptions de l'année mais je pense qu'il faut voir en "The Turn of the Tides" une sorte de renaissance et laisser le passé de côté. Plus électrique, plus froid, plus monochrome, un album de néofolk intéressant qui promet pour la suite.
Pas franchement emballé par la découverte de leur précédent album, je n'attendais rien de "Ghost Brigade". L'occasion était donc trop belle pour les Finlandais de m'envoyer un bon coup derrière la nuque. Le groupe harmonise enfin ses compositions en conservant son savoir faire en matière d'émotions et de puissance. Une belle surprise.
L'après "Ashes Against The Grain" est décidément difficile pour nos Oréganais. Si "Marrow of the Spirit" possédait encore quelque chose d'hivernal et de puissant, "The Serpent & The Sphere" s'embourbe dans des compositions plates et sans saveur, indigne de leur glorieux passé. Et de savoir que les sublimes interludes acoustiques ont été composées par Musk Ox rend le constat encore plus amer.
Il y a 2 ans, j'avais été hypnotisé par leur rock atmosphérique. Ce nouvel album revient à un rock plus brut et moins prenant, le chant retrouve ses affreuses intonations des débuts et les compositions perdent toutes les émotions inhérentes aux mélodies éthérées de "A Healing Place".
7 ans qu'on attendait le successeur de l'excellent "How the World Came to an End" et Manes ose nous sortir un sorte de pale copie de leur carrière. On reconnaît les Norvégiens sur la forme mais pas sur le fond : un album consensuel et ennuyeux, loin des expérimentations et de l'anti-conformisme d'avant.
Mieux que "Heritage", c'est une évidence. Toutefois on reste très très loin de la grandeur d'antan. Opeth a perdu de sa personnalité et continue de s'embourber dans un rock progressif à l'ancienne. On retiendra tout de même quelques bonnes choses, notamment la conclusion "Faith in Others".
Un virage électro pleinement assumé et prometteur mais dont le résultat manque de conviction. A l'exception de la fantastique intro "Silva Magna", la demoiselle se perd dans des ambiances naïves peu convaincantes. Dommage.
5 COMMENTAIRE(S)
19/01/2015 10:58
19/01/2015 09:36
19/01/2015 08:00
Ah ben non, donner c'est donner, quelque soit la façon de le faire
19/01/2015 04:51
18/01/2015 17:25